Une chanson, qu'y-a-t-il à l'intérieur d'une chanson ?
Amont Marcel
SEUIL
20,30 €
Epuisé
EAN :9782020225816
Qu'est-ce qu'une chanson ... Comment ça vient ... Le succès, à quoi ça tient ... Marcel Amont, interprète et auteur, infatigable questionneur, a rencontré cent vingt compositeurs, musiciens, chanteurs parmi les plus célèbres de ce temps. Les explications de Lebel, Lemesle, Aznavour, Delanoë, Nougaro, Moustaki, Lemarque et bien d'autres sont passionnantes. On trouve là Mireille, Druon, Higelin, David Mc Neil, Françoise Giroud, Philippe Labro, Pierre Perret, entre Scotto, Brassens, Trenet, Henri Contet, Souchon, Salvador, Roda-Gil, Gainsbourg, les Rita Mitsouko, les Négresses Vertes et (autres) ratons laveurs, mais le succès, à quoi ça tient ... « Ce qui est valable pour une centrale électrique, une bicyclette ou une cage à lapins, n'a pas cours dans la chanson ; ou plus exactement dans son essor vers ce qu'on appelle aujourd'hui un tube. Pourquoi certaines marchent-elles ? Car il en existe des millions dans les tiroirs ; de celles qui n'en sortent jamais comme de celles qui y retournent. Tant que le succès populaire fera des pieds de nez aux prévisions, aux analyses, aux cuisines infaillibles, aux plans quinquennaux, aux stratégies élaborées, tant qu'il sera régi par les lois du mystère, du hasard des rencontres, de l'humeur des temps et des caprices du goût, tant que les auteurs en resteront aux suppositions, aux affres de l'incertitude, la chanson a de beaux jours devant elle. S'il advient que les « scientifiques », les branchés, les mercantisaient le dernier mot, la dernière note, « les cieux seront frappés d'alignement » et il faudra trouver autre chose pour rêver. » Marcel Amont Pour l'heure ce livre est unique en son genre, car il va au plus intime de la création, c'est une mine de confidences étonnantes, d'historiettes, de paillettes, d'étincelles, de magie et de mystères, comme une? chanson...
Nombre de pages
416
Date de parution
07/11/1994
Poids
490g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782020225816
Titre
Une chanson, qu'y-a-t-il à l'intérieur d'une chanson ?
ISBN
2020225816
Auteur
Amont Marcel
Editeur
SEUIL
Largeur
145
Poids
490
Date de parution
19941107
Nombre de pages
416,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après le succès de son précédent ouvrage sur la chanson en forme de question, Marcel Amont double la mise. Structuré en deux parties : Ça se dit, ça s'écrit et puis Ça se chante (la plus intéressante pour nous), cet ouvrage ? signé par un des plus grands hommes de music-hall français du XXe siècle ? explore quelque 500 chansons et en décortique les phrases ou les vers les plus forts. Mais Marcel Amont ne se contente pas d'explorer et de décortiquer, il classe et propose même des citations qui pourraient se chanter. Citations glanées mais aussi citations suées : "Quand tes yeux sont mi-fermés, ta bouche est entr'ouverte, j'aime ta façon de faire les choses à moitié", ces dernières deviendront peut-être la base des chansons de demain... À lire par tous les auteurs en herbe et même ceux qui ont déjà fleuri.
Il m'est déjà arrivé de raconter ma vie ailleurs, noir sur blanc, de conter par le menu les péripéties d'une existence promise à la stabilité d'un marin d'eau douce et devenue celle d'un corsaire au long cours... Cette fois-ci, on attendait de moi que, dépassant le simple cadre de la narration, je retire de ma vie une substantifique moelle digne d'intérêt et susceptible d'être transmise au plus grand nombre. Seul un regard neuf pouvait m'aider à accomplir cette tâche. J'ai trouvé sous mon nez ce regard fraternel : celui de... mon fils Mathias ! Si nous avons décidé de rédiger les pages du présent ouvrage à la première personne du singulier, elles furent, en permanence, "jouées" à quatre mains." Dans ce témoignage touchant, drôle et sincère, Marcel Amont partage son expérience de vie. Ce qui l'a conduit sous les lumières du music-hall, comment il a vécu à l'ombre des spots, ce qu'il a appris de l'existence. A l'aube de son 90e anniversaire.
- Marcel, raconte! Mais Marcel n'avait pas le temps d'écrire des mémoires, vous pensez bien. Avec sa silhouette de coureur de fond, il a traversé les huit dernières décennies à la vitesse du son, à cavaler après le chapeau de Mireille. Et n'allez pas croire que s'il nous livre enfin quelques souvenirs, c'est parce qu'il a décidé d'arrêter la course et de pratiquer en professionnel la sieste sous sombrero. Bien au contraire. Des projets, il en a à foison. Après avoir écouté son dernier disque (le bien nommé Décalage horaire) et en attendant son prochain spectacle, vous allez pouvoir le suivre au petit trot dans la galerie des souvenirs considérables, où déambulent à jamais les frères Prévert et Francis Blanche, les Platters, Jacqueline Auriol, Kessel, Ladoumègue, Bokassa 1er, Sardou et Lama, Bedos et Mitterrand, Cavanna et Reiser, Vian, Brel, Aznavour, Bardot, Piaf, Nougaro... Tant d'autres, tous bien vivants, bras dessus bras dessous... Et Brassens, bien sûr, l'inamovible, l'irremplaçable, le tutélaire. Vous verrez: avec Marcel, 80 ans, c'est vite passé. Mais dites-vous bien que ce n'est qu'un début.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...