La radicalité sature nos écrans. Elle alimente constamment les médias, les faits divers, les images violentes, ou les invectives politiques qui dégénèrent. Les espaces numériques regorgent de ces contenus qui nous consternent, mais que l'on continue à visionner. Derrière les écrans, dirigeants et communicants s'appuient sur la radicalité pour diffuser et imposer leurs idées. Ce livre montre comment repérer les rouages de la communication radicale. La radicalité n'est pas que synonyme de radicalisation terroriste comme on l'entend trop souvent : on peut être radical dès que l'on se met à défendre un point de vue, une identité. L'auteur présente alors des méthodes pour analyser les situations de communication et dévoile le triangle de la radicalité, comme trois sommets de l'individu communiquant à réguler : la racine, la manipulation et la négation de l'altérité.
Nombre de pages
306
Date de parution
20/06/2024
Poids
520g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336464930
Titre
La communication radicale
Auteur
Aroufoune Billel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
520
Date de parution
20240620
Nombre de pages
306,00 €
Disponibilité
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Les récits sont constitutifs de nos identités, ils circulent en société, à travers les individus. Quand l'un affirme sa singularité, l'autre brandit ce qui le fait appartenir au collectif. Pour étudier les récits, il faut alors regarder en direction de la racine. Au-delà des revendications identitaires, cet ouvrage présente trois volets parfois négligés du processus de la radicalité : l'écriture, la création et la communication. A partir de questions et sujets contemporains, les différents chapitres pris dans une dynamique interdisciplinaire abordent les manières de faire récit. Au fil des pages, le terrain se dévoile et permet de réfléchir à la part des récits dans nos vies du point de vue théorique, artistique et institutionnel.
Le deuxième tome de l'ouvrage présente des manières plurielles de faire des terrains avec la collaboration de nombreux tiers-lieux culturels et autres. Ces tiers-espaces sont imaginés, pensés et implémentés pour questionner les mutations contemporaines de la société et les formes émergentes d'art et de culture. Sont-ils des espaces rêvés comme des lieux d'un « enchantement qui revient » dans le sens de réaffirmation d'une confiance au monde et à son devenir ? (Thibaud, Tixier, Zaccaï-Reyners, 2023) Pour ces raisons, ces tiers-espaces ne demandent qu'à être vécus, expérimentés, travaillés.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...