Le 9 février 2015, le jour de la venue du premier ministre Manuel Valls, les policiers ont été accueillis à la cité de la Castellane par des rafales de kalachnikov. Mauvais concours de circonstances ? Malheureux événement isolé ? José D'Arrigo a passé plus d'un an à interroger des Marseillais de toutes origines, de toutes confessions et de tous bords politiques pour se faire une idée du climat réel de cette ville, une idée plus précise que celle que "vendent" à longueur de journée sondeurs et autres responsables politiques adeptes de la stratégie de l'autruche. Qu'en retire-t-il ? L'image d'une ville défaite, rongée par le clientélisme et submergée par le chômage. Non, à Marseille, les communautés ne vivent pas "ensemble". Elles sont désormais dos à dos. Non, Marseille ce n'est pas la "douceur du sud". Mais plutôt la capitale de la peur. Cette peur que ressentent les policiers dans les cités dites "réfractaires", la peur des parents qui ne pourront plus transmettre à leurs enfants leur patrimoine immobilier qui ne vaut plus grand chose ou encore cette peur des jeunes filles qui se font insulter quand elles osent porter une jupe dans certains quartiers. Enfin et surtout, cette peur des émeutes qui tétanise les élus et cette peur ultime qui assaille les journalistes : la peur de la vérité. Bienvenue à Marseille.
Nombre de pages
240
Date de parution
29/04/2015
Poids
314g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782810006298
Titre
Faut-il quitter Marseille ?
Auteur
Arrigo José d'
Editeur
ARTILLEUR
Largeur
140
Poids
314
Date de parution
20150429
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La cote d'amour des "soldats du feu" est aujourd'hui au zénith. Héros du quotidien, les pompiers civils et militaires paient un lourd tribut à leur profession: plus de 70 morts depuis 2002, entre incendies et accidents de la route. Pourtant, si légitime qu'elle soit, cette popularité masque des problèmes grandissants: dérives financières, explosion des coûts, confusion des tâches avec celles du Samu social... Dans une enquête qui s'appuie sur plusieurs rapports officiels et sur de nombreux témoignages, José d'Arrigo met en cause le fonctionnement et la hiérarchie de cette grande machine en laquelle les Français, en une période de fréquentes catastrophes, ont plus que jamais confiance. Loin d'être un livre à charge, revenant sur de nombreux épisodes dramatiques, tel l'incendie du Var qui en 2003 fit plusieurs victimes, l'enquête de José d'Arrigo rend justice à cette profession exposée mais s'interroge sur la crise d'un métier et la dérive d'un système.
José d'Arrigo a travaillé longtemps au Méridional et comme correspondant du Figaro et du Dauphiné libéré. Il enseigne aujourd'hui le journalisme et a écrit plusieurs ouvrages dont la seule biographie de Gaétan Zampa, l'ancien parrain de la pègre marseillaise.
Gaétan Zampa, dit « Tany », est né à Marseille le 18 mars 1933 mais n'a été déclaré à l'état civil que le 1er avril 1933. A peine né, Tany est déjà en délicatesse avec les autorités: le voilà en cavale durant treize jours. Motif: son père Mathieu est très superstitieux et la légende napolitaine diabolise le mois de mars, qu'elle considère comme « le mois des fous ». Jamais Gaétan Zampa ne pourra se défaire de cette satanée malédiction de mars.Au fil des années, la notoriété de Zampa le voyou grandit au firmament de la pègre. Avec son équipe de choc, Tany Zampa va prélever la dîme, le « pizzo », dans les cabarets, bordels, casinos clandestins. En contrepartie, Tany assure la tranquillité des tauliers et marque son territoire.La vie de Zampa est émaillée de règlements de comptes et d'épisodes sanglants. Il ne tarde pas à s'opposer aux maîtres du milieu, les Guérini, Jacques Imbert, dit « Le Mat », qui était jusque là un de ses plus fidèles alliés et sera laissé pour mort: c est l épisode relaté dans le livre l Immortel. Enfin, ce sera l'interminable guerre contre Francis « Le Belge ». Ces tueries exaspèrent les autorités. Traduit devant le tribunal correctionnel de Marseille, Il est retrouvé pendu dans sa cellule en août 1984.
De ses débuts dans le quartier de la Cayolle dans les années cinquante à sa fin mystérieuse dans sa cellule des Baumettes en 1984, voici le récit de l'ascension au firmament du milieu de Gaétan Zampa, dit "le Grand" au coeur des mystères d'une ville où la pègre fait partie du décor. Le destin tragique de cet homme fut émaillé de liens troubles avec le pouvoir politique et d'épisodes sanglants. Durant sa carrière, Zampa croisera le chemin des Guérini, affrontera Francis "Le Belge" dans une guerre interminable avant de s'opposer à Jacques Imbert, dit "Le Mat", qui sera laissé pour mort. En 1981, le meurtre du juge Michel, parti seul en croisade contre Gaétan Zampa, finit par exaspérer les autorités. Traduit devant le tribunal correctionnel de Marseille, "Tang" Zampa sera retrouvé pendu dans sa cellule en août 1984.
Historien belge, David Engels compare dans ce livre les dernières années de la République romaine à la crise que connait l’Union européenne. Richement annotée et historiquement fouillée, cette étude présente divers convergences entre Rome et Bruxelles sur des thématiques telles que l’identité, les libertés individuelles, la religion ou encore la démocratie. Pessimiste, cette étude est néanmoins fondamentale pour comprendre ce que notre société expérimente et vers où elle se dirige.
Universitaire espagnol et arabisant mondialement reconnu, Serafín Fanjul a consacré sa vie à l'étude de l'islam comme phénomène religieux, sociologique, économique et politique. Ses travaux majeurs, dont le présent ouvrage est la première traduction en français, ont fait grand bruit en Espagne et l'on peut aisément comprendre pourquoi. Il s'est en effet penché principalement sur Al-Andalus, cette Espagne médiévale dite des trois cultures, où la domination politique de l'islam aurait permis pendant des siècles d'extraordinaires échanges culturels entre les communautés islamique, chrétienne et juive, sur fond de cohabitation harmonieuse. Il montre avec érudition comment l'imaginaire des romantiques est passé par là, laissant en héritage une vision du passé hispanique qui relève davantage du fantasme que de la réalité. La vérité historique a été emportée par la croyance, et celle-ci est d'autant plus séduisante que les sirènes du conformisme ont su la détourner à leur profit pour faire de l'Espagne d'alors un véritable paradis perdu du multiculturalisme européen. La réalité que le travail de Fanjul restitue est celle d'une péninsule où règnent entre les communautés l'intolérance et le conflit, la souffrance et la violence, bien loin de l'ouverture et de l'apaisement trop souvent soutenus.
La France, de près ou de loin, côtoie l'islam depuis ses débuts. De la conquête de l'Espagne et la maîtrise de la Méditerranée jusqu'aux guerres de décolonisation, en dehors de quelques rares périodes d'accalmie, cette relation ne fut qu'une longue suite de guerres et de conflits. Mais, depuis la fin des années soixante et l'arrivée en métropole d'une immigration musulmane de plus en plus importante, un changement majeur s'est produit : l'islam ne fait plus seulement valoir ses revendications au-delà des frontières mais au coeur de l'Hexagone. Préceptes vestimentaires et alimentaires, place de la religion à l'école et dans l'entreprise, liberté d'expression et de conscience, statut de la femme, relations avec les fidèles d'autres religions : depuis maintenant quarante ans les élites politiques et médiatiques se voient sans cesse confrontées au défi d'une religion puissante qui n'a jamais rien cédé. Qu'ont-elles fait, qu'ont-elles dit et écrit pour défendre notre bien commun, la République ? Quasiment rien. C'est ce renoncement que ce livre se propose de rappeler, sans y ajouter quoi que ce soit. Rappeler les faits, les décisions. Redonner à lire les textes et les discours qui les ont accompagnés, tels qu'ils furent écrits et prononcés, au mot près. Dire l'histoire telle qu'elle fut et telle qu'elle avance. Sous nos yeux.