La ville précaire. Les "isolés" du centre de Marseille
Ascaride Gilles ; Condro Salvatore
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782747514354
La " reconquête " des centre-villes est régulièrement présentée comme un en eu politique majeur, plus particulièrement à Marseille. Dans les discours des élites locales de cette ville, une des difficultés majeures réside dans l'incapacité à trouver des solutions au relogement des personnes isolées. Agées et appauvries, ces dernières sont le plus souvent issues de l'immigration maghrébine mais sont progressivement remplacées, dans l'habitat qu'elles occupent, par d'autres catégories de populations tout aussi précarisées. En définitive, ce qui organise leur marginalité, c'est la contestation de leur appartenance à la ville et à son histoire. Pourtant l'approche ethnique des quartiers centraux, élaborée il y a près de trente ans, reste dominante, et même si elle ne permet plus d'appréhender la situation actuelle, elle sert de paravent à la pauvreté et à la précarité qui se généralise et à l'incapacité des décideurs publics de les analyser et de les enrayer. Cet ouvrage s'emploie à montrer comment une " poignée " de gens sans importance apparente peut être emblématique de l'histoire et du destin d'une ville.
Nombre de pages
287
Date de parution
01/11/2003
Poids
402g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747514354
Titre
La ville précaire. Les "isolés" du centre de Marseille
ISBN
2747514358
Auteur
Ascaride Gilles ; Condro Salvatore
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
402
Date de parution
20031101
Nombre de pages
287,00 €
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Aimer son pyjama et le bien d'autrui, les escaliers et son téléphone portable, le conteneur, son tube d'aspirine, les montres et son livre de cuisine, son Formule 1, son musée et son album de photos, ne suffit pas à s'inscrire à l'école des " amours modernes ". Il convient d'y ajouter un peu de solitude, beaucoup d'humour, une dose d'impénitente misanthropie, plein de déclarations d'amours aux autres, le comique d'un Tati, le talent de Gilles Ascaride. L'auteur est universitaire. A une question sur les relations entre l'universitaire et le romancier, Gilles Ascaride répond " ils ne se portent aucun regard vu qu'ils ne peuvent pas se voir. je n'aimerais pas être entre eux si cela devait arriver. "
Le héros, car il s'agit bien d'un héros, garçon timide, s'aventure dans une intervention glorieuse lors d'une réunion organisée par des femmes féministes. Abondamment ovationné, il se découvre une mission, surtout lorsqu'il apprend la déclaration de guerre entre la Chine et le Vietnam: "On est foutu. J'ai pensé tout de suite au traité d'assistance militaire entre le Vietnam et l'URSS, j'ai pensé que, au vu de l'importance de l'offensive chinoise, d'après ce que disait Marcel, c'était une vraie guerre..." Alors, l'idée lui vient d'écrire, non pas la fin du monde - qui dure toujours au moment où vous lisez cet argumentaire, mais juste la dernière histoire du monde: "Ainsi, si notre monde disparaît, il restera une petite chance de faire savoir qui nous étions aux descendants des survivants." Ce roman est donc l'histoire, précise et documentée, d'un héros qui écrit la dernière histoire du monde et tout ce qui fait les grandes questions et douleurs d'un artiste dans le difficile exercice de la création. Quelques critiques avertis disent de Jacques Tati qu'il est le Gilles Ascaride du cinéma.
Biographie de l'auteur Gilles Ascaride est né à Marseille en 1947 contre sa volonté. Docteur en sociologie, il sera comédien pendant quelques années, puis Ingénieur de recherche à l'Université de Provence. Il a publié quelques ouvrages de sociologie qu'il préfère oublier. Il a publié depuis 1972 des romans, des recueils de nouvelles et du théâtre. Cofondateur du mouvement littéraire "Overlittérature" ou Nouvelle Littérature Marseillaise Mondiale, il vit en exil à Aix-en-Provence depuis quarante ans.
Il vivait dans il buio, sachant qu'en italien cela veut dire l'obscurité totale et aussi l'ignorance. Voilà, c'était bien ça. Dans ce noir épais, l'ignorance totale de tout et de tout ce qui pouvait s'y passer. C'était ça la vie de Gabriel". Vie obscure de Gabriel est un roman qui raconte le combat d'un homme contre ses démons intérieurs, les fantômes du passé, les ombres du présent, un affrontement sans merci avec le chaos d'une existence, il buio, pour en faire une oeuvre d'art.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.