Sommes-nous maîtres de nos vies ? Vincent Humbert, ce jeune pompier devenu tétraplégique, aveugle et muet à la suite d'un accident de la circulation, n'aurait-il pas mérité de pouvoir choisir en toute liberté l'heure et les circonstances de son départ ? La Société doit-elle reconnaître ce droit et, dans certaines circonstances limitativement et précisément définies, prêter assistance à ceux qui en feraient la demande afin de leur éviter le recours à des méthodes violentes et barbares ? Analysant l'affaire Malèvre, l'infirmière de Mantes-la-Jolie reconnue coupable de six assassinats, Gilles Antonowicz démontre pourquoi légiférer sur l'euthanasie est devenu une urgence. Et, suivant l'exemple de l'anglaise Diane Pretty, s'interroge : les tribunaux ne seraient-ils pas en mesure de pallier au silence des parlementaires ? Les juges ne disposeraient-ils pas des moyens juridiques nécessaires pour faire d'ores et déjà droit aux demandes d'Interruption Volontaire de Vie dont ils pourraient être saisis ...
Nombre de pages
150
Date de parution
01/02/2004
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747558686
Titre
Euthanasie, l'alternative judiciaire
ISBN
2747558681
Auteur
Antonowicz Gilles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20040201
Nombre de pages
150,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats du XXe siècle. Parmi ses 17 500 dossiers plaidés entre 1911 et 1967, conservés aux Archives Nationales, certains attirent particulièrement l'attention. Herschel Grynszpan, le meurtrier de l'attaché culturel de l'ambassade d'Allemagne à Paris qui, en 1938, voulut par son geste dénoncer les persécutions dont les juifs allemands étaient les victimes. Les "piqueuses d'Orsay" , expression désignant les infirmières accusées, dans la panique de la débâcle de juin 1940, d'avoir tué plusieurs malades intransportables avant de fuir leur hôpital. Cinq étudiants, exécuteurs en mai 1943 à Poitiers du docteur Guérin qui, sous le pseudonyme de Pierre Chavigny, vantait dans la presse les mérites de la collaboration. Enfin, le grand résistant René Hardy, l'organisateur de la "bataille du rail" , accusé d'avoir trahi et livré Jean Moulin aux Allemands. Ces quatre affaires présentent un intérêt historique majeur. Maurice Garçon y dissèque, avec son acuité coutumière, arcanes politiques et méandres de l'âme humaine. Il y révèle aussi l'étendue de son immense talent, lui qui, disait Paul Morand, "eut démontré que la malle était vide s'il avait défendu l'assassin de quelque malheureuse coupée en morceaux", tant il y avait dans sa conception de la défense une part de prestidigitation.
Isorni est l'avocat que j'ai le plus respecté et le plus aimé ; c'est aussi celui qui m'a le plus appris". Jacques Vergès "Cet avocat intransigeant, implacable, qui ne connut d'autre idéal, d'autre devoir que la Défense, nous sommes quelques-uns à l'avoir aimé. D'autres l'ont admiré. D'autres l'ont détesté, redouté, combattu. Mais tous l'ont respecté. Jacques Isorni : jamais la Défense n'oubliera ce nom". Jean-Denis Bredin, de l'Académie Française "Jacques Isorni nous a montré ce qu'il y a de plus exaltant dans la profession d'avocat. Sa passion de la Défense a éclairé nos vies". Philippe Lemaire "Isorni est capable de n'importe quel sacrifice. Comme il est de surcroît nanti d'un talent extraordinaire, la moindre de ses paroles a immédiatement un impact prodigieux". Emile Pollak "Qui pouvait résister au romantisme d'Isorni ? Un dieu le possédait. La foi qui le brûlait gagnait comme un incendie que le vent attise". Jules Roy Jacques Isorni incarne la Défense dans son expression la plus noble : la défense politique. Avocat des communistes sous l'Occupation, de Brasillach et de Pétain à la Libération, des nationalistes tunisiens avant de devenir celui des soldats perdus de l'Algérie Française, sa place est en toutes circonstances "du côté des prisonniers" . Témoin privilégié des chocs et des tragédies qui ont traversé la France, il nous invite à jeter un regard nuancé sur notre histoire contemporaine, avec l'oeil de la défense, une place où l'on cherche à comprendre les mobiles qui font agir les hommes...
Depuis plus de dix ans, l'affaire d'Outreau ne cesse de défrayer la chronique. A l'écart des rumeurs et des polémiques, Gilles Antonowicz reprend le dossier pour en faire une analyse objective et dépassionnée. Après avoir rappelé les différents épisodes de ce feuilleton judiciaire, ses rebondissements et ses coups de théâtre, il explore les dérives qui l'ont accompagné. Outreau, un " fiasco judiciaire " ? Certes, mais tout autant l'histoire d'une instrumentalisation politique et de multiples dérives médiatiques, la chronique d'un désastre humain, institutionnel, culturel et moral, où l'accablante faiblesse des hommes s'exprime de haut en bas de l'échelle sociale, dans les classes populaires comme au sein des élites.
?Comment apprécier la valeur du témoignage d'un adolescent qui affirme avoir été victime d'agressions sexuelles ? Que vaut la parole d'un mineur qui accuse ? De quelles méthodes dispose la Justice pour combattre le risque de l'erreur judiciaire ? Analysant la manière dont les tribunaux français traitent ces dossiers sensibles, Gilles Antonowicz suit, pas à pas, cette procédure longue, complexe, éprouvante. Et s'interroge : l'égalité des armes est-elle vraiment assurée entre l'agresseur et sa victime ? Ne serait-il pas temps de revaloriser le statut des parties civiles pour assurer l'avènement d'une justice enfin respectueuse des droits de chacun ... Spécialisé dans la défense des mineurs victimes de maltraitance, Gilles Antonowicz est avocat au barreau de Grenoble.