César est mort assassiné, mais la république romaine est blessée, elle ne parvient pas à guérir des maux qui la gangrènent: la lutte pour s'arracher ses riches dépouilles reprend de plus belle. Antoine se montre l'homme fort du printemps 44: il écarte en douceur les meurtriers de César, écrase brutalement les césariens extrémistes de la plèbe romaine, amadoue le sénat et flatte les militaires. Mais Octave arrive à Rome et bouleverse la donne: César a fait de lui l'héritier de son nom et de sa fortune, et ce jeune homme de dix-huit ans exploite ces avantages pour conquérir le soutien de la plèbe romaine, désireuse de venger le dictateur. Il réussit en quelques mois à ébranler la suprématie d'Antoine. C'est alors que le sénat, entraîné par Cicéron, se laisse tenter par un coup audacieux: s'allier avec le jeune héritier de César pour éliminer Antoine. Mais il perd la partie au moment où il pense l'avoir gagnée: après la victoire sur Antoine, le petit jeune homme que le sénat croyait manipuler à sa guise devient le principal acteur de son ultime et pitoyable déroute. Le sénat mis au pas, Octave ne peut que se réconcilier provisoirement avec les autres chefs césariens pour éliminer leurs ennemis communs à Rome puis en Orient, où Brutus et Cassius ont rassemblé des forces considérables. Appien est le seul historien antique à relater de façon aussi détaillée les événements complexes de cette année décisive, dans un récit à la fois concis et vivant suggérant une vision synthétique claire - et, en cela même, parfois discutable - des derniers mois de la République Romaine.
Nombre de pages
202
Date de parution
10/05/2000
Poids
256g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251339399
Titre
Les guerres civiles à Rome. Tome 3
Auteur
APPIEN/TORRENS
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
256
Date de parution
20000510
Nombre de pages
202,00 €
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Plus de soixante années de « séditions, rixes, querelles, meurtres, guerres » : de 133 à 70 avant J.-C., l'histoire de Rome et de l'Italie est une grande épopée de bruit et de fureur qu'animent les grandes figures des Gracques, de Marius, Sylla, Pompée et Crassus. Guerres civiles, Guerre Sociale, révolte de Spartacus, tout concourt aux malheurs et pourtant l'Empire romain s'étend et Rome accroît sa puissance. Le livre I des Guerres Civiles, partie de l'Histoire Romaine d'Appien d'Alexandrie (né vers 90 ap. J.-C. et mort vers 160), est le seul récit continu de cette période, un récit tragique où les analyses économiques et politiques ont un écho étrangement moderne.
De 66 à 44 avant J. -C., les crises à Rome se succèdent et s'aggravent : conjuration de Catilina, premier triumvirat, où trois "seigneurs de la guerre", Pompée, César et Crassus de partagent l'état romain affrontements des bandes armées de Clodius et de Milon dans les rues de Rome, puis montée de la rivalité entre les deux anciens comparses, César et Pompée. Enfin, en 49, le conflit entre les deux généraux embrase le monde méditerranéen tout entier, et César doit le parcourir d'un bout à l'autre pour venir à bout de Pompée et de ses partisans. A peine a-t-il établi son pouvoir sur Rome que ses ambitions royales provoquent un sursaut républicain jusque chez ses propres amis : lui aussi tombe sous les coups des meurtriers, qui se laissent voler leur victoire par les césariens Antoine et Lépide. Octave apparaît, qui va bientôt brouiller le jeu... L'historien grec du second siècle après J. -C., Appien d'Alexandrie, se montre fasciné par le spectacle de ces passions politiques déchaînées, par cette scène perpétuellement changeante sur laquelle défilent des acteurs illustres et consommés, dans toutes sortes de rôles : César l'audacieux, Pompée le rusé, puis le désemparé, Cicéron le vaniteux, Clodius l'impétueux, Caton le vertueux, Antoine le débrouillard, Lépide le maladroit... Le destin se joue de tous les héros et leur réserve une grande diversité de fins tragiques auxquelles se mêlent des épisodes grotesques.
La République romaine meurt, mais ne se rend pas vite: il faut à Appien les cinq livres des Guerres civiles pour raconter sa longue agonie. Le livre III se termine par la blessure mortelle qu'en août 43 lui inflige Octave, quand il force Rome à l'élire consul. Le livre IV s'ouvre sur ce qui ressemble à un coup de grâce, l'instauration du Triumvirat. Octave, Antoine et Lépide s'octroient tous les pouvoirs et procèdent à une nouvelle "proscription": la liste des individus à décapiter contre récompense est affichée et toute solidarité avec eux interdite. Contre les massacreurs, les proscrits inventent des cachettes, des moyens de fuir, ou bien meurent, parfois crânement. Le courage de leurs proches, voire de leurs esclaves, en sauve certains. Lâcheté, trahison et cruauté se donnent libre cours, mais la République vit encore. Sextus Pompée contrôle la Sicile et dirige une flotte. Brutus et Cassius, chefs du complot contre César, ont rassemblé des armées considérables et sont maîtres des riches provinces de l'Orient grec, alors que les triumvirs ne tirent rien de l'Italie et de l'Occident, exsangues. La lutte finale a lieu à l'automne 42, à Philippes, au nord de la Grèce. Appien évoque d'abord cette période de sang et de fureur par une longue suite de brefs tableaux retraçant le destin des proscrits, puis il peint une grande fresque de la confrontation finale, sans cacher où vont ses sympathies. Quand il écrit, la République est morte depuis deux cents ans, mais son souvenir alimente toujours la réflexion morale et politique.
Les triumvirs l'ont emporté sur les républicains à Philippes, mais les guerres civiles ont encore cinq belles années devant elles. Désormais, Antoine et Octavien doivent tenir les promesses faites aux soldats : Antoine se charge de l'argent en pressurant les provinces d'Orient ; pour les terres en Italie, Octavien exproprie leurs occupants, et tout le pays entre en ébullition. Lucius, consul, et aussi frère d'Antoine, tente alors de rétablir la République, mais l'entreprise se termine vite par sa défaite à Pérouse. Une autre menace vient de Sextus Pompée qui contrôle toujours la Sicile et le trafic maritime : Rome est affamée. Quand Antoine, soucieux, quitte les bras de Cléopâtre pour retrouver l'Italie, ses officiers et ceux d'Octavien ont bien du mal à enrayer la guerre qui commence entre eux... Ainsi s'ouvre le cinquième livre des Guerres civiles, livre des rebondissements, où discordes, réconciliations, défections, accords vite transgressés, émeutes, tempêtes et mutineries ponctuent la période confuse où la République achève sa longue agonie. Appien arrête son récit à la mort de Sextus Pompée, considérant qu'avec lui la République, elle aussi, est bien morte ; l'historien réserve pour son Livre égyptien (qui ne nous est pas parvenu) la lutte finale entre Antoine et Octavien, une histoire d'une autre nature, celle de l'affrontement entre deux prétendants à la monarchie.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine