Les émotions dans l'Egypte Ancienne. Culture, images, textes
Merzeban Rania Y. ; Arnette Marie-Lys ; Laboury Di
IFAO
76,00 €
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EAN :9782724711455
Le goût des émotions : reconstruire le ressenti et les perceptions des habitants de l'Egypte ancienne. Le terme "émotion", entendu comme synonyme d'affect, de sensibilité, de ressenti et de sentiment, recouvre un champ de réactions extrêmement vaste et complexe. Les recherches en sciences humaines et sociales ont démontré sa contingence culturelle : toute émotion humaine est non seulement propre à un individu, mais est aussi profondément conditionnée par la culture et la collectivité dont celui-ci fait partie. L'expression des émotions est donc éminemment culturelle. Cet ouvrage collectif explore les émotions dans l'Egypte ancienne, telles qu'elles sont relatées à travers les images et les textes. Cette confrontation révèle des différences notables : en termes d'intensité, les images sont, de manière très générale, plus retenues, quand les textes évoquent volontiers des débordements émotionnels, dissemblance qui tient sans doute à la manière dont les arts visuels et la littérature sont normés. Bien plus qu'un simple panorama, les douze chapitres qui composent le livre se proposent de définir la notion même d'émotion égyptienne, qui appartient au champ plus vaste de l'expérience sensible (ce que l'on "goûte" , dans le vocabulaire égyptien), comme de montrer ses expressions culturelles si particulières qui, toujours, servent un but précis.
Nombre de pages
280
Date de parution
29/05/2026
Poids
1 050g
Largeur
208mm
Plus d'informations
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EAN
9782724711455
Auteur
Merzeban Rania Y. ; Arnette Marie-Lys ; Laboury Di
Editeur
IFAO
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208
Date de parution
20260529
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La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.