Espaces d'interférences narratives. Art et récit au XXIe siècle
Arnaud Jean
PU MIDI
24,99 €
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EAN :9782810705412
Dans le monde contemporain, le récit se construit avec des mots, mais aussi avec des images et des signes de toutes sortes. Ses formes semblent infiniment variables, et ses fonctions sont parfois confuses en ce début de XXIe siècle où les médias véhiculent à l'échelle planétaire et en temps réel des informations pléthoriques sur tous types de supports. Dans ce contexte multiple, de nouvelles formes narratives se développent dans la création artistique ; elles s'expriment bien sûr à travers les médiums traditionnels (peinture, dessin, photo, cinéma, vidéo...) mais aussi de plus récents, issus de leurs croisements. L'installation, et l'exposition elle-même, sont maintenant d'importants vecteurs de récits, tout comme de nouvelles pratiques performatives transdisciplinaires (reenactment, théâtre-performance...). Si la profusion de récits éphémères, fragmentaires, recomposables et formatés conduit maintenant à une préoccupante uniformisation des cultures, le désir de contre-narrations élaborées notamment par les artistes, pourrait tout aussi bien se révéler capable de donner corps à une mondialité fondée sur une nouvelle forme d'humanisme. Théoriciens et artistes sont associés dans cet ouvrage pour expliciter certains enjeux esthétiques et sociopolitiques de l'utilisation abondante et diversifiée du récit dans ou sur les oeuvres ; les auteurs caractérisent ainsi dans ces dernières de nouvelles temporalités et des relations inédites entre lieu et récit. Globalement, il s'agit de définir la fonction critique actuelle de la narration en art, en commentant l'inventivité des moyens plastiques tout autant que la complexité des relations entre imaginaire fictionnel et perception du réel.
Nombre de pages
375
Date de parution
22/02/2018
Poids
975g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782810705412
Titre
Espaces d'interférences narratives. Art et récit au XXIe siècle
Auteur
Arnaud Jean
Editeur
PU MIDI
Largeur
190
Poids
975
Date de parution
20180222
Nombre de pages
375,00 €
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Les études rassemblées dans cet ouvrage sont le fait de philosophes, de théoriciens des arts, d'écrivains et de plasticiens. Les auteurs ont voulu rencontrer Michel Guérin sur les chemins où il conduit sa pensée, et souhaité dialoguer avec lui à partir de leurs propres préoccupations ou présupposés. Michel Guérin s'intéresse au pouvoir des gestes de faire sens de manière intelligible et sensible d'un même tour ; c'est ce qui explique sans doute pourquoi l'histoire des idées comme le regard porté sur les oeuvres d'art - et la conceptualisation des outils propres à l'aiguiser - ont sous sa plume un air de famille dont on rencontrera les effets dans ce recueil. Les contributions y reflètent l'étendue des domaines vers lesquels la Figurologie de Michel Guérin porte bénéfice, ainsi que la multiplicité des implications théoriques et pratiques de sa pensée transversale. Le chapitre initial regroupe des commentaires et des réponses au projet global du philosophe de générer des espaces par les Figures qu'il construit. Le second réunit différents gestes et coupes de sensibilité effectués par des amis artistes aussi bien que théoriciens, dont les intentions sont avant tout plastiques (différencier, donner rythme, donner forme). Dans la dernière partie, les auteurs tentent diversement de penser l'époque au sens où Michel Guérin l'entend, sur le plan éthique autant que sur les plans historique, esthétique et sociopolitique.
Enfants de 1946 : Baby-boom, Trente Glorieuses, génération dorée ou génération yéyé ? les mots ne manquent pas pour nous qualifier, nous et la période qui nous a vus naître. Nous avons fait nos premiers pas dans l'immédiat après-guerre, au son du twist et du rock'n'roll. Nous sommes passés du lavoir à la machine à laver et du phonographe au pick-up. Nous nous sommes émerveillés en voyant le premier homme voyager dans l'espace...
Entre hyper-individualisme et éloge du tout-collectif, crise du couple et appréhension du monde comme réseau infini, le duo a graduellement disparu en Occident de nos systèmes de valeurs. Et pourtant le duo pourrait bien être le bon échelon pour faire face aux défis du monde contemporain... Encore faut-il que le duo sache se transcender à travers la dynamique d'une dyade, modèle vertueux du fonctionnement à deux . Les auteurs se livrent à une analyse des duos sous toutes leurs formes : amoureux, professionnels... en explorant de multiples champs dans lesquels chacun trouvera ce qui résonne en lui. Ils nous ouvrent des pistes judicieuses et inspirantes pour réhabiliter le duo.
Quel est l'héritage du fascisme un siècle après son émergence en Italie ? A travers une approche internationale et pluridisciplinaire, cet ouvrage interroge la persistance de ses traces dans nos sociétés contemporaines, bien au-delà d'un simple phénomène nostalgique. Alors que le terme fascisme est fréquemment employé dans les médias, sa signification reste floue et variable selon les contextes et les pays. Dès lors, une question essentielle se pose : qu'entend-on réellement par fascisme aujourd'hui ? Pour y répondre, l'analyse porte sur plusieurs aspects : les espaces sociaux, la mémoire architecturale du régime, ainsi que les résonances idéologiques dans la culture et la politique contemporaines. En explorant ces différentes dimensions, il devient possible d'évaluer l'ampleur du travail de déconstruction - ou de perpétuation - de l'imaginaire fasciste. Ce questionnement constitue le fil conducteur de cette enquête rigoureuse, qui invite à une lecture renouvelée de notre rapport au passé et de ses influences sur le présent.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.