Archives de sciences sociales des religions N° 207, juillet-septembre 2024 : Vocations catholiques X
Anrich Inès ; Jusseaume Anne
EHESS
24,00 €
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EAN :9782713233548
A la fois "don de soi" et valeur d'accomplissement personnel, la notion de vocation relève d'un registre intime mais ne prend sens qu'au regard des normes collectives qui l'organisent. D'origine religieuse, elle n'a cessé de circuler sur un registre laïcisé, à la fois reprise et déconstruite, pour qualifier les engagements professionnels et publics les plus divers et en produire la critique. Inscrite dans la durée des vies individuelles, elle peut être l'objet de retours sur soi, de déplacements ou de ruptures, qui mettent les institutions à l'épreuve et les contraignent au changement. Cette livraison des Archives ouvre ses pages à un groupe de jeunes chercheurs et chercheuses, spécialistes du catholicisme contemporain, qui décrivent les vocations religieuses comme un fait social à part entière, à la lumière de terrains nouveaux et d'archives récemment ouvertes. Au croisement entre histoire, sociologie et anthropologie, ils et elles en font aussi l'observatoire de questions transverses, le genre, le vieillissement, l'engagement dans la cité ou le retrait à distance d'elle. Ce dossier est enfin l'occasion de lire en conclusion l'un des tout derniers textes écrits par l'historien Claude Langlois, quelques semaines avant sa mort en mai 2024.
Nombre de pages
190
Date de parution
29/11/2024
Poids
306g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782713233548
Titre
Archives de sciences sociales des religions N° 207, juillet-septembre 2024 : Vocations catholiques X
Auteur
Anrich Inès ; Jusseaume Anne
Editeur
EHESS
Largeur
157
Poids
306
Date de parution
20241129
Nombre de pages
190,00 €
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Filles en conflits Consentement et vocations religieuses France-Espagne, XIXe siècle Au XIXe siècle la vie religieuse féminine connaît un essor spectaculaire et les entrées en religion des femmes se multiplient. Les vocations forcées, massives à l'époque moderne, restent un thème populaire dans la littérature. Pourtant, les jeunes femmes sont alors davantage confrontées à l'opposition de leurs parents devant leur projet de vie religieuse. Comment choisit-on son état ? religieux, matrimonial ou de célibataire laïque ? quand on est une jeune femme française ou espagnole au XIXe siècle? Quel poids les membres de la famille ont-ils dans cette décision ... Souvent motivée par l'incompatibilité entre les stratégies familiales et la carrière religieuse des filles, l'opposition des parents donne à voir le fonctionnement quotidien des économies domestiques, ainsi que les enjeux affectifs au c'ur des parentés. À travers des thèmes tels que le consentement, l'inceste, le travail domestique des femmes, la dépendance des personnes âgées, l'autonomie des adolescentes, ou encore la place du religieux dans l'espace public, les conflits autour des entrées en religion des jeunes filles apparaissent comme un puissant observatoire pour étudier la condition féminine dans deux pays au c'ur de l'Europe catholique.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.