Breslau, 1943. Jacques est un jeune Français de 19 ans qui s'est trouvé contraint d'aller travailler en Allemagne dans une usine d'automobiles. A la suite d'un malentendu, il est en butte aux soupçons injustifiés de certains de ses compagnons, tandis que son patron, nazi bon teint, lui voue une dangereuse hostilité : il n'apprécie pas son " indiscipline ", que d'autres appelleraient peut-être son courage, et sa volonté farouche de survivre. Menacé d'être envoyé dans un camp disciplinaire, de ceux dont on ne revient pas, Jacques réussit à quitter l'usine, grâce à la complicité de Gerda, une jeune danseuse de l'Opéra de Breslau. A force d'entêtement, d'astuce, et d'audace, Jacques réussit à se faire engager comme décorateur au Grand Théâtre, puis à tenir un rôle de danseur à l'Opéra. Autour du couple formé par Jacques et Gerda tourne un étonnant carrousel où amis et ennemis se côtoient et se combattent dans la nuit de la guerre. Ingénu, inconscient peut-être, le jeune Français évite tous les pièges, dans sa quête têtue du bonheur. En ce printemps 1944, alors que le monde croule et que les troupes russes approchent, et que la tragédie se fait quotidienne, on continue de créer des ballets comme si de rien n'était, malgré l'imminence de l'invasion. Et jusqu'à l'embrasement final, dans le fracas des bombardements et les désordres de l'exode, Jacques poursuivra son chemin, obstiné, soutenu par la seule force de sa jeunesse qui refuse le diktat du destin.
Nombre de pages
456
Date de parution
24/09/1968
Poids
490g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782246100515
Titre
Le silésien
Auteur
Arcangues Guy
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
490
Date de parution
19680924
Nombre de pages
456,00 €
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Sept hommes, dont un lycéen, se partagent un infâme cachot dans le Fort du Hâ, sous l'Occupation, à Bordeaux. Le bourdon de la cathédrale et l'unique repas servi, rythment leurs journées. Dans cet espace réduit, une entente fragile permet encore aux détenus de survivre. Mais l'irruption d'un prisonnier supplémentaire vient bouleverser l'ordre établi. Dans ces conditions difficiles, il leur faut accepter la présence de cet homme énigmatique, sale, en haillons et... marocain. Ce grand texte de littérature amène le lecteur à s'interroger sur la nature de l'héroïsme, la manipulation de l'histoire et, surtout, sur la difficulté à accepter l'antre dans sa différence. Fulgurant récit, huis-clos autobiographique, terrible et passionnant, Le Héros fut adapté en feuilleton pour Radio-France.
La cote 304 est un lieu maudit dans l'histoire de la Première Guerre mondiale. Bien connue de l'auteur comme de tous les combattants de Verdun, elle est marquée au fer rouge au même titre que Douaumont et Mort-Homme. Les soldats y mouraient par milliers, les vies humaines n'ayant plus de valeur, ou si peu. Le goût pour la vie se manifeste cependant à travers les nouvelles de Pierre d'Arcangues. Elles sont, certes, tragiques mais leur simplicité est empreinte d'une grande humanité. Dans son édition de 1966, l'auteur choisit d'y joindre "Un Mois au Fort du Hâ" et quelques poèmes écrits pendant la Deuxième Guerre mondiale. Ce choix est conservé dans cette nouvelle édition car il rappelle que si le temps passe, les guerres se succèdent. Quant au courage et à la souffrance évoqués dans ces pages et illustrés avec une grande sensibilité par Robert Mestelan, ils demeurent éternels.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.
C'est l'une des maladies les plus craintes par les Français, mais aussi l'une de celles que le public connait le moins. C'est le grand mal du siècle, appelé à devenir dans les prochaines années la première préoccupation de santé de nos sociétés, mais un mal que la Recherche et la médecine ne savent pas encore soigner. Pourtant, à terme, il est probable que chacun connaîtra, dans son entourage, un proche atteint de la maladie d'Alzheimer. Les chiffres sont connus : 47 millions de cas de démence dans le monde, plus de 800 000 patients en France, 140 000 nouveaux cas chaque année, avec la perspective de voir ces chiffres doubler d'ici l'an 2030. Près de 20 % des sujets âgés de plus 80 ans en sont atteints. Les syndromes aussi : troubles de la mémoire, perte d'autonomie, démence, apathie progressive. Mais qu'est-ce, précisément, que cette maladie qui nous vole ce que nous avons de plus précieux, nos souvenirs et notre identité ? Qu'est-ce qui, dans le cerveau, dysfonctionne ? Comment la diagnostique-t-on ? Oublier le nom d'untel ou un mot doit-il suffire à nous alarmer ? Et comment la soigne-t-on ? Où en est la recherche ? Un médicament pourrait-il un jour être trouvé ou faut-il nous résoudre à voir de plus en plus d'hommes et de femmes sombrer dans l'oubli ? Quel sera alors le rôle de l'Etat ? Pour répondre à ces questions, et pour la première fois, le spécialiste de la maladie d'Alzheimer, le neurologue Bruno Dubois prend la parole et nous dit tout. Ce qu'est la maladie (I) : comment elle affecte les patients, l'entourage et la société. Comment on la prend en charge, ce que la société en sait. Son histoire (II) : du premier cas diagnostiqué par Alois Alzheimer aux différents plans présidentiels en passant par les aventures médicales et scientifiques qui ont permis de mieux la cerner. Ce que nous pouvons espérer (III). Le suivre dans cette épopée scientifique et ce cours magistral, c'est partager l'expérience d'un neurologue chevronné qui a contribué à définir la maladie pour mieux la vaincre ; comment il a dû se battre pour la faire reconnaitre comme une maladie spécifique, pour obtenir certains appareils nécessaires au diagnostic, pour informer aussi, et aller contre les inepties relayées par les médias, d'après lesquelles un carré de chocolat pourrait prévenir ou même guérir ; comment il se bat aujourd'hui pour lever des fonds. Dans cet ouvrage passionnant, il met enfin des mots sur cette maladie redoutée et livre sans fard toute la vérité sur Alzheimer. Un document choc, nécessaire.