A un moment où l'on déplore le fossé entre les élites et la plupart des Français, où l'ascenseur social est bloqué et où les idées xénophobes fleurissent, ce livre proposé par Rachid Arhab, le journaliste de télévision bien connu, est très original en ce qu'il fait dialoguer quatre voix qui n'ont pas l'habitude de se parler : un journaliste de renom, un diplomate ancien ambassadeur en Algérie, un Algérien sans papiers vivant sur notre sol et un fonctionnaire ayant la double nationalité. Question cruciale : comment envisager le vivre ensemble républicain français et son avenir entre Français de souche et Français issus de l'immigration algérienne ? Quels obstacles à dépasser et quels défis à relever ? Quels apports des Français venus d'ailleurs ? Une interpellation forte et sans langue de bois pour dépasser les idées reçues et construire demain.
Pourquoi on ne le voit plus à la télévision ? Parce que, lorsqu'on appartient au CSA, on ne peut plus exercer un métier dans les médias et que cet interdit perdure 3 ans après qu'on a quitté le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Rachid Arhab vit cette interdiction prolongée comme une épreuve, mais l'a mise à profit pour écrire. Le témoignage émouvant d'un fils de deux pays en guerre. Le parcours insolite d'un gamin des montagnes de Kabylie arrivé en Lorraine à 3 ans sans connaître un mot de la langue, né français puis devenu "étranger" après l'Indépendance algérienne, et qui va devoir batailler pour s'installer et travailler dans un pays qu'il considère comme le sien. La course d'obstacles avant de devenir le premier présentateur télé d'origine "arabe" et qui, en plus, veut garder son nom ! L'aventure d'un enfant d'immigrés rejoignant les grands commis de l'Etat qui gèrent le PAF et lui font découvrir les coulisses de l'audiovisuel dont il nous livre ici les secrets de gestion. Des réponses aux questions que se pose le grand public sur l'attribution des chaînes, les rapports entre l'audiovisuel et le pouvoir, la numérisation de la radio, la retransmission "payante" des sports à la télé, l'irruption d'Internet, les problèmes de déontologie que pose l'information actuelle.
Cinquante-sept ans après l'Indépendance, le peuple algérien manifeste dans les villes pour exiger la fin du "système" et le départ de tous les dirigeants qui ont ruiné le pays et désespéré ses enfants. Gloire à ces "Manifestants du Vendredi" et à leur Hirak ! Cette révolution inédite par son civisme, son pacifisme et sa détermination, fait l'admiration du monde entier, et surtout celle de la diaspora algérienne qui rêve d'un retour au pays. Or, le pouvoir algérien, désormais déshonoré, a introduit en 2016 deux articles dans la Constitution afin de restreindre les droits des binationaux à intégrer la Haute Fonction publique. Discrimination insupportable, injuste et déraisonnable, dont cet essai se fait l'écho. Car enfin, bien informés, attachés à leurs origines, les binationaux aspirent à contribuer avec leurs frères à la renaissance de l'Algérie. Sur le cri de triomphe : "one, two, three, viva l'Algérie ! ", poussé quand l'équipe des Fennecs remporte la Coupe d'Afrique des Nations, résonne le slogan de la liberté "ONE, TWO, FREE, VIVA L'ALGERIE ! "
Le désir d'être humble ! Voilà ce qui taraude Benoît Standaert depuis son plus jeune âge. A partir d'août 2007, ce moine bénédictin, devenu ermite, a relevé dans les pages d'un cahier ses expériences et ses réflexions pour approfondir sa quête. Dans le sillage des Pères du désert ou des mystiques flamands Ruysbroeck et Dom André Louf, ce moine d'aujourd'hui rappelle que le secret de la foi, de la joie chrétienne, n'a qu'un nom : l'humilité. C'est par l'humilité qu'on devient pauvre de coeur et c'est par l'humilité que l'Evangile vaincra toutes les résistances, à commencer par les nôtres ! Un plaidoyer remarquable pour un christianisme humble.
Discours au Parlement européen et au Conseil de l'Europe (Strasbourg, 2014) ; à la réception du Prix Charlemagne (Vatican, 2016) ; aux chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne (Vatican, 2017) ; aux participants à la conférence "(Re)Thinking Europe" (Vatican, 2017). Préface du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.
Terre inconnue dans laquelle nous pénétrons lentement, âpre pays à traverser et à conquérir, la vieillesse a ses grandes ombres, ses embûches et ses fragilités, mais ne doit pas être séparée de la vie : elle fait partie du chemin de l'existence, avec ses propres atouts. La vieillesse est un art de vivre que nous pouvons bâtir, jour après jour, en s'appuyant sur notre conscience, nos choix, la qualité de nos relations avec les autres, et jamais sans les autres. Elle nous prépare, peu à peu, à accepter l'inachevé, à relâcher le contrôle que nous avons sur le monde et sur les choses. Dans l'inexorable face-à-face avec le corps qui progressivement nous trahit, Enzo Bianchi invite chacun de nous à accueillir cette étape, sans jamais considérer l'avenir avec une nostalgie mélancolique, mais en y trouvant au contraire l'occasion précieuse d'un acte généreux de confiance envers les nouvelles générations.