Généralissime Souvorov. Père de ma doctrine de guerre russe (1729-1800)
Andolenko Serge ; Lieven Dominic
DES SYRTES
23,00 €
Epuisé
EAN :9782940523375
Qui était le généralissime Alexandre Souvorov (1729-1800) ? Le barbare qui a massacré les citoyens de Varsovie en 1794 ? L'extravagant énergumène dont les excentricités frappaient l'imaginaire des Européens ? Le sauvage guerrier qui mit en déroute les armées ottomane et française ? La réalité est plus subtile. Enfant malingre, Alexandre Souvorov n'a qu'une passion : l'art militaire. Et c'est à force de volonté qu'il se taille son chemin dans l'armée impériale. "Vaincs-toi, tu seras invincible !" est le mot d'ordre qu'il inculquera à ses soldats. Cultivé, lettré, armé de connaissances de la littérature classique, Souvorov a permis la renaissance de l'armée de Pierre le Grand. Son génie tenait en ces trois principes : le coup d'oeil, la rapidité et le choc. Son Art de vaincre, résumé de sa science militaire, étonnait ses contemporains. Ses décisions imprévisibles et, à première vue, funestes lui ont pourtant valu ses victoires : il livra soixante-trois batailles, et les remporta toutes. Seul Jules César peut lui être comparé dans l'art de la guerre. Mais son originalité et sa modernité tiennent en ce que pour lui, à une époque où les soldats n'étaient que chair à canon, l'homme représentait sa préoccupation première. Education, formation, humanité, hygiène sont les qualités qu'il exige de la troupe. Le soldat est son frère, à qui il s'adresse dans son langage qui, tout comme son comportement désintéressé et fantasque, étonnera et offusquera les généraux issus de la noblesse européenne. Le livre du général Serge Andolenko, solidement documenté, relate la vie, les idées et l'héritage d'un des plus célèbres meneurs d'hommes de l'histoire, personnage haut en couleurs, génie militaire qui contribua à la renaissance de la Russie.
Nombre de pages
344
Date de parution
11/02/2016
Poids
522g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782940523375
Titre
Généralissime Souvorov. Père de ma doctrine de guerre russe (1729-1800)
Auteur
Andolenko Serge ; Lieven Dominic
Editeur
DES SYRTES
Largeur
149
Poids
522
Date de parution
20160211
Nombre de pages
344,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« Si la France n'a pas été effacée de la carte de l'Europe, c'est avant tout à la Russie que nous le devons », déclare le Maréchal Foch à la fin de la Première Guerre mondiale.?uillet 1914 : Nicolas II décrète une mobilisation générale et engage sept millions d'hommes aux côtés de la France, son armée est une des meil- leures et attaque le front est, affolant l'état-major allemand qui déplace des troupes du front ouest en renfort (voici une des explications du miracle de la Marne et de ses taxis).En 1915, l'industrie russe, à la traîne derrière l'industrie allemande, compense par de très lourdes pertes humaines son infériorité en équipements : les soldats récupèrent les armes de leurs camarades morts, les combats se poursuivent à la baïonnette, au couteau, et même à mains nues. Cette hécatombe permet malgré tout d'affaiblir les Allemands, qui proposent une paix séparée à Nicolas II : elle est rejetée et la boucherie se poursuit.En 1916, c'est Verdun et l'offensive de la Somme, le front oriental est relativement épargné, les Russes en profitent pour s'approvisionner et s'équi- per, puis lancent deux offensives décisives en Bessarabie et dans le Caucase. L'espoir revient pour les Alliés.Mais arrivent 1917 et l'abdication de Nicolas II. Les soldats qui avaient combattu pour la Patrie, Dieu et le Tsar sont perdus, le gouvernement pro- visoire proclame sa volonté de poursuivre la guerre, tout en donnant des ordres incohérents : l'armée est détruite de l'intérieur. Pour l'auteur, « la révolution n'est pas une conséquence d'une prétendue défaite militaire ; la révolution serait plutôt la cause première de la destruction de l'armée ».Alors que les commémorations du 11 novembre 2016 ont rendu un hommage historique aux soldats russes, morts aux côtés des soldats français, l'ouvrage de Serge Andolenko tente de soigner une amnésie générale en démontrant le rôle oublié de la Russie impériale pendant la Première Guerre mondiale.
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