Artières Philippe ; Demartini Anne-Emmanuelle ; Ka
MANUELLA
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EAN :9782917217016
Un notaire avide, une femme adultère, un divorce, une mystérieuse lettre anonyme, un procès, des expertises graphologiques... La vie de Daniel Bertrand est plus trouble qu'il n'y paraît. Directeur paternaliste d'une agence bancaire lilloise, il aspirait pourtant, dans cette France de l'entre-deux-guerres, à l'existence tranquille et honnête d'un notable de province. Comment s'est-il retrouvé pris dans ce jeu de trahisons familiales, entre vaudeville social et tragédie personnelle? Qui se cache derrière cet homme apparemment sans histoire qui met tout en ?uvre pour sauver son honneur? Un dossier d'archives exhumé d'une brocante, une réunion à la Sorbonne, une règle du jeu, une paire de ciseaux, un dé à jouer, une sonnette manuelle... Cinq historiens en quête de personnage ouvrent le "Dossier Bertrand" et s'attachent, chacun à sa manière, à en élucider l'énigme. Leurs récits se nouent, se croisent et se répondent pour composer un cadavre exquis; une histoire faite de multiples histoires, rendant sensible la pluralité des approches et des genres de l'écriture de l'histoire. Car les démêlés judiciaires de notre bourgeois bien-pensant ne sont qu'un prétexte à une autre affaire: si Bertrand a échoué de son vivant à imposer ses vues aux experts en graphologie, il parvient aujourd'hui à questionner les pratiques des historiens qui se penchent sur lui.
Nombre de pages
125
Date de parution
11/06/2008
Poids
175g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782917217016
Titre
Le Dossier Bertrand. Jeux d'histoire
Auteur
Artières Philippe ; Demartini Anne-Emmanuelle ; Ka
Editeur
MANUELLA
Largeur
130
Poids
175
Date de parution
20080611
Nombre de pages
125,00 €
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Annoncer, militer, célébrer, revendiquer, dénoncer... La banderole s'infiltre partout. A la fois document et geste, on l'aperçoit dans les gradins des stades, agitée par les supporters, ou brandie par des fidèles dans des processions religieuses. Mais de Nancy à Santiago, de Londres à Gdansk, la banderole et sa puissance graphique sont surtout mises au service des villes en révolte. Quel pouvoir peut avoir une parole silencieuse ? Comment cet instrument politique est-il mis en scène ? Quel avenir peut-on imaginer pour la banderole à l'heure où les formes de l'écrit se renouvellent ? En explorant la plasticité incroyable des messages contestataires, Philippe Artières démontre qu'en filigrane de l'histoire de la banderole se dessine celle, captivante, des luttes sociales aux XXe et XXIe siècles.
Février 1971 : des intellectuels dont Michel Foucault, Daniel Defert, Pierre Vidal-Naquet, Gilles Deleuze, fondent le Groupe d'Information sur les prisons pour s'attaquer aux "barreaux du silence". Deux années durant, le GIP a rassemblé magistrats, journalistes, médecins, travailleurs sociaux, détenus, ex-détenus, familles autour d'une volonté commune d'"intolérance active" contre l'intolérable : l'univers carcéral où vivaient alors 20 000 détenus de droit commun. Avant sa dissolution en 1973, cinq brochures du GIP ont paru ; elles restituent la parole brute des prisonniers sans la filtrer, la déformer ni la monopoliser et racontent cette aventure collective au jour le jour. Des textes anonymes où l'on voit des invisibles sortir de l'ombre et s'inventer comme force politique.
Philippe Artières, historien passionné d'art contemporain et de littérature fragmentaire, laisse dans cet ouvrage libre cours à ses désirs secrets de chercheur, dans une approche de l'Histoire joyeusement savante, personnelle et insolite. Réunissant de courts textes très divers, Rêves d'histoire propose une anthologie de rêveries ou, plus exactement, de " désirs d'histoire " encore non explorées. On y trouvera donc des idées brutes, des pistes incongrues, des domaines de recherche à arpenter, parfois nées à la lecture d'une source ou d'une archive qui révèle son imaginaire potentiel, ces îlots encore vierges qu'aucune carte n'avait encore répertorié. Mais l'historien n'est pas romancier à proprement parler, plutôt collecteur de détails, explorateur du plus simple ordinaire. Et s'il ne prétend pas plus emprunter la posture du demiurge que renoncer à l'honnêteté intellectuelle du chercheur, il se fait ici résolument homme de récits. Ou comment raconter l'histoire de la ceinture, des ordonnances médicales, de la tombe de Pétain (le " salaud de Yeu "), des routes, de la banderole, etc. Brièvement développées, agrémentées d'allusions autobiographiques et organisées en trois parties (Objets/Lieux/Traces), ces échappées ouvrent autant de champs de recherche dont on se plaît à imaginer la fécondité, parfois vertigineuse - mais souvent à l'état d'ébauche, elles sont inscrites dans la frustration de l'inachèvement. Un exemple parmi d'autres : autour d'une réflexion sur la cloison, procédant par digressions successives, l'auteur propose une histoire croisée du confessionnal, du parloir et de l'hygiaphone - de quoi faire apparaître toute une géographie de la parole dans nos sociétés, ce qui ne nous étonnera pas chez ce foucaldien de la deuxième génération. Au terme de ce recueil, Philippe Artières revient dans une postface-manifeste inédite sur toutes ses tentations d'écriture et interroge " cet hybride objet qu'est le récit historique ".
Relire trente-cinq ans après leur parution les petites annonces de "Sandwich" l'éphémère supplément de Libération, y chercher les miettes de Vannée 1980, c'est ce que j'ai entrepris de faire, ciseaux à la main. Découper une colonne, fureter dans une double page, éplucher de bout en bout une rubrique ou procéder par collages subjectifs. Autant d'expériences de lecture qui ont fait naître ce recueil protéiforme. Aux petites annonces s'ajoutent des bulletins météo ou des relevés sismiques de la même période. A travers ces événements de faible intensité, je fais le pari rêveur de revisiter un segment de notre histoire si proche et si lointaine. En captant le grain le plus fin de ce qui s'est passé et qui toujours échappe. En enregistrant ce petit rien qui fait pourtant l'épaisseur de nos vies.
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l??uvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l??uvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R.Brunel, A.Marchand et A-L. Vicente)