Singapour vu d'en bas. Chronique d'un Basque en Asie (1980-1989)
Arotçarena Guillaume
INDES SAVANTES
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EAN :9782846543552
Singapour, la ville-monde emblématique du capitalisme international et de la mondialisation libérale, donne lieu habituellement à une série de clichés souvent générés par une communication gouvernementale efficace : ordonnée, policée, disciplinée, beaucoup d'espaces verts, paradis du shopping et des affaires, place financière sûre, gestion économique exemplaire, la cité-Etat est souvent encensée dans les revues d'économie. Quant au touriste, au journaliste ou à l'homme d'affaires de passage, ils jettent un regard distrait sur la société locale, notant qu'on y mange très bien, que le téléphone fonctionne, et qu'il n'y a pas de blindés de l'armée à tous les coins de rue. Tout cela, certes, n'est pas faux. Ayant passé dix-sept années de sa vie à Singapour, immergé dans la population locale, l'auteur nous propose cependant une autre vision des choses : l'envers de la médaille en quelque sorte. Au-delà de son histoire personnelle atypique, par petites touches, il dessine le portrait plus contrasté d'une population chaleureuse et généreuse, beaucoup moins passive qu'on ne l'imagine, bien loin des clichés habituels qui en font une armée de fantassins disciplinés au service du capitalisme international. Il décrit aussi très concrètement les difficultés à exister d'une société civile à peine tolérée, toujours suspecte. Il évoque enfin l'évolution sociale rapide que connaît aujourd'hui la cité-Etat, confrontée à des difficultés importantes : démographie en chute libre, exiguïté du territoire, des infrastructures qui ne sont pas extensibles à l'infini, une immigration massive de moins en moins bien tolérée. De plus en plus, les citoyens de Singapour estiment avoir leur mot à dire et le font savoir.
Nombre de pages
144
Date de parution
13/03/2014
Poids
199g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782846543552
Titre
Singapour vu d'en bas. Chronique d'un Basque en Asie (1980-1989)
Auteur
Arotçarena Guillaume
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
150
Poids
199
Date de parution
20140313
Nombre de pages
144,00 €
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Arotçarena Guillaume ; Jobin Paul ; Sabouret Jean-
En Asie, le christianisme, religion importée, n'entame guère les grandes traditions (bouddhisme, hindouisme ou islam), mais connaît un certain succès chez les peuples de traditions animistes, chez les minorités ethniques : est-ce parce que, plus ou moins consciemment, ces peuples trouvent dans le christianisme les outils nécessaires à la défense de leur identité en même temps qu'à leur entrée dans la modernité ? On constate en même temps la forte visibilité du christianisme dans des classes moyennes urbaines en particulier dans les sociétés confucéennes (Chine, Singapour, Vietnam, Corée, Chinois d'Indonésie). L'explication est-elle la même que pour les minorités ethniques ? La présence chrétienne importante dans les sociétés civiles des pays industrialisés indique une certaine proximité avec la modernité démocratique. Ce sont, parmi d'autres, des questions de société très actuelles auxquelles les auteurs apportent des réponses, en faisant notamment appel à l'histoire
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.