Le Saint-siège et le nouvel ordre au Moyen-Orient. De la guerre du Golfe à la reconnaissance diploma
Arboit Gérald
L'HARMATTAN
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EAN :9782738434517
La guerre du Golfe est apparue comme l'un de ces fabuleux coups d'accélérateur façonnant l'Histoire. Au nom du droit international, les Etats-Unis réunirent une coalition de plus de vingt-cinq pays prête à faire le coup de feu contre l'Irak. Il s'agissait alors de libérer le Koweït, envahi et bafoué dans sa souveraineté. Les négociations visant à résoudre pacifiquement la crise semblaient, dès l'origine, destinées à échouer. Alors que le monde s'acheminait vers une nouvelle guerre au Moyen-Orient, une seule voix s'éleva pour appeler à la paix : celle de Jean-Paul II. Le Saint-Père ne ménagea pas ses efforts pour empêcher la guerre. Pourtant, on pourrait penser que le Pape, encore une fois, n'a rien dit. La victoire occidentale dans le Golfe devait être l'avènement d'un nouvel ordre, sinon mondial, du moins régional. Les Etats-Unis adoptèrent finalement l'idée d'une conférence internationale pour résoudre toutes les questions agitant, depuis 1948, le Moyen-Orient. Le Saint-Siège se devait de participer à ce règlement. Il entreprit d'attirer l'attention du monde sur les problèmes laissés à l'écart, l'Irak et le Liban, et ne négligea pas d'entrer en contact avec Israël.
Nombre de pages
222
Date de parution
03/05/2000
Poids
308g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738434517
Titre
Le Saint-siège et le nouvel ordre au Moyen-Orient. De la guerre du Golfe à la reconnaissance diploma
ISBN
2738434517
Auteur
Arboit Gérald
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
308
Date de parution
20000503
Nombre de pages
222,00 €
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Le renseignement occupe une place de plus en plus importante dans la sécurité de nos États. Dans le monde incertain et dangereux du XXIe siècle, les grands acteurs internationaux ont tous compris que pour garantir la paix et la sécurité, anticiper les nouvelles menaces ou sortir vainqueur des rivalités mondiales, des services performants, s'appuyant sur une culture du renseignement diffusée dans l'administration, les entreprises et la société civile, étaient un atout de premier ordre.Cependant, en France, le renseignement reste perçu négativement, victime d'une large méconnaissance et d'idées reçues. Les élites politiques et administratives, comme le public, ne connaissent de ces activités que quelques sombres affaires, assez peu représentatives de la réalité. L'une des raisons en est que le renseignement a longtemps échappé à l'intérêt du monde académique, dont le rôle pour établir la légitimité de la discipline est essentiel.Toutefois, trente ans après les États-Unis, vingt après la Grande-Bretagne, le monde universitaire et de la recherche français a enfin franchi le pas et a fait du renseignement un sujet digne d'étude et de considération, développant progressivement recherches, enseignements et publications en la matière.Le présent ouvrage dresse le bilan de deux décennies de travaux académiques consacrés au renseignement et à l'intelligence économique et se penche sur l'apport des études et des enseignements universitaires à l'élaboration d'une culture française du renseignement. Il réunit à la fois les points de vue d'anciens dirigeants des services, de représentants de l'administration, d'universitaires reconnus et de chercheurs expérimentés.Tous observent que ce nouvel intérêt est encore partiel et fragile, car trop lié à des initiatives individuelles. Il doit donc être consolidé. Ensemble, ils ont donc souhaité lancer, dans le cadre de ce livre, un vibrant plaidoyer pour l'émergence d'une véritable « École française du renseignement », combinant les réflexions de la communauté scientifique et des professionnels du renseignement, afin d'éclairer le légitime débat public sur le fonctionnement de l'information de l'Etat.
Qui était Schulmeister, l'espion de l'empereur Napoléon 1er? Fut-il un James Bond avant l'heure? Fort des avancées bibliographiques, qui ont permis d'exhumer des documents méconnus plutôt qu'inconnus, parfois inédits sur l'homme, l'objet de ce livre est de faire apparaître Schulmeister comme un homme de réseau, l'organisateur, parmi d'autres, de l'espionnage de Napoléon en Allemagne. Du coup, la renommée dont il jouissait, tant dans le camp français que dans celui de l'ennemi, devenait l'illustration du danger qu'il représentait.
L'AVANT-GUERRE FROIDEPeut-on simplement résumer la Guerre froide à un affrontement entre deux superpuissances? Ou bien faut-il y voir un basculement géopolitique majeur qui marque les bornes chronologiques d'un court XXe siècle? Dans les deux cas, cette période correspond à la fin de l'européanisation du monde, en cours depuis la fin du Moyen Age, au profit d'une mondialisation, non seulement des relations internationales, mais aussi de l'organisation des sociétés. C'est tout l'enjeu de ce conflit hors norme! Il impose à l'Europe, aux termes de deux atroces guerres civiles, aux allures mondiales (1914-1918, 1939-1945), une paix idéologique, fondée sur la partition en deux d'une Allemagne rendue responsable de tout. Cette acception est celle généralement admise par les historiens. Ils font débuter la Guerre froide entre 1943 et 1947, au moment où l'alliance contre l'Allemagne nazie laisse la place à une méfiance envers la Russie soviétique. S'interroger sur cette méfiance revient à poser la question de la validité de cette périodisation. Elle fait débat dans la communauté historienne, mais l'ouverture relative des archives de Moscou montre que l'idéologie n'a jamais été le moteur de la politique étrangère soviétique. La Guerre froide apparaît alors comme la lutte entre deux modèles d'ordre international, dont la portée pourrait être comparable à celle de la Réforme et de la mise en place du modèle westphalien (1520-1648). Ce dernier s'achève en 1919 avec les projets de sécurité collective et d'organisation aux velléités transnationales. Dès lors, la succession d'un nouvel ordre international et la fin de l'histoire d'essence européenne suggèrent un avant-Guerre froide, commençant deux années plus tôt, avec le double événement majeur de l'entrée en guerre des États-Unis d'Amérique et des révolutions russe et centre-européennes (1917-1923).Le tournant de 1917-1918La Première Guerre civile européenne entraîne la Belle Epoque dans les souvenirs et témoigne pour la première fois de la barbarie des hommes à l'âge industriel. Une nation se soulève contre cette ignominie, la Russie tsa-riste, à bout de souffle après une lutte pied à pied avec l'Allemagne. En février 1917, incapable, en raison d'une industrie insuffisante et de transports lacunaires, de soutenir un effort de guerre moderne, le pays sort d'un hiver particulièrement froid, qui se traduit par une pénurie alimentaire. Un rapport de l'Okhrana, la police politique tsariste, sur la situation à Petrograd (Saint-Pétersbourg), au début de l'année 1917, note que la société «aspire à trouver une issue à une situation politique anormale qui devient, de jour en jour, de plus en plus anormale et tendue». La révolution est dans l'air. Elle entraîne la chute rapide et inattendue du régime, suscitant dans le pays une vague d'enthousiasme et de libéralisation, qui témoigne de la désaffection du peuple vis-à-vis du tsarisme.(...)
En octobre 1917, la révolte arabe était la grande affaire des services de renseignement britanniques. Mais elle était de la compétence de deux administrations différentes, l'Arab Office, au Caire, et le Political Department de l'India Office, de Bombay, installé à Bagdad. Au lieu de monter une mission conjointe, chacun des services délégua auprès des chefs arabes un émissaire différent : Thomas Edward Lawrence pour l'un et Harry St. John Bridger Philby pour l'autre. Chacun fit un choix stratégique différent, l'un se conformant aux ordres du chérif de La Mecque, l'autre choisissant de favoriser le souverain wahhabite du Nedjd. Les deux hommes eurent l'occasion de se lier d'amitiés dans les années 1920, et leurs choix initiaux, confrontés à la subtilité de la politique britannique, achevèrent de les décevoir. La mort faucha bientôt Lawrence, tandis que Philby démissionnait de l'administration britannique pour se mettre au service d'Abd al-?Aziz Al Su?ud, devenu maître de toute l'Arabie saoudite. Et le pétrole saoudien devint américain...