Guy Rosolato, formé dans le cadre de l'éphémère Société française de psychanalyse, élève très proche de Lacan qu'il avait suivi lors de la création de l'Ecole Freudienne a été l'un de ceux qui se sont dégagés de l'influence directe du " Maître ". Il a rejoint l'Association psychanalytique de France dont il est devenu l'un des membres les plus écoutés. Tout en utilisant les présupposés théoriques du premier Lacan il a poursuivi une voie originale, se situant dans le droit fil du post-lacanisme tout en restant constamment ouverte aux autres courants de la psychanalyse. Son ?uvre occupe une place de premier plan parmi les recherches psychanalytiques de ces trente ou quarante dernières années. Elle a déjà produit un ensemble de concepts et dégagé des perspectives dont la valeur est irremplaçable pour la pratique de la théorie et de la clinique. Elle n'est pas achevée pour autant et la continuité de la recherche laisse présager d'autres surprises, d'autres inventions.
Nombre de pages
127
Date de parution
13/05/2000
Poids
104g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782130506898
Titre
Guy Rosolato
Auteur
Arfouilloux Jean-Claude
Editeur
PUF
Largeur
115
Poids
104
Date de parution
20000513
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Des rapports entre le surréalisme et la musique, on connaît la saisissante image allégorique donnée par André Breton: "Que la nuit continue donc à tomber sur l'orchestre." Pour le représentant de la pensée du surréalisme, seules les images suscitées par la peinture et la poésie sont aptes à donner accès aux représentations inconscientes et aux rêves; l'expression musicale, jugée trop confusionnelle, ne peut rendre compte du modèle intérieur. Breton condamne ainsi la musique au nom d'un renversement des valeurs: le beau sera désormais ce qui se révèle lorsque l'artiste se penche vers le gouffre intérieur de l'inconscient. Pour autant, est-ce que le surréalisme, en tant que mouvement artistique constitué, refuse une place à la musique? Qu'est-ce qui se joue derrière ce refus affiché? Tentons d'ouvrir un rideau trop vite retombé sur la scène et d'apercevoir ce qui se trame en coulisse. La musique tient une place importante dans le travail surréaliste d'expérimentation et de révision absolue des valeurs, à tel point que, affirme Sébastien Arfouilloux, elle fait partie de l'esprit surréaliste. L'auteur propose ici un retour sur le jeu de mutuelles fascination et répulsion entre le mouvement artistique fondateur du début du XXe siècle et les musiciens. La figure hégémonique d'André Breton mais aussi tous ceux qui ont gravité dans l'orbite du mouvement surréaliste (de Tristan Tzara à Paul Eluard, d'Apollinaire à André Souris) sont ici sollicités, à travers les manifestes, les déclarations et surtout les oeuvres, et alimentent une réflexion propre à bouleverser bien des représentations.
N'Guyen Auguste ; Fréjaville Annette ; Arfouilloux
La variété, la fréquence et la gravité des mauvais traitments subis par certains jeunes sont maintenant mieux connues. Les familles et les professionnels les signalent plus volontiers dès qu'il y a suspicion, comme la loi le leur demande. Cette salutaire prise de conscience des abus dont les enfants peuvent être victimes a transformé les mentalités. Notre manière même d'établir des normes a changé : la question devient de savoir s'il y a ou non consentement. La vieille question du rôle des punitions dans l'éducation pose aussi sous un nouvel éclairage : on ne demande plus si elles jouent un rôle utile ou néfaste dans l'éducation, mais si toute contrainte imposée à l'enfant n'est pas une forme déguisée de maltraitance. Quant aux conflits au sein des familles et des institutions, ils se déroulent maintenant d'une autre façon : des suspicions et des accusations de maltraitance viennent à l'appui des arguments des protagonistes, au risque d'occulter les conflits réels sous-jacents, et d'aggraver leur morbidité. Le fonctionnement quotidien de la justice des mineurs a, lui aussi, été profondément bouleversé par la croissance rapide des demandes auxquelles elle n'a pas les moyens de répondre. Enfin la levée du secret professionnel pour les médecins, mais aussi pour les religieux, les travailleurs sociaux et les enseignants, risque de favoriser le retour de la méfiance et des silences mortifères sur les blessures subies dans une société où seul le judiciaire serait l'interlocuteur autorisé. Toutes ces questions furent l'objet du Colloque de soutien à l'équipe du Centre Georges-Amado Le Coteau qui a eu lieu au Sénat le 15 janvier 2000, et dont les actes sont publiés ici.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.