La couleur existe en elle-même, possède une beauté propre ", écrivait Matisse, né au Cateau-Cambrésis, pays du textile d'où sa famille - des tisserands de père en fils - est originaire. Il passe les vingt premières années de sa jeunesse au milieu des métiers à tisser qui confectionnaient les tissus les plus luxueux pour la haute couture parisienne et la soierie de Lyon. Cette culture du motif et de la couleur décoratifs nourrira sa peinture et lui permettra dès la fin du XIXe siècle de manier la couleur libératrice. Les arabesques des motifs et le rendu des matières offrent un raffinement et un chatoiement de couleurs sans équivalent dès ses premières peintures. Plus tard à Nice, pendant les années vingt, il compose les petits théâtres de ses odalisques, qu'il situe dans une ambiance de rêves orientalisants avec une grande variété de tissus à fleurs, de vêtements exotiques et d'accessoires. Dans les années quarante, il installera tapis et paréos, aux décors de fleurs et de motifs végétaux, dans son appartement de Cimiez puis dans sa villa de Vence. Tentures indiennes fleuries, paréos, tissus africains et océaniens couvrent les murs dans lesquels il vit et trouvent leur place dans de nombreux tableaux. Les robes de haute couture vêtent ses modèles, supports magnifiques de sa création. Décorative et espace d'expression tant physique que spirituelle, la couleur atteint un point d'orgue dans les monumentales gouaches découpées qui ont bouleversé l'art moderne. Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition qui se tiendra au Musée Matisse du Coteau-Cambrésis d'octobre 2004 à janvier 2005, puis à la Royal Academy of Arts, à Londres, et au Métropolitain Museum of Art de New York. Cette exposition présente de nombreuses oeuvres de Matisse, peintures, dessins, gravures, gouaches découpées, provenant des plus grands musées (Baltimore, New York, Philadelphie, Copenhague, Saint-Pétersbourg, Nice, Saint-Tropez, Paris, Bucarest, Genève...) et de collections privées, en regard des tissus et costumes ayant appartenu à la collection personnelle de l'artiste. Kathleen Brunner est historienne de l'art indépendante. Ann Dumas est historienne de l'art et commissaire d'exposition indépendante. Jack Flam est professeur émérite d'histoire de l'art au Brooklyn College et à la Graduate School of the University of New York. Rémi Labrusse est professeur d'histoire de l'art contemporain à l'université de Picardie à Amiens. Hilary Spurling est l'auteur de la biographie The Unknown Matisse (Berkeley, University of California Press), dont la seconde partie paraîtra en 2005. Dominique Szymusiak est conservatrice en chef et directrice du Musée Matisse du Cateau-Cambrésis.
Nombre de pages
214
Date de parution
21/10/2004
Poids
1 530g
Largeur
259mm
Plus d'informations
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EAN
9782070117888
Titre
Matisse et la couleur des tissus
Auteur
Ann Dumas ; Jack Flam ; Remi Labrusse ; Dominique
Editeur
GALLIMARD
Largeur
259
Poids
1530
Date de parution
20041021
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Brachlianoff Dominique ; Dumas Ann ; Pomarède Vinc
Catalogue de l?exposition qui se tiendra au musée des Beaux-Arts de Lyon du 9 octobre 2002 au 6 janvier 2003Alfred Sisley (1839-1899), s'il n'obtint jamais de son vivant une totale reconnaissance du public, connut après sa mort un succès considérable tant auprès des critiques que des collectionneurs. Cependant, dans l'histoire de l'impressionnisme et comparé aux plus grands noms qui y sont attachés, son ?uvre continue d'occuper un rang relativement en retrait.En réalité, on peut légitimement considérer Sisley comme un des représentants les plus purs du mouvement. Fidèle jusqu'à la fin de sa vie, aux principes qui furent à son origine, il continua même après la crise de l'impressionnisme des années 1880, à pratiquer une peinture de plein air. Toute sa vie Sisley resta attaché à un petit nombre de lieux entretenant avec ceux-ci un rapport de profonde familiarité qui est la source même de son inspiration. Ses déplacements forment autant de séquences rythmant sa production. L'exposition s'organise autour de ses lieux où Sisley s'installa tour à tour. Le long de la Seine à l'ouest de Paris: les villages de Louveciennes, Bougival, Marly le Roy et Pont-Marly dans les années 1870; Sèvres en 1879-1880, puis durant les vingt dernières années de sa vie, la région de Moret-sur-Loing. En 1874, Sisley va en Angleterre et en rapporte un ensemble de paysages d'Hampton Court et en 1897 il fait un séjour au Pays de Galles près de Cardiff.L'exposition se propose de démontrer que cela ne l'empêche nullement d'apporter des réponses personnelles à la profonde remise en cause des règles qui fondèrent le paysage impressionniste: sa palette change, sa peinture acquiert plus de rigueur et de stabilité dans la construction, son approche des lieux est plus systématique avec des ?uvres formant des séries offrant des vues complémentaires d'un même site. L'exposition permet de mettre également en lumière le caractère très personnel de la technique de Sisley. D'une part, afin d'enregistrer les effets que la lumière du ciel peut avoir sur les éléments du paysage, il établit d'abord l'arrière-plan, travaillant ensuite les plans plus rapprochés, ce qui confère au ciel dans l'équilibre final de la composition, un rôle largement aussi important que les divers aspects du site. D'autre part poussé par la nécessité de travailler rapidement, il établit directement sa composition sur la toile préparée en blanc d'abord au crayon puis avec un pinceau fin chargé de bleu, de telle sorte que la trace de cette première mise en place conserve tout son rôle dynamique dans la composition finale.L'exposition présente une sélection de 70 peintures couvrant toute la carrière de l'artiste. Prêtées par les plus grands musées européens et de nombreux musées américains, beaucoup des ?uvres n'ont pas été vues en France. Itinérante, cette exposition est d?abord présentée à Ferrare, Palazzo dei Diamanti (17 février-19 mai 2002), à Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza (6 juin-15 septembre 2002).
Roquebert Anne ; Dumas Ann ; Druick Douglas-W ; Gr
Marchand de Cézanne et de Gauguin, historien de Degas et de Renoir, Ambroise Vollard (1866-1939) reste incontestablement le marchand d'art le plus audacieux au tournant du XXe siècle. Grâce à son intuition et à son savoir-faire commercial, il a rapidement occupé une place éminente sur le marché de l'art, non seulement parisien mais aussi international, en révélant des talents encore peu reconnus et en éditant quelques-uns des livres d'artistes les plus novateurs. Son implication dans l'édition d'estampes, jusqu'aux collaborations avec Picasso dans les années 1930, fut également décisive. Pourtant, cet homme reste une énigme, même si les Archives Vollard, complétées par d'autres documents, ont permis aux auteurs de cet ouvrage de mieux connaître ses activités et ses relations avec les artistes. Les deux cents ?uvres majeures reproduites ici témoignent de l'influence décisive qu'exerça ce galeriste hors normes sur le développement de l'art moderne. Ce catalogue est accompagné d'un Cd-rom offert, regroupant l'ensemble des notices relatives aux ?uvres exposées à Paris, une chronologie détaillée de la vie d'Ambroise Vollard et la liste des expositions que le marchand a organisées dans ses galeries.
Dumas Alexandre ; Hannedouche Cédric ; Dimmers Ann
En 1815, Edmond Dantès est un jeune marin à qui l'avenir sourit, mais son bonheur fait des envieux et il est victime d'un terrible complot. Emprisonné dans la prison du château d'If, Edmond parviendra-t-il à s'échapper et à retrouver la vie qui l'attendait ?? La collection Boussole Cycle 3 propose : - des livres richement illustrés qui invitent les enfants de CM1-CM2 à devenir des lecteurs confirmés ; - des textes de qualité pour transmettre le plaisir de lire et construire une culture littéraire et artistique ; - un catalogue composé d'oeuvres patrimoniales et de littérature jeunesse contemporaine ; - dans chaque ouvrage un dossier de lecture et des ouvertures culturelles pour prolonger le plaisir de la lecture.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.