En portant un double regard sur la Corse et les Corses, les auteurs montrent comment ces derniers ont su organiser et conserver une société spécifique au fonctionnement et aux rythmes propres face aux peuples qui leur ont imposé successivement leur domination: Carthaginois, Romains, Vandales, Sarrasins, Pisans, Génois, avant qu'ils ne deviennent français. Cependant, au-delà de l'affrontement entre domination extérieure et tentatives d'affirmation autonome, l'histoire de la Corse, c'est aussi les liens et les oppositions entre villes et villages, l'organisation du territoire et la possession de la terre, les rivalités entre les familles dont certaines sont ancestrales, les changements linguistiques complexes mettant en jeu le corse, l'italien et le français. Sans oublier que le destin de la Corse se joue aussi à l'extérieur, ses habitants n'ayant jamais cessé de quitter l'île et d'y revenir, avec le sentiment que leur histoire individuelle et collective dépassait l'espace restreint de leur île. Se fondant sur des recherches récentes, les auteurs renouvellent la connaissance que l'on a de certaines périodes jusqu'ici méconnues, comme la Préhistoire, l'Antiquité et le Moyen Age. La Corse d'aujourd'hui n'est pas oubliée, et les événements des trente dernières années mis en perspective et relatés en toute objectivité, les souffrances et les déchirements des Corses, comme leurs joies et leurs richesses, forment un tableau contrasté et attachant. Biographie: Jean-Marie Arrighi, inspecteur pédagogique régional chargé de la langue et de la culture corses, a contribué au Dictionnaire historique de la Corse. Olivier Jehasse, professeur d'histoire ancienne et d'archéologie à l'université de Corse, est l'auteur de Corsica classica.
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Nombre de pages
549
Date de parution
10/04/2008
Poids
832g
Largeur
156mm
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EAN
9782262020293
Titre
Histoire de la Corse et des Corses
Auteur
Arrighi Jean-Marie ; Jehasse Olivier
Editeur
PERRIN
Largeur
156
Poids
832
Date de parution
20080410
Nombre de pages
549,00 €
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Jean-Marie Arrighi, agrégé de lettres, est inspecteur pédagogique régional chargé de la langue et de la culture corses. Il est l?auteur, entre autres, du Dictionnaire historique de la Corse (Éditions Albiana, 2003) et d?une Histoire de la langue corse (Éditions Gisserot, 2002). Olivier Jehasse est professeur d?histoire ancienne et d?archéologie à l?université de Corse, et dirige une équipe de recherche au CNRS-École normale supérieure de la rue d?Ulm. Son ouvrage Corsica classica (La Marge édition, 2010) étudie la Corse dans les textes anciens.
... Perdu dans ma contemplation, parmi ces cadavres et tous ces feuillets épars au vent, mouillés des larmes des familles, des femmes et des fiancées, il me semble entendre venant à moi de fort loin, de très très loin, vieille Europe et Afrique confondues, un "agglomérat" sourd de gémissements de douleur, des cris de désespoirs, que ces deuils soudain trop nombreux, me renvoient en échos prodigieux, plaintifs, insoutenables. Tous ces faire-part de détresse, repoussés et jetés aujourd'hui sur la route, enlevés comme par un vent de colère, traînant au hasard sous mes pieds plus heureux, j'évite de les piétiner, comme j'évite les corps de ce charnier maudit..." L'extrait de cette monographie personnelle donne le ton et le climat de ce livre violent, dans lequel défilent pêle-mêle : le monde étrange des sectes et la cruauté déconcertante de l'Asiatique, la beauté des forêts cambodgiennes et la flore des hauts plateaux du Centre... mais aussi qui raconte l'achat et le transport de l'opium, la monstruosité du trafic des piastres... A la sagesse et à la paix des monastères bouddhistes, succèdent des combats insoutenables, la contre-guérilla conduite par les commandos noirs, les missions impossibles des troupes de réserves générales. Ce récit s'accompagne des réflexions d'un combattant confronté au spectacle permanent de la souffrance, de la violence et de la mort.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.