Apter Emily S. ; Bensaude-Vincent Bernadette ; Blo
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EAN :9782707322470
À la grande époque de la théorie littéraire, on méprisait l?écriture de la vie. Celle-ci s?est bien vengée, et on peut avoir l?impression qu?il n?y en a plus que pour elle, non seulement en littérature, mais aussi en histoire, en philosophie et dans les sciences exactes : de Gide à Derrida, en passant par Pierre Nora, qui n?a eu droit, ces dernières années, à sa, voire ses biographies ? Le public demande des vies : les grandes collections de biographies se portent bien. Les romanciers, eux aussi, racontent des vies, la leur ou celle des autres : écrivains, musiciens, sportifs. Les intellectuels les moins suspects de complaisance envers l?intime se laissent interviewer ou glissent des souvenirs dans leurs essais. Éternel retour du même ? Pas du tout. Car on ne narre plus les existences comme avant. On croit moins à leur cohérence, à leur unité. On conçoit mieux leurs zigzags et on tente de les suivre. Mais c?est plus profondément que le genre, si c?en est encore un, a changé. À côté des biographies d?hommes ou de femmes célèbres, on a vu apparaître celles d?humbles et de sans-grade, et même des « biographies d?objets ». Bien des biographies relèvent du défi ou du tour de force, comme celles qui concurrencent les Mémoires de leur auteur, Chateaubriand ou Malcolm X. La biographie, enfin, a migré hors du livre, vers le biopic cinématographique ou vers ces étranges performances d?art contemporain où des artistes exposent leurs propres nécrologies écrites par eux-mêmes.Ce numéro de Critique, dirigé par Antoine Compagnon et Philippe Roger, enquête sur les formes variées de l?écriture contemporaine de la vie en examinant quelques récits de vie récents, mais surtout en s?interrogeant sur le destin des genres, littéraires ou non, qui traitent de la vie.
Nancy Jean-Luc ; Apter Emily S. ; Cahen Didier ; D
Bernard Stiegler écrit : "Ce que j'aime, je l'aime sans limites, sans condition : je ne peux l'aimer que de manière (fantasmatiquement) illimitée. Ce que j'aime et ceux que j'aime, vous, c'est-à-dire nous en tant que nous sommes susceptibles de former un nous, tout cela je l'aime et je les aime et je vous aime infiniment [...] faute de quoi il n'y a pas de nous possible." Ici sont rassemblés douze témoignages d'amitié, sans aucune exhaustivité ni exclusivité, sans brevets de compétence ni d'expertise. Non pas des travaux sur l'oeuvre mais des réponses à celui qui intitulait une conférence : Veux-tu être mon ami ? parce que cette question signifiait pour lui le début de ce qu'il nommait "l'avenir du nous."
Résumé : A l'heure où les échanges culturels sont véhiculés par un anglais standardisé, même si d'autres langues de portée mondiale commencent à modifier l'équilibre des forces dans la production de la culture, Emily Apter mène une réflexion sur les zones de traduction. Traduire, est-ce perpétuer ou effacer la mémoire culturelle ? Tout est-il traduisible ? A travers une grande variété de champs - de l'"invention" de la littérature comparée par Leo Spitzer et Erich Auerbach à la situation de la littérature algérienne après l'Indépendance, et du rôle politique crucial de la traduction après le 11-Septembre à la fabrique des langues (pidgins, créoles) -, son questionnement est ouvert aux littératures du monde entier. Elle ne traite pas de la seule discipline littéraire, mais des rapports entre les langues. Une nouvelle littérature comparée se dessine ici, celle dont nous avons besoin pour préserver l'"intraduisible" sans renoncer à mettre en relation. Penser la traduction, c'est faire une politique du vivre ensemble. Emily Apter est professeur à la New York University dans les départements de Français et de Littérature comparée. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Quiniou
Brisons le tabou de la mère toujours aimante ! L’autrice, ayant eu elle-même une mère toxique, nous dévoile le fruit de ses recherches en la matière : les profils de la mère toxique, les conséquences à court et à long terme sur sa fille, les dynamiques familiales, comment se reconstruire… Il s’agit ici d’un livre complet et introspectif sur un phénomène encore peu connu, mais pourtant récurrent. Une lecture riche et idéale pour se libérer du passé !
Notre personnalité est essentiellement mobile et peut passer dans l'instant d'un état contradictoire à l'autre. C'est ce que révèle la Théorie du Renversement Psychologique qui décode nos paradoxes et explicite les schémas qui les sous-tendent. Elle nous éclaire ainsi sur nos motivations et nos prises de décision. Codéveloppée par Michael Apter, cette manière de lire la personnalité, non pas figée dans des traits immuables mais profondément dynamique, a de ce fait des implications fortes en développement personnel. Utilisée en premier lieu en coaching sportif, elle s'implante dans le coaching personnel et professionnel et en management, comme d'ailleurs aussi dans autres champs professionnels, tant elle aide à comprendre le comportement des personnes, adultes et enfants, aussi bien face à un produit que lors d'une d'hospitalisation.
Le temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.
Dionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisqu'il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire. Les Bacchantes sont la pièce du délire qui finit mal. Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera, ni en deçà de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu. Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.
Quand elle le voit pour la première fois, c'est dans un autobus : son regard impitoyable entrant en elle, juste avant qu'il ne descende ; quelques secondes encore avec la vitre entre eux. Et puis rien. Les circonstances dans lesquelles ils se revoient par hasard vingt ans plus tard ne leur permettent pas de s'approcher l'un de l'autre et sans doute en resteraient-ils là si cela ne tenait qu'à elle, devenue entre-temps épouse de notable et mère de trois enfants. Mais lui, maintenant, il veut quelque chose.