Histoires de vies et choix théoriques en sciences sociales Tome 4 : Itineraires de sociologues
Ardoino Jacques ; Caillé Alain ; Dibie Pascal ; Fo
L'HARMATTAN
35,50 €
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EAN :9782296127555
Depuis 1994, le Laboratoire de Changement Social de l'Université Paris-Diderot organise régulièrement des séminaires " Histoires de vie et choix théoriques ". Des chercheurs en sciences humaines et sociales y sont invités à livrer un récit autobiographique à partir de la consigne : " Quels rapports faites-vous entre votre histoire (personnelle, familiale, sociale) et vos choix théoriques, épistémologiques, méthodologiques ? ". Cet ouvrage, le quatrième sur ce thème publié dans la Collection Changement Social, rassemble les itinéraires de Jacques Ardoino, Alain Caillé, Pascal Dibie, Marcel Mauss raconté par Marcel Fournier (son biographe), Nathalie Heinich, Danièle Linhart, Renaud Sainsaulieu et Benjamin Stora. II donne à voir, à un moment situé dans le temps, le point de vue de chacun sur son parcours. II nous renseigne également sur les objets, les débats théoriques et méthodologiques qui structurent, à différentes époques, leurs champs disciplinaires. Le corpus enrichi d'année en année constitue un précieux matériau pour une réflexion épistémologique sur les sciences humaines et sociales à laquelle le LCS apporte ainsi sa contribution.
Nombre de pages
354
Date de parution
14/01/2011
Poids
560g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296127555
Titre
Histoires de vies et choix théoriques en sciences sociales Tome 4 : Itineraires de sociologues
Auteur
Ardoino Jacques ; Caillé Alain ; Dibie Pascal ; Fo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
560
Date de parution
20110114
Nombre de pages
354,00 €
Disponibilité
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La problématique de l'éducation, aussi bien quand il s'agit du système éducatif traditionnel (école et université en tant que formations initiales) que de l'éducation des adultes, évolue sans cesse au gré des crises de société qui se multiplient. Fonctions et professions spécialisées, encore abritées il y a seulement un demi-siècle, se trouvent de plus en plus exposées aujourd'hui au désarroi ou à l'impuissance nés de la confrontation à la contestation, voire au refus, comme à l'insécurité qui en résulte. Il ne suffit plus d'appliquer des programmes à des populations réputées " captives " en fonction de compétences reconnues. Il faudrait, ici comme ailleurs, pouvoir développer une intelligence des contradictions et du conflit, à laquelle ne préparent pas nécessairement les formations disciplinaires. L'analyse quelque peu exigeante d'une trentaine de notions (paradoxalement riches de leur ambiguïté foncière et de leur complexité), représentatives d'une telle problématique, entreprend, ici, de mobiliser les ressources du langage en matière de réflexivité. C'est un fait marquant pour les enseignants et les formateurs qui se retrouvent par la force des choses être des " artisans du langage " à un double titre (outil principal et matière première à travailler) et accordent aussi peu d'importance à la façon dont ils parlent, comme à ce qu'ils disent, en véhiculant des allant-de-soi, ainsi qu'au discours de l'autre. Deux groupes de notions intéressant l'un comme l'autre l'éducation des adultes structurent ainsi cet ouvrage.
Les récents débats sur l'éducation et les conditions institutionnelles, psychosociales et pédagogiques de sa réalisation ne peuvent occulter les questions posées lors de la première édition, il y a quarante ans, de cet ouvrage. Entre une gestion technocratique à base de programmes uniformes de structures pesantes, et la complexité de la réalisation d'une cation tout au long de la vie, Jacques Ardoino pose les jalons d'une approche multiréférentielle du fait éducatif. Cette contribution à l'éducation des adultes, premier volet d'une trilogie de propos actuels sur l'éducation, marque les repères d'une compréhension d'un phénomène éducatif complexe dont Jacques Ardoino piste les traces étymologiques, épistémologiques et herméneutiques. Les propositions et les réflexions stimulantes de l'auteur, un des fondateurs des sciences de l'éducation en France, devraient être un point important dans les réflexions à venir sur la place de l'école et l'éducation en général dans la société contemporaine.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...