C'est l'histoire d'un homme, qui boit et qui en meurt. Une histoire banale, à ceci près que l'homme dont il s'agit est le père de François. François, devenu moine, entreprend depuis son monastère de refaire le chemin vers celui qu'il a fui, avec sa mère et ses frère et s'ur, pour ne pas être détruit par l'alcool et la violence qu'il engendre. Il n'y a pas un reproche, pas une revendication dans ce texte. Seulement le désir de comprendre ce qui a conduit un homme que sa femme et ses enfants aimaient, à se détruire, à tomber de plus en plus bas et finalement, après avoir malgré tout tenté de sortir de cet enfer, à mourir de l'alcool qui ne le laissait pas en repos. Jacques disait à son fils : " Tu comprendras plus tard. " Ce livre est écrit pour lui dire qu'à présent, tout est compris...
Nombre de pages
260
Date de parution
16/11/1994
Poids
323g
Plus d'informations
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EAN
9782080670434
Titre
Qu'as-tu fait de ton père ?
Auteur
Apatie-Rolland François
Editeur
FLAMMARION
Largeur
0
Poids
323
Date de parution
19941116
Nombre de pages
260,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.