Paul Painlevé. Science et politique de la Belle Epoque aux années trente
Anizan Anne-Laure ; Berstein Serge
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753520806
Un personnage majeur de la Troisième République sort de l'ombre grâce à cette biographie. Député pendant vingt-trois ans, Painlevé est à quatorze reprises ministre, le plus souvent de la Guerre, et par trois fois président du Conseil. Painlevé est un homme de gauche, mais il n'adhère ni à la SF10, ni au parti radical. Comment percer à l'heure où les partis s'imposent ? Painlevé est un pacifiste, mais il devient ministre de la Guerre. Comment concilier désir de paix et responsabilités gouvernementales ? Painlevé croit aux bienfaits de la science, mais il l'engage dans la guerre. Comment articuler scientisme et mobilisation nationale ? Painlevé est un notable respecté, mais il suscite l'intérêt des médias. A quelles fins utiliser cette exceptionnelle couverture médiatique ? Les réponses, qui permettent de mieux connaître l'homme, apportent plus généralement un éclairage sur une société politique et une communauté scientifique marquées du sceau de la transition.
Nombre de pages
442
Date de parution
09/11/2012
Poids
726g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753520806
Titre
Paul Painlevé. Science et politique de la Belle Epoque aux années trente
Auteur
Anizan Anne-Laure ; Berstein Serge
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
726
Date de parution
20121109
Nombre de pages
442,00 €
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Ce livre nous fait découvrir un homme spirituel pas comme les autres. Du jeune adolescent qui entre dans une relation personnelle avec Jésus, au vieil homme « usé jusqu'à la corde » chez qui l'amour de la Trinité est un feu dévorant, Jean-Émile Anizan se découvre dans une double fidélité. L'amour de Dieu est en lui source jaillissante d'un autre amour : celui du peuple, auquel il consacre toute sa vie de religieux, prêtre et apôtre. À travers une vie apostolique intense et traversée d'épreuves crucifiantes, il s'identifie de plus en plus à Jésus, Fils du Père et Bon Pasteur, « en vrai Fils de la Charité » qui est Dieu même. Et c'est pourquoi, lorsqu'il fonde une congrégation vouée à l'évangélisation du monde populaire, le nom de Fils de la Charité lui vient tout naturellement à l'esprit.
Ancien supérieur général d?une congrégation religieuse française, destitué en janvier 1914 par le pape Pie X, le père Anizan se porte volontaire en août 1914 pour servir à 61 ans comme aumônier militaire dans la région de Verdun. Son Journal de la Guerre de 1914 et les lettres publiés dans ce livre relatent la vie quotidienne d?un aumônier auxiliaire, sans statut officiel dans l?armée, près de la ligne de front, d?août 1914 à février 1916. La guerre hante ces pages non pas sous la forme d?une épopée, mais sous les traits d?un fléau meurtrier et destructeur. Le prêtre assure une présence régulière, auprès des soldats, dans les villages, les forts et les tranchées, nouant avec eux des relations confiantes et parfois amicales. Il exerce son ministère dans les lieux mêmes où vivent les combattants, adaptant son action aux conditions imposées par la guerre. Dans ces textes, affleurent aussi son état d?esprit, ses conceptions politiques et sociales, sa spiritualité, ses représentations de la guerre et des belligérants, sa réflexion sur son avenir personnel. Parmi tous les témoignages sur la Grande Guerre, le père Anizan livre au fil de ces pages une manière particulière de voir les hommes et les évènements.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.