Plus que jamais peut-être, on constate au quotidien les effets nocifs d'un libéralisme économique qui, dans ses versions les plus radicales, veut en finir avec la notion de bien commun. Alors que partout est proclamé le droit de l'individu au bonheur, à son plein épanouissement, ce dernier se voit surtout réduit au rang d'" homme-marché ", tout à la fois consommateur à conquérir et travailleur exploitable à merci. A ceux qui pourraient penser que catholicisme et capitalisme peuvent faire bon ménage, Philippe Arondel rappelle avec vigueur combien la doctrine sociale de l'Eglise se livre à une critique sans concession du libéralisme et propose une autre vision de l'économie et du sens de l'homme. Développée notamment par les papes depuis plus d'un siècle, cette pensée sociale s'enracine dans l'idée d'un Etat indépendant des féodalités économiques, et garant tant du bien commun que de la justice sociale. Face à la crise actuelle du libéralisme liée à la domination de la finance, à une mondialisation mal régulée et à une ubérisation rampante, il est urgent de proposer des analyses critiques nouvelles. Pour que notre économie de liberté ne se transforme pas en société de marché sans finalité humaine.
Nombre de pages
178
Date de parution
14/02/2019
Poids
233g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782706717642
Titre
L'IMPASSE LIBERALE
Auteur
Arondel Philippe
Editeur
SALVATOR
Largeur
140
Poids
233
Date de parution
20190214
Nombre de pages
178,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A l'encontre de certaines idées reçues, la plupart des politiques d'inspiration libérale menées, en France comme en Europe, pour faire reculer la pauvreté et l'exclusion se sont paradoxalement soldées par des reculs sociaux d'envergure et la montée en puissance d'une forme larvée d'apartheid social. Et l'avenir ne s'annonce pas sous les auspices les plus riants, lorsque l'on sait que les pouvoirs publics s'apprêtent, au nom de la création d'emplois, à porter de nouveaux coups à un droit du travail déjà bien malmené par la récente loi Fillon sur " le dialogue social "... Plutôt que de s'aventurer sur le terrain de la mesure statistique de la pauvreté ou de la sociologie des exclus, cet essai porte un regard engagé sur les grands choix de politique économique qui sont au c?ur du combat contre la pauvreté et la dislocation sociale. II procède, de façon tout à la fois scientifique et " polémique", à un décryptage des stratégies mises en couvre pour enrayer le noyau dur de l'exclusion sociale et élever ce que l'on appelle le taux d'emploi. II met l'accent sur les choix opérés au plan de l'Union européenne et analyse les mécanismes poussant à une déconstruction drastique de l'Etat-providence. Dévoilant les contradictions et les impasses de la contre-réforme libérale en cours, il pointe les effets éthiquement et socialement désagrégateurs des options purement "économistes" qu'elle véhicule et qui conduisent à sacrifier le "vouloir-vivre ensemble" sur l'autel du marché.
Omniprésent dans le débat intellectuel, le concept de gouvernance est aujourd'hui au coeur de toutes les stratégies publiques visant à nous faire entrer dans un autre temps politique ayant enfin rompu avec "la guerre de tous contre tous", pacifié, soucieux de consensus créateurs et partagés.Séduisant par le fort parfum participatif qu'il exhale et la vision citoyenne qui l'inspire, ce concept n'en doit pas moins être interrogé, dans la mesure où il participe, à bien des égards, d'une démarche de déconstruction subtile de nos repères républicains fondamentaux.Croisant plusieurs approches (juridique, sociologique, philosophique...), ce livre décrypte, à deux voix, les grandes articulations d'un discours dominant ambitionnant de refermer la parenthèse politique ouverte en 1789. Il montre, preuves à l'appui, que, derrière le visage sympathiquede certaine gouvernance à la mode, se dissimule la volonté de saper le fondement principal de notre démocratie: la souveraineté du peuple. Biographie de l'auteur Madeleine Arondel-Rohaut, professeur agrégé de philosophie, enseigne à Chartres où, par ailleurs, elle anime régulièrement un "café-philo". A publié Exercices Philosophiques aux éditions des Presses Universitaires de France.Philippe Arundel, économiste et juriste, essayiste, docteur en droit et en histoire économique et sociale, chercheur dans un bureau d'études, est aussi journaliste à Radio Fréquence Protestante et membre (actif) d'un club d'économistes. Dernières publications: Le Politique saisi par l'économie, aux éditions Economica (2002), La pauvreté est-elle soluble dans le libéralisme? aux éditions Belin (2005).
Résumé : " Un livre dont vous êtes le héros. " Laissant là l'idée d'une philosophie savante et technique, cet ouvrage entend plonger son lecteur au c?ur même du processus d'analyse philosophique. Partant des évidences qui lui sont familières pour ensuite aborder des problèmes plus ardus, le lecteur découvre les trésors de réflexion philosophique qui habitent notre quotidien. Invité à affronter chaque énoncé comme un défi à relever, une énigme à résoudre, loin d'appliquer des recettes, l'apprenti-philosophe fera plutôt l'expérience de sa propre pensée en acte, ce qui n'est autre que, selon la belle expression de Platon, " le dialogue de l'âme avec elle-même ". Indispensables pour acquérir l'esprit et la démarche requis dans toute dissertation, ces Exercices philosophiques dévoilent surtout le champ immense du sens où la réflexion de chacun est invitée à se déployer dans une aventure toujours renouvelée.
Le désir d'être humble ! Voilà ce qui taraude Benoît Standaert depuis son plus jeune âge. A partir d'août 2007, ce moine bénédictin, devenu ermite, a relevé dans les pages d'un cahier ses expériences et ses réflexions pour approfondir sa quête. Dans le sillage des Pères du désert ou des mystiques flamands Ruysbroeck et Dom André Louf, ce moine d'aujourd'hui rappelle que le secret de la foi, de la joie chrétienne, n'a qu'un nom : l'humilité. C'est par l'humilité qu'on devient pauvre de coeur et c'est par l'humilité que l'Evangile vaincra toutes les résistances, à commencer par les nôtres ! Un plaidoyer remarquable pour un christianisme humble.
Discours au Parlement européen et au Conseil de l'Europe (Strasbourg, 2014) ; à la réception du Prix Charlemagne (Vatican, 2016) ; aux chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne (Vatican, 2017) ; aux participants à la conférence "(Re)Thinking Europe" (Vatican, 2017). Préface du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.
Terre inconnue dans laquelle nous pénétrons lentement, âpre pays à traverser et à conquérir, la vieillesse a ses grandes ombres, ses embûches et ses fragilités, mais ne doit pas être séparée de la vie : elle fait partie du chemin de l'existence, avec ses propres atouts. La vieillesse est un art de vivre que nous pouvons bâtir, jour après jour, en s'appuyant sur notre conscience, nos choix, la qualité de nos relations avec les autres, et jamais sans les autres. Elle nous prépare, peu à peu, à accepter l'inachevé, à relâcher le contrôle que nous avons sur le monde et sur les choses. Dans l'inexorable face-à-face avec le corps qui progressivement nous trahit, Enzo Bianchi invite chacun de nous à accueillir cette étape, sans jamais considérer l'avenir avec une nostalgie mélancolique, mais en y trouvant au contraire l'occasion précieuse d'un acte généreux de confiance envers les nouvelles générations.