La mort, architecte du vivant

Aouacheria Abdel

BELIN

Quand on pense à la mort, on imagine celle du corps entier. Mais il en existe de multiples formes, dont la mort cellulaire programmée, appelée " apoptose " chez les animaux. Abdel Aouacheria développe l'idée que la mort fait partie de nous et c'est grâce à elle que nous sommes en vie. Par exemple, chez l'embryon, l'apoptose permet au tube neural de se fermer correctement pour former la moelle épinière. Sans elle, nous naîtrions avec des malformations pouvant entraîner des handicaps. Il n'existe pas de gène spécifique à la mort cellulaire. Des molécules jouent plusieurs rôles, dont certains sont détournés pour provoquer la mort. Chez la souris, certains gènes codent pour des enzymes qui ont un rôle dans l'apoptose, mais ils participent aussi à la formation du cerveau et du coeur. Après une incursion chez les plantes, les champignons et les bactéries, l'auteur parle de la mort telle qu'on la conçoit, liée au vieillissement ou aux maladies. Depuis les années 1980-1990, l'apoptose est étudiée dans le cas des cancers, où son dérèglement empêche les cellules de mourir. Elles ne prolifèrent pas mais restent en place, conduisant à des tumeurs. Ces dysfonctionnements sont également étudiés pour les maladies neurodégénératives, les inflammations chroniques et le sida. Au-delà de la biologie, l'auteur invite à sortie de la dichotomie vie/mort et à considérer la mort dans toutes ses dimensions : politique (invisibilisation), sociale (marginalisation), culturelle (disparition d'une langue), symbolique (divorce, viol).


24,00 €
En stock
EAN
9782410031119
Découvrez également sur ce thème nos catégories Mathématiques , Physique quantique , Astrophysique , Génétique - Epigénétique , Animaux et plantes , Météorologie , Chimie , Evolution , Homme , Physique , Généralités , Sciences de la vie , Vulgarisation scientifique dans la section Sciences pour tous