Anzian Pierre ; Gnamba Essoh adrien ; Cabral Franç
L'HARMATTAN
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EAN :9782140497995
Quelle serait la figure de Jésus de Nazareth qui pourrait servir de paradigme christologique pertinent, de promotion humaine et écologique, et d'espérance pour l'Afrique ? Il s'agirait d'une triple figure du Christ en un. Un triptyque christologique : le Christ solidaire, le Christ engagé, et le Christ libérateur. Qui aboutirait à la christosolidarité, au christo-engagement, et à la christolibération. Cette christologie du développement se présente comme une théologie d'espérance pour une Afrique en crise et défigurée. Le développement véritable et pertinent doit s'enraciner d'une part dans le Christ, et d'autre part dans les pôles humain et écologique qui sont les lieux où le développement intégral se déploie comme question théologique. Une christologie du développement en contexte africain est en effet la convocation de la personne du Christ comme fondement d'un authentique discours théologique sur les problématiques de développement. Cette christologie ouvre un nouvel horizon pour la femme et l'homme africains et un motif d'espérer un véritable développement humain et écologique intégral en Afrique.
Nombre de pages
266
Date de parution
16/11/2023
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140497995
Titre
Christologie du développement intégral
Auteur
Anzian Pierre ; Gnamba Essoh adrien ; Cabral Franç
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20231116
Nombre de pages
266,00 €
Disponibilité
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L'homme aspire à un bien-être et à une vie épanouissante. De manière générale, le mot développement désigne l'action d'une avancée ou le résultat de cette action. Ce mot, employé au sujet du degré d'avancement des pays, a été popularisé par l'ancien président américain Harry Truman en 1949 dans son discours sur l'état de l'Union. Mais la question du développement est-elle uniquement d'ordre économique ? Si non, quel est alors le principe herméneutique sur lequel l'Afrique doit-elle s'appuyer pour lancer son développement ? Cette interrogation est au coeur de la rédaction du livre que présente le Père Pierre ANZIAN. Philosophe et théologien, ce chercheur africain propose une pratique pastorale en vue de la libération de l'homme noir. Pour lui, le développement de l'homme et tout l'homme appelé développement intégral trouve son fondement dans la personne de Jésus Christ. La figure du Christ libérateur apparaît comme un modèle pertinent pour opérer le relèvement de l'homme africain courbé par le poids de la misère, la guerre, les crises et les conflits interethniques.
Quel est le portrait de Dieu selon l'Ancien et le Nouveau Testaments d'une part, et d'autre part, la compréhension de Dieu, selon les Pères de l'Eglise ? Telle est la question à laquelle tente de répondre ce livre. L'auteur montre que c'est à partir de la révélation des trois Noms propres de Dieu comme Père, Fils et Esprit Saint, que les Pères de l'Eglise, pionniers de la réflexion chrétienne qui a suivi le Nouveau Testament, ont élaboré et approfondi la foi en la théologie trinitaire. Précurseurs de l'inculturation chrétienne, les Pères de l'Eglise dévoilent la pertinence de l'humus culturel dans le dire Dieu.
Quelle est la matrice culturelle qui semblerait pertinente pour dire Dieu-Trinité en instance africaine ? Telle est la question fondamentale à laquelle tente de répondrece livre. Pour l'auteur, la philosophie agni du "kambonou" ou de la mise en commun se présente comme un pertinent fondement épistémologico-théologique aux fins de répondre au défi du vivre-ensemble dans le contexte actuel de l'interculturel.
L'ouvrage de Pierre Anzian explore le lien entre éthique et bonne gouvernance à partir de la pensée de Martin Heidegger. Il soutient que le développement intégral de l'Afrique passe par un retour à la question de l'Etre, fondement d'une éthique authentique de l'agir. En renouant avec cette dimension, l'homme africain peut reconstruire un nouvel imaginaire et instaurer une gouvernance plus inclusive, participative et orientée vers le bien-être collectif. Ce paradigme éthico-politique, enraciné dans l'éthique africaine, renforcerait la légitimité des institutions et la confiance citoyenne.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...