Le groupe dit onirique est apparu dans la littérature roumaine après 1964. Comme par hasard, nous étions dix : Leonid Dimov, Dumitru Tsepeneag, Virgil Mazilescu, Sorin Titel, Vintilà lvànceanu, Daniel Turcea, Emil Brumaru, lulian Neacsu, Florin Gabrea et Virgil Tànase. Notre groupe descendait du surréalisme comme l'homme descend du singe ; car il niait complètement l'écriture automatique et le hasard objectif. Le rêve n'est ni source ni dépotoir pour la littérature onirique, il est, comme disait Dimov, un modèle législatif. C'est plutôt la peinture surréaliste qui nous a inspirés. Par sa spécificité, la peinture ne peut pas se soumettre à l'écriture automatique ou alors elle se transforme en ce qu'on a appelé peinture gestuelle (Pollock et autres). En hommage à cette peinture aimée par les surréalistes mais également par nous, nous avons gardé une place pour un essai sur Victor Brauner. D. Tsepeneag.
Nombre de pages
181
Date de parution
05/01/2006
Poids
216g
Largeur
211mm
Plus d'informations
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EAN
9782842722364
Titre
Seine et Danube N° 6 : Le groupe onirique
Auteur
Apert Olivier
Editeur
PARIS MEDITERRA
Largeur
211
Poids
216
Date de parution
20060105
Nombre de pages
181,00 €
Disponibilité
Epuisé
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D'une certaine façon, cette anthologie n'est pas une anthologie : entendons par là qu'elle propose une lecture à la fois conjoignant et séparant la diversité des voix qui invente la poésie féminine américaine à travers le temps et l'espace géographique par la composition d'un livre qui voudrait faire résonner une manière de tout dire, souvent au mépris des conventions et des carrières ; une volonté d'éprouver dans et par le corps de l'écriture les réalités et les illusions du social et de l'intime sans jamais recourir à la fuite lorsque l'expérience devient par trop douloureuse ; une impitoyable nomination-dénonciation des mensonges ; un aveu transparent des désirs et des haines ; une affirmation franche des revendications. Ainsi ces voix transgressent-elles le lieu qui leur a été et leur est encore parfois dévolu : l'image de la femme made in USA. Voici donc un panorama de trente-cinq poètes, ouvrant sur la diversité tant géographique que stylistique de l'intimisme d'Anne Sexton à l'imagisme de Marianne Moore, de l'engagement de Sonia Sanchez au sensualisme de Christy Sheffield Sanford d'après Emily Dickinson (1830-1886). En effet, si son oeuvre demeurée longtemps secrète, peut être considérée comme l'acte initial de la poésie féminine américaine, outre qu'elle appartient, malgré son innovation formelle, au XIXe siècle, elle est aujourd'hui intégralement traduite en français. Il appartenait à cette anthologie d'amener à la découverte de voix prédominantes du XXe, ici encore peu entendues, en dépit de leur reconnaissance américaine, fut-elle parfois souterraine. De la plus lointaine, Amy Lowell (1874-1925) à la plus proche, Elinor Nauen (née en 1952), c'est tout un puzzle qui se construit et qui voudrait présenter une façon de contre-histoire de la culture américaine.
Nulle autre musique, nul autre chant, nulle autre parole n'ont autant inspiré les XXe et XXIe siècles que le blues. Inspiration tout à la fois évidente - par la simplicité de la structure rythmique - et mystérieuse - par l'ampleur universelle de son influence : jazz, rock'n'roll, rythm' blues, rap. La parole-blues nous parle parce qu'elle est l'expression sans détour - mais non sans double sens - des affects essentiels qui nous émeuvent : solitude, amour, sexe, trahison, départ, combat, angoisse, affirmation de soi mais aussi goût de l'ivresse, du chant, qu'il soit lamentation, invocation, jubilation. Mais ce qui est frappant en elle réside bien dans l'extrême liberté de son énonciation, l'immédiateté de son dire et la faculté de rébellion ne se résolvant pas à la défaite. En bref, une histoire sentimentale du peuple Noir américain. Cette anthologie inédite offre donc une histoire chronologique du blues à partir des premiers enregistrements des années 20 (les race records qui rencontrèrent un succès inattendu) des hautes voix légendaires du Delta du Mississippi et du Texas, de Ma Rainey à Leadbelly, de Bessie Smith à Blind Lemon Jefferson, de Memphis Minnie à Bukkha White jusqu'à l'extension électrique à la source du rock de Howlin Wolf, Muddy Waters, B. B. King...
Draculea le voïvoide, descendant réincarné de Vlad Tepes est un didacteur contemporain en fin de règne. Orphée, représentant du TPI est chargé de lui signifier son arrestation et de libérer Eurydice que le dictateur retient en otage et dont il a décidé qu'elle serait la mère future de son empire. Cette pièce invente une langue que le rythme, la scansion et la coupe projettent au devant même de la notion de personnage pour atteindre l'aveu sensible et hiératique de l'écriture.
Cloué dans un fauteuil roulant, Ali évoque le destin de ses trois amis d'enfance, Hamid, Kader, Malik, trois hommes perdus dans l'Algérie des lendemains de l'Indépendance. Ils s'étaient promis de construire un monde plus beau, plus excitant que celui qu'avaient connu leurs pères. Mais ils se sont assoupis et ont laissé le champ libre aux apprentis sorciers. Au bout du compte, ils ont récolté une houle d'une rare violence qui a emporté leurs vies dans un tourbillon de folle destructrice.