Aux origines de la nation ivoirienne 1893-1960. Volume 3, Nationalisme africain et décolonisation fr
Anouma René-Pierre
L'HARMATTAN
38,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296068629
Au sortir de la seconde guerre mondiale, le général de Gaulle faisait le constat douloureux de la France aux mains de l'ennemi et de sa souveraineté contestée jusque dans le camp des Alliés. Mais c'était aussi la période où à Brazzaville, en 1944, elle ouvrait aux peuples africains la voie qui devait les conduire à la libre disposition d'eux-mêmes et après les drames que l'on sait. Des étapes importantes ont jalonné ce parcours: trois référendums en 1945, 1946 et 1958, et deux constitutions celle de 1946 et de 1958. Des noms illustres l'ont également marqué, ceux du général de Gaulle, René Coty, René Pleven, Pierre Mendès France, Gaston Defferre, François Mitterrand ou encore Michel Debré. Face à eux: Félix Houphouët-Boigny, Lamine Guèye, Ouezzin Coulibaly, Ruben Um Nyobé, Léopold Senghor, Mamadou Konaté, Sékou Touré, Gabriel Lisette, Jean Félix Tchicaya, Modibo Keita, Sylvanus Olympio, Barthélemy Boganda, Djibo Bakari pour ne citer que ces noms parmi une longue liste de bâtisseurs de l'Afrique. Leur œuvre constitue un patrimoine qui nous est commun et leur engagement pour l'Afrique un exemple à méditer.
Nombre de pages
386
Date de parution
08/12/2008
Poids
515g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296068629
Titre
Aux origines de la nation ivoirienne 1893-1960. Volume 3, Nationalisme africain et décolonisation fr
Auteur
Anouma René-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
515
Date de parution
20081208
Nombre de pages
386,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La conscience d'une commune appartenance au même destin est une donnée que partage la soixantaine d'ethnies qui compose aujourd'hui le peuple ivoirien. Comment s'est-elle forgée ? C'est à cette interrogation que répond ce premier volume qui en retrace le cheminement de la constitution de la Côte d'ivoire en colonie autonome par le décret du 10 mars 1893 à la date des premières élections législatives organisées dans les colonies françaises en 1945 et 1946.
La conscience d'une commune appartenance au même destin est une donnée que partage la soixantaine d'ethnies qui compose aujourd'hui le peuple ivoirien. Comment s'est-elle forgée ? C'est à cette interrogation que répond ce deuxième volume qui en retrace le cheminement de l'érection de la Côte d'ivoire en colonie autonome par le décret du 10 mars 1893 à la date des premières élections législatives organisées dans les colonies françaises en 1945 et 1946.
A travers un jeu onirique, Anouma dépeint les souffrances de son peuple pris au piège pour avoir cru que l'octroi de l'indépendance lui offrirait les clés pour disposer de son destin, comme bon lui semble. C'était une illusion, car en réalité il s'est fourvoyé en empruntant les chemins tortueux des champs calcinés faits d'oppression et de balkanisation. Mais le poête démiurge comme un éventail soufflant sur les tisons qui s'éveillent, lui ouvre la voie libératrice. "L'éternel des armées projette des gerbes de feu qui engloutissent la terre ; il renverse les trônes des usurpateurs. Ce faisant, les portes carcérales s'ouvrent avec fracas et les chaînes de torture se disloquent, pulvérisées par un souffle d'espoir entraînant les prisonniers vers la vallée de l'Eden. Ainsi les mains verticillées se côtoieront pour malaxer le pain sur la platine d'amour".
Cet ouvrage montre comment la technoscience s'impose à toutes les autres rationalités, allant parfois jusqu'à modifier leurs substances respectives. La "rupture systématique", qui est l'expression de cette inévitable dynamique, met en évidence le jeu de cette tension toujours relancée. Ce travail, qui s'appuie et bouscule fondamentalement les postures de Heidegger et Simondon, tente de mettre en exergue des perspectives peu usitées d'une technoscience qui depuis bien longtemps s'impose sans combat.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...