Les Grands Ensembles constituent, encore aujourd'hui, un des centres d'intérêts qui alimentent les préoccupations des champs sociaux divers : le champ politico-médiatique, le champ universitaire ou savant, le champ économique, etc. Et l'actualité que nous vivons en France depuis quelque temps ne semble pas démentir cette réalité. En identifiant quotidiennement ces ensembles de logements sociaux, génération après génération, par rapport aux questions sociales qu'ils révèlent ou dont ils font l'objet, tout semble indiquer qu'il leur est pratiquement impossible d'accéder au statut noble de patrimoine architectural, esthétique, historique ou symbolique. Tentant de se démarquer des sentiers classiques sur lesquels reposent les analyses du patrimoine architectural - surtout ancien - l'auteur ose, dans cet ouvrage, restituer sociologiquement les mécanismes sociaux qui obstruent l'élection de ces logements au statut de patrimoine architectural reconnu par tous au même titre que certaines Habitations Bon Marché. Par un travail de questionnement et de description, cet essai, en s'appuyant sur des travaux existants sur la question des Grands Ensembles, entend également contribuer à la remise en débat de la question de la légitimité du patrimoine dit contemporain au-delà de la simple opposition Tradition-Modernité.
Nombre de pages
175
Date de parution
01/01/2007
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296024793
Titre
Les grands ensembles. Un patrimoine paradoxal
ISBN
2296024793
Auteur
Amougou Emmanuel ; Cuillier Francis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20070101
Nombre de pages
175,00 €
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Les populations immigrées, ou plus précisément les fractions des diasporas mobilisées sur le territoire hexagonal ou ailleurs, entretiennent les mêmes croyances aux appartenances - fictives ou réelles - à base ethnique. Celles-ci constituent un des ressorts essentiels des mobilisations et revendications collectives ou individuelles caractéristiques de ces populations. Ce sont les mécanismes et les pratiques liées à ces imaginaires, presque massivement partagés, que tente d'explorer cet ouvrage.
Les rapports de domination sociale constituent, sans aucun doute, ceux qui passent les plus inaperçus tant les discours et les pratiques des professionnels, mais également ceux des individus ordinaires, appréhendent les formations urbaines en termes de fatalité. Une représentation fataliste qui s'accentue avec les effets que produit le phénomène de la mondialisation sur les espaces urbanisés. Ne parle-t-on pas de "villes mondiales", "villes mondes" ou de "villes globales"? Face à ces situations qui interpellent les différents champs sociaux (politique, économique, urbanistique et architectural, scientifique et/ou intellectuel, etc.), la mise à contribution des experts en tous genres est devenue une nécessité. Une telle contribution ne peut s'exercer en faisant abstraction du fait que les villes constituent non seulement des lieux de pouvoir, mais aussi de cristallisation spatiale et sociale des différentes formes de domination. Tenter de questionner les implications et investissements des experts issus du champ des sciences sociales, plus particulièrement la sociologie, dans les dispositifs étatiques tels que les politiques de ville ou d'autres, c'est soumettre la réflexivité du chercheur à l'épreuve d'objets de recherche ou d'étude dont il n'est pas l'auteur. C'est à partir de l'analyse de quelques situations que s'est élaborée la problématique de ce que l'on peut entendre par "domination urbaine", qui ne saurait se limiter aux seuls effets que produisent les villes sur les espaces ruraux ou périurbains.
Si l'auteur s'intéresse à la situation des étudiants noirs d'Afrique en France ou d'ailleurs. c'est davantage pour s'opposer à deux attitudes devenues naturelles : la culpabilisation permanente de la France par les Africains et la légitimation des pratiques et discours des Africanistes. C'est sans doute au cours de leurs itinéraires universitaires — AFRIQUE - FRANCE - AFRIQUE — que se construit la médiocrité qui accompagne une bonne partie de ces étudiants noirs. Une lecture des comportements liés à ce parcours doit rompre courageusement avec les prêts-à-penser idéologiques qui inclinent les diplômés africains à justifier l'injustifiable.
Au moment où les résultats des luttes de libération de la femme suscitent de nouvelles interrogations en Europe, quel regard peut-on porter sur l'émancipation de la femme africaine aujourd'hui ? Au-delà du voile de la consommation de masse et de la recherche des solutions vitales nécessaires aux détresses sociales, un regard sur la condition des femmes noires en France ou en Afrique implique une autre lecture. Celle qui s'appuie sur la mise à jour des pesanteurs sociales dont les effets conduisent les Afro-métropolitaines à revendiquer inconsciemment leur dépendance par rapport aux hommes. Une telle attitude ne peut qu'amener les Africaines à transformer les conditions objectives de leur émancipation en stratégies d'affirmation de leur " identité féminine " à l'intérieur de l'espace qui s'est historiquement construit sur et autour de leur féminité.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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