Corps de bois, souffle humain. Le théâtre de marionnettes Wayang Golek de Java Ouest
Andrieu Sarah-Anaïs ; Amselle Jean-Loup
PU RENNES
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EAN :9782753528550
Le wayang golek purwa est un théâtre de marionnettes éminemment populaire aujourd'hui en pays Sunda, à l'Ouest de Java en Indonésie. Pratique complexe dans ses dimensions sociales et artistiques, le wayang golek est proclamé en 2003 Chef-d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'Unesco, au sein de la candidature générique du " Wayang indonésien ". L'ouvrage décrit et discute le passage d'un patrimoine familial à un patrimoine commun, national, mondial. L'analyse anthropologique mêle ainsi l'étude des politiques culturelles au sein des jeux d'espaces de ces différentes échelles, l'examen de concepts globaux, l'étude détaillée du parcours de cette première candidature de l'Indonésie au patrimoine immatériel de l'Unesco et la réalité ethnographique du wayang golek. Du processus de patrimonialisation officielle surgissent ainsi des enjeux multiples, telle la construction d'une identité et d'une culture nationales, ou encore la spectacularisation et la folklorisation du wayang golek, sa conversion en un produit à exporter, une ressource à mobiliser et à exploiter. Le patrimoine devient un capital à faire fructifier dans l'intérêt notamment économique d'une région touchée de plein fouet par les crises financières de 1997 et fin 2008, au sein d'un État engagé dans un processus politique complexe de démocratisation au sortir des trente ans du régime autoritaire de l'Ordre Nouveau (1967-1998). Loin de se limiter à l'étude de la juxtaposition du concept international de patrimoine immatériel à un contexte local spécifique, l'ouvrage montre comment, par leurs pratiques, les acteurs du wayang golek se réapproprient ce signifiant nouveau, tout en apportant à leur tour des éléments à la réflexion générale sur le patrimoine dont le wayang golek fonctionne comme un métadiscours au sein de la société sundanaise contemporaine.
Nombre de pages
396
Date de parution
12/06/2014
Poids
1 044g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782753528550
Titre
Corps de bois, souffle humain. Le théâtre de marionnettes Wayang Golek de Java Ouest
Auteur
Andrieu Sarah-Anaïs ; Amselle Jean-Loup
Editeur
PU RENNES
Largeur
175
Poids
1044
Date de parution
20140612
Nombre de pages
396,00 €
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En proposant une ethnographie de situations observées localement, cet ouvrage entend aller à l'encontre d'une vision universaliste vs particulariste de la globalisation. Envisageant les catégories forgées par et pour le Nord comme étant avant tout situées - ce qu'elles sont par définition -, il interroge à nouveau frais les processus de traduction, c'est-à-dire d'appropriation créative, de ces catégories qui s'ancrent dans des lieux et des histoires, et produisent de nouveaux imaginaires qui, à leur tour, circulent pour participer pleinement de la globalisation. Il questionne les logiques et les valeurs sous-jacentes aux pratiques, qui sont autant de leviers de l'identité, de la cohésion sociale et de la mobilisation collective. Il analyse enfin les capacités d'actions, mais aussi les contraintes des musiciens et des danseurs qui réévaluent ainsi le rapport entre le local et le global selon les moyens qui sont à leur disposition et leurs stratégies propres. Au final, sans jamais minimiser les forces uniformisatrices de la globalisation, cet ouvrage analyse, à travers le prisme du champ artistique, la fabrique de "modernités multiples" à la fois distinctes de celle du Nord et en dialogue permanent avec elle.
Cet ouvrage, qui réunit les contributions d'artistes, chercheuses et chercheurs aux ancrages académiques et disciplinaires divers, analyse les dynamiques circulatoires de danseuses et de danseurs, d'hier et d'aujourd'hui. L'hétérogénéité de ces études favorise la saisie de logiques singulières et de comparaisons transnationales et transhistoriques, révélant la fécondité du champ de recherche exploré. L'étude des mobilités chorégraphiques articulée à celle de la construction des carrières et des dynamiques de genre, éclaire les parcours individuels d'artistes qui défient les cadres normatifs et agissent comme des ferments qui innervent le corps social, activent la vie artistique et suscitent des changements dans les pratiques des territoires traversés. Dans la lignée des décentrements proposés par les études postcoloniales et décoloniales, l'ouvrage accorde une large place aux circulations périphériques et aux micro-mobilités qui se réalisent à l'échelle locale, régionale ou nationale, ainsi qu'aux communautés artistiques translocales. Cette perspective permet de mettre en lumière la création de nouveaux espaces artistiques, de logiques de réancrage spécifiques et in fine de la production renouvelée du local et du patrimoine culturel.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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