Histoire romaine. Tome 11, Livre XVI, Guerres civiles Livre IV, Edition bilingue français-grec ancie
APPIEN/GOUKOWSKY
BELLES LETTRES
63,00 €
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EAN :9782251005959
Ce livre, le IVe de la série des Guerres Civiles, s'insère entre les livres III et V, déjà publiés dans la Collection des Universités de France. Il couvre moins de deux années (fin de 43 et 42 av. J.-C.), mais il s'agit d'une période particulièrement importante puisque, après la défaite et la mort de Brutus et de Cassius à Philippes, la constitution républicaine de Rome a reçu un coup fatal. Appien avait conscience de l'importance capitale de ce tournant tragique et il apporta à la rédaction de ce livre un soin particulier. Ce livre est particulièrement important du point de vue historique car c'est le récit le plus détaillé qui soit parvenu jusqu'à nous non seulement des événements survenus à Rome et en Italie, mais aussi de ceux qui se déroulèrent en Afrique, en Asie Mineure et en Syrie jusqu'à l'ultime confrontation aux confins de la Thrace et de la Macédoine. S'appuyant sur des sources contemporaines, dont l'Autobiographie d'Auguste, il relate avec une louable objectivité les agissements des protagonistes du conflit, soulignant les mérites des vaincus, mettant en valeur l'indomptable énergie d'Antoine et ne prêtant pas à Octavien, affaibli par la maladie, des exploits dont il était bien incapable. Pour bien faire comprendre au lecteur les motivations des uns et des autres, Appien a composé de nombreux discours qui permettent en particulier à Cassius de justifier son action et de clamer haut et fort que Brutus et lui ne se battent pas pour le pouvoir mais pour la défense des institutions républicaines. Antoine de son côté souligne qu'Octavien et lui ont reçu la mission de punir les assassins de César et qu'il doivent aller jusqu'au bout, malgré la difficulté de l'entreprise. Appien a même fait parler une dame romaine, Hortensia, qui défend les droits de ses compagnes auxquelles les Triumvirs ont imposé une contribution financière contraire à l'usage. Ces discours, d'excellente qualité, montrent qu'Appien avait reçu une solide formation rhétorique, et le fait qu'il ait préféré le barreau à l'enseignement ne lui a rien fait perdre de son savoir-faire. Ce livre se singularise également par l'importance accordée aux anecdotes, qui illustrent non seulement les horreurs de la proscription mais aussi les paradoxes de la condition humaine. Ces anecdotes, choisies parmi les plus extraordinaires, montrent la grandeur d'âme des uns, la vilenie des autres, certaines, comme le récit de la mort de Cicéron, méritant de figurer en bonne place dans une anthologie. Les destins individuels sont ainsi pris en compte dans la Grande Histoire, ce qui est rare. Si la terreur règne à Rome et en Italie, la situation n'est pas meilleure dans les territoires contrôlés par Brutus et Cassius. Appien insiste, peut-être à l'excès, sur les misères qui frappèrent ceux qui osèrent résister à leurs exigences. Les Rhodiens furent dépouillés de tous leurs biens, mais leur sort fut meilleur que celui des habitants de Xanthos, en Lycie, qui préférèrent le suicide collectif à la soumission. Là encore, Appien écrit de belles pages, empreintes de pathétique. Il s'agit donc d'un livre qui diffère sensiblement de ceux qui l'entourent, dans la mesure où l'auteur ne se contente pas de raconter sèchement l'histoire politique et militaire de la période qu'il traite. Il a également cherché à donner un sens aux événements, en faisant parler les acteurs principaux, et montrer l'atrocité d'une période aux cours de laquelle les Romains se battent les uns contre les autres tandis que leurs sujets, qu'ils prennent parti ou s'y refusent, doivent payer un lourd tribut et endurer les pires misères. Cet ouvrage très travaillé, avec de grands moments comme le suicide de Brutus, un "beau livre" méritait amplement d'être édité sur des bases nouvelles et traduit en langue française aussi exactement que possible. La Notice, comme il est de règle dans la C.U.F. , expose succinctement les principaux problèmes posés par ce texte parfois d'interprétation difficile, que viennent éclairer des Notes complémentaires.
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Nombre de pages
164
Date de parution
02/03/2015
Poids
402g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251005959
Titre
Histoire romaine. Tome 11, Livre XVI, Guerres civiles Livre IV, Edition bilingue français-grec ancie
Auteur
APPIEN/GOUKOWSKY
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
402
Date de parution
20150302
Nombre de pages
164,00 €
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Résumé : L'auteur rapporte toutes les péripéties de la guerre menée sur le territoire italien par le général carthaginois jusqu'à son rappel en Afrique. La dernière période de la IIe guerre punique sera traitée dans le Livre Africain, dont l'édition est en préparation. Ce récit déjà tardif, rempli d'anecdotes, n'est certes pas une source de première importance pour les historiens modernes et en particulier pour les spécialistes de l'histoire militaire. Mais Appien, qui paraît s'inspirer d'annalistes latins perdus (dont Coelius Antipater), complète utilement Tite-Live et présente souvent des faits une version originale, différant sensiblement de ce que nous apprend le reste de la tradition.
Résumé : Le récit se divise en deux grandes parties. La première couvre la période allant des lendemains de Philippes jusqu'à la conclusion de la paix de Baïes (novembre 42-39 avant J-C). Ces années furent marquées par la guerre de Pérouse, qui opposa le jeune César à Lucius Antonius, frère d'Antoine (II, 4 - LXXVI, 324). La seconde période, allant de la rupture de cette paix jusqu'à la mort de Sextus Pompée (39-35 avant J-C), est centrée sur la guerre de Sicile, qui opposa César au dernier fils du Grand Pompée (LXXVII, 325 - CXLIV, 600). Dans une conclusion tout aussi brève (CXLV, 602), Appien rappelle que les guerres menées ensuite par le jeune César en Illyrie avaient été traitées séparément dans le livre Illyrien, appendice du Livre Macédonien. Le Livre V étant le dernier de la série des Guerres Civiles, Appien prend soin d'avertir son lecteur de l'approche du dénouement. La bataille d'Actium est annoncée à plusieurs reprises. Ainsi, à la fin de la guerre de Sicile, les ambassadeurs de Sextus Pompée conseillent à Antoine d'accepter les services du vaincu, en faisant valoir qu'il disposera ainsi d'un "parti suffisamment puissant pour la guerre à venir, laquelle était imminente". Négociant avec Furnius les conditions de sa reddition, Pompée expliquait lui-même que, si Antoine faisait l'erreur de le combattre, c'était qu'il "ne prévoyait pas la guerre qui le menaçait". Dès la préface, Appien suggérait d'ailleurs les conséquences désastreuses de la rupture en qualifiant de fatale la passion d'Antoine pour Cléopâtre. Par de telles prolepses, le livre V annonce et prépare les Egyptiaques, livres perdus dans lesquels étaient relatées les opérations qui avaient abouti à la réduction de l'Egypte en province romaine et à l'instauration de la monarchie. L'ensemble du livre V est placé sous le signe du Destin. Maintenu dans l'attente du combat final entre César et Antoine, le lecteur voit les triumvirs conclure entre eux des accords éphémères et assiste à l'agitation inutile de personnages en sursis. Pour Appien, l'Histoire est un processus linéaire dans lequel les événements s'enchaînent et s'orientent vers un résultat prédéterminé par le Destin : le retour de la monarchie, annoncé par les devins étrusques dès l'époque de Sylla, approche enfin et le jeune César, quoi qu'il fasse, en sera l'instrument, la fin concomitante de la monarchie des Lagides, la dernière héritière d'Alexandre, confirmant sans doute que l'Empire du monde était définitivement passé des Macédoniens aux Romains. Ancienne élève de Paul Goukowsky, éditeur de sept tomes de l'Histoire romaine publiés à dans la CUF, Maud Etienne-Duplessis est membre de l'équipe de recherches Hiscant-Ma (Histoires et cultures de l'Antiquité et du Moyen Age) de l'université Nancy-II.
Une grande partie de l'oeuvre d'Appien, considérable au départ, étant perdue, la première partie de l'ouvrage tente d'expliquer dans quelles conditions et pour quelles raisons des livres entiers ont disparu ou n'ont été conservés qu'à l'état de fragments. Par un heureux hasard, la Préface de l'Histoire Romaine est parvenue intacte jusqu'à nous et ce texte essentiel est présenté, traduit et commenté. Appien voulait exposer au lecteur le lent processus qui avait conduit à la création de l'empire romain en relatant les péripéties de la conquête de chacune des provinces, et tout particulièrement de l'Egypte, sa patrie. Par la même occasion, il était amené à traiter des guerres civiles, au terme desquelles les Romains avaient abandonné le régime républicain et adopté une monarchie donnant satisfaction aux notables provinciaux. Les cinq premiers livres, partant de l'époque des rois, sont malheureusement perdus, mais des fragments ou des résumés permettent d'en deviner l'architecture.
La guerre civile qui opposa César à Pompée est un événement majeur de l'histoire romaine et il est clair que, deux siècles après, le sujet intéressait toujours les lecteurs. Appien l'a traité avec talent et tient jusqu'au bout son lecteur en haleine, sans trop se soucier toutefois de l'exactitude historique. Le récit part de la "conjuration" de Catilina, surmontée par Cicéron, puis retrace les débuts politiques de César jusqu'à la conclusion du premier Triumvirat, un accord politique qui ne parvint pas, tant s'en faut, à rétablir la paix civile, compromise par les ambitions et la corruption des gouvernants, par celle aussi des gouvernés qui vendaient leurs suffrages. Ayant échoué dans sa tentative de redressement des institutions, Pompée tombe sous la coupe des aristocrates, hostiles à César, ce qui conduit à un conflit ouvert. Appien relate d'abord les opérations menées contre Pompée lui-même, jusqu'à Pharsale et à la mort pitoyable de Magnus. Puis il traite brièvement des guerres engagées contre ses lieutenants, en Afrique et en Hispanie. César sort vainqueur de ces ultimes affrontements mais, sur le plan politique, il échoue, car il ne parvient pas à mettre en place un régime équilibré. Appien analyse les motifs du mécontentement, qui conduit à un regroupement des opposants menés par Brutus et Cassius, puis aux Ides de Mars. Mais la mort de César ne résout rien et Marc Antoine, soutenu par Lépide, réussit à retourner le peuple contre les "Libérateurs" . Ce récit très vivant, ponctué de discours bien construits, reste agréable à lire et on a pu le qualifier de "roman historique" . Pour les historiens modernes, il présente l'intérêt de conserver des traditions autres que ce que l'on peut encore lire chez Salluste, chez Cicéron et chez les auteurs du corpus césarien.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.