Les Français et les armes à feu de 1789 à nos jours. Hommage à François Cochet
Andurain Julie d' ; Audigier François ; Grandhomme
HEMISPHERES
26,00 €
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EAN :9782377010158
En France, le rapport à l'arme à feu semble passionnel. Il fait ici l'objet d'une somme de communications novatrices. Les armes à feu renvoient les Français à leur histoire nationale, du fusil 1777, symbole aussi bien de la prise de la Bastille que de la révolte vendéenne, au Lebel, qui incarne la Grande Guerre et au pistolet-mitrailleur MAT 49 qui dit tant aux anciens d'Algérie. Mais l'imprégnation de la société civile par les armes à feu mérite aussi d'être appréhendée. En effet, la chasse joue encore un rôle économique et culturel non négligeable dans la société française, plus que dans d'autres cultures nationales européennes ; témoins, les 150 000 licenciés de clubs de tir sportif et les nombreux et dynamiques magazines consacrés à l'armement, à commencer par la fameuse Gazette des armes. Régulièrement, l'opinion s'émeut du trafic d'armes de guerre et de la circulation croissante de kalachnikov dans le Milieu ou dans les "quartiers". Devant le nombre élevé de morts par arme à feu en France (environ 1600 par an, y compris les suicides), certains réclament des réglementations plus contraignantes. Cet ouvrage éclaire cette particularité française jusque-là largement délaissée par les chercheurs. Il l'inscrit dans une perspective historique mais aussi résolument interdisciplinaire : regards militaires comme civils, juridiques, anthropologiques, médicaux. Il s'agit d'étudier, en partant de la Révolution, comment ce modèle français du rapport à l'arme à feu s'est construit dans la durée. L'occasion de revenir sur des moments forts : la Révolution qui casse le privilège d'Ancien Régime pour faire de la possession de l'arme à feu un droit civique, l'instauration du service militaire qui fait de l'arme à feu un objet presque familier, la législation d'avril 1939 de restriction et classement des armes, l'occupation allemande, la législation de Vichy et les parachutages d'armes à la Résistance dont beaucoup ne seront pas restituées à la Libération, les décrets de 1973/1993/1998/2011 qui régissent la possession et l'utilisation des armes à feu par les particuliers.
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Nombre de pages
425
Date de parution
24/04/2018
Poids
670g
Largeur
160mm
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EAN
9782377010158
Titre
Les Français et les armes à feu de 1789 à nos jours. Hommage à François Cochet
Auteur
Andurain Julie d' ; Audigier François ; Grandhomme
Editeur
HEMISPHERES
Largeur
160
Poids
670
Date de parution
20180424
Nombre de pages
425,00 €
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Dans ses fondements intellectuels comme dans son action, le projet expansionniste français a toujours été plus colonial qu'impérial. Pour le comprendre, il faut revenir aux origines, c'est- à-dire aux principes définis par les principaux responsables du " parti colonial ". C'est ce que fait l'auteur de cet ouvrage, à travers le parcours et les écrits de ses principaux penseurs. Parmi eux, des figures notoires telles que Jules Ferry, Théophile Delcassé ou Félix Faure. Mais aussi des personnalités beaucoup moins connues qui ont été, par leur pensée ou leur action, les principaux acteurs du " parti colonial " : Paul Dislère, Auguste Terrier, etc. Un ouvrage de référence pour les historiens, mais aussi pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire coloniale française, et tout particulièrement
Une carrière époustouflante pour un général hors du commun. La silhouette fine et élancée du général Henri Gouraud, avec des yeux bleus perçants encadrés par une barbiche empire, est bien identifiée durant l'entre-deux-guerres, car le " glorieux manchot ", né en 1867, amputé du bras droit aux Dardanelles, est le seul officier autorisé à saluer du bras gauche. Tout au long de sa carrière, il a su gagner l'estime de ses hommes qui voient en lui un officier courageux et soucieux de leur sort. Grand vainqueur de Ludendorff en juillet 1918, gouverneur militaire de Strasbourg reconquise, le général Gouraud est adulé par les Français en 1919, au point que l'on parle de lui pour le maréchalat. Sa carrière commence pourtant bien avant : à peine sorti de Saint-Cyr, il demande à partir en Afrique. Dans le sillage de Gallieni et de Joffre, il fait son apprentissage d'officier colonial, métier complexe où il n'est pas seulement soldat, mais également topographe, bâtisseur, administrateur et diplomate. Successivement explorateur du Tchad, conquérant de la Mauritanie, il est surtout un brillant disciple du général Lyautey au Maroc, entre 1912 et 1914. Après la Première Guerre mondiale, auréolé de gloire, il est envoyé au Levant par Clemenceau pour mettre en place la politique mandataire en Syrie et au Liban. Malgré des moyens limités, il réussit tant bien que mal à faire vivre le mandat, au prix d'une forte opposition de Mustapha Kemal et de Fayçal, fils d'Hussein de La Mecque. Revenu en France en 1923, il est nommé gouverneur militaire de Paris et membre du conseil supérieur de la guerre. Soucieux de la mémoire de ses soldats, il fait ériger le monument aux Morts des Armées de Champagne à Navarin, dans la Marne, où il demande à être enterré après sa mort en 1946.
Pour avoir été le bras armé de la colonisation, les troupes coloniales n'ont à l'évidence pas bonne presse, à moins que l'on en ait une vision caricaturale opposant les figures les unes aux autres : spadassins ou sabreurs de la République pour les uns, héros tour à tour conquérants, explorateurs et bâtisseurs pour les autres. Symbole de souveraineté, les troupes coloniales ont en réalité été l'un des instruments de la République, nées dans le sillage de la défaite de 1870, pour laver un affront et soutenir la place de la France au sein de ce que l'on appelait alors " l'équilibre des Puissances ". Armée de " l'outre-mer ", armée de la " plus grande France ", les troupes coloniales ne parviennent cependant jamais à devenir véritablement une " armée impériale ". Cette incapacité à exister en tant qu'armée impériale constitue d'une certaine manière la marque de leur échec en tant qu'outil militaire. Mais leur faillite est en réalité celle de toute une politique. Elle annonce déjà la décolonisation.
Résumé : Grâce aux 200 clichés les plus étonnants, Gouraud photographe invite le lecteur à un passionnant voyage photographique, en Orient, il y a un siècle?
La Révolution islamique de 1979 a remplacé une monarchie pro-occidentale par un régime théocratique déterminé à s'opposer à l'influence américaine au Moyen-Orient. Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran ont dès lors été marquées par une méfiance réciproque, des divergences idéologiques et des rivalités géopolitiques, que sont venus renforcer des événements décisifs tels que la crise des otages de l'ambassade américaine, le soutien de l'Iran à des groupes non étatiques anti-américains et l'imposition de sanctions économiques menées par les Etats-Unis. Les Etats-Unis considèrent l'Iran de la République islamique comme une force déstabilisatrice. en invoquant ses ambitions nucléaires, son programme de missiles balistiques et de drones et ses interventions régionales en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. A l'inverse, l'Iran perçoit les politiques américaines - y compris le soutien apporté dans tes années 1980 à Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak, la campagne de "pression maximale" et les alliances avec l'Arabie saoudite et Israël - comme des tentatives visant à l'affaiblir. Les efforts de rapprochement sont restés fragiles et de courte durée ; en 2018, le retrait des Etats-Unis, sous administration Trump, de l'accord de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien, a ravivé les tensions. Cet ouvrage n'est pas une énième histoire de la politique étrangère américaine vis-à-vis de l'Iran : il se propose d'étudier les liens humains, les réseaux informels sportifs, religieux, universitaires, les intermédiaires, les relations économiques et les sanctions économiques des Etats-Unis contre la République islamique, et met en lumière l'évolution des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran depuis 1979 en analysant l'impact durable de la Révolution islamique, le rôle des perceptions réciproques et les implications pour la sécurité régionale et mondiale. En mettant en évidence tes dynamiques de confrontation et de dialogue à travers l'étude des réseaux informels et des intermédiaires entre Washington et Téhéran, il éclaire un sujet décisif pour la stabilité du Moyen-Orient et plus que jamais d'actualité.
Pour les Grecs, le despotisme était le mode de gouvernement rencontré chez les barbares asiatiques qui, parce qu'ils étaient esclaves par nature, se soumettaient volontairement à un souverain héréditaire absolu. La tyrannie en revanche était un moment temporaire dans l'histoire des cités. Le concept de despotisme oriental est repris par les Européens pour décrire l'Empire ottoman d'abord sur le mode d'une menace organisée et implacable, ensuite comme un système au rendement toujours décroissant. Les descriptions du système soviétique au XXe siècle ont suivi ces deux étapes. Bien souvent, au XVIIIe siècle, la référence au despotisme est une critique plus ou moins voilée de la monarchie absolue européenne. En revanche, le " despotisme éclairé " sert à justifier un passage en force pour établir des réformes jugées indispensables. Dans le dernier tiers de ce siècle, il sert de justification aux projets de conquête coloniale dans l'Ancien Monde. Cette conquête, qui voudrait se poser comme libératrice, trouve finalement sa justification dans le despotisme éclairé (fardeau de l'homme blanc, mission civilisatrice). La modernisation autoritaire de ces pays reprend ainsi tout ce discours tout en utilisant une référence identitaire de nature essentialiste. Ainsi un discours produit pour justifier la domination de l'autre peut servir aujourd'hui la perpétuation de régimes autoritaires par les pouvoirs qui régissent les pays concernés rejetant comme étrangères les doctrines libérales. Tels sont les différents aspects du concept de " despotisme oriental ", envisagé dans son historicité et réactivé à la lumière des réalités du monde d'aujourd'hui, qui sont abordés dans ce volume issu d'un colloque tenu au Collège de France en juin 2024.
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.