Telle une Shéhérazade de la douleur vécue, Ghanima nous épine une trentaine de textes, écrits entre janvier 1989 et février 2018, le chapelet de ses écrits comme autant de stations incandescentes qui ravivent la mémoire d'une séquence tragique, vécue par un peuple impuissant et dépassé par les enjeux d'une lutte souterraine, peuple qui reste témoin incrédule et résigné. Comme une interrogation ouverte à une tragédie à ciel ouvert, à ce jour aussi sauvage qu'inattendue, Ghanima vous pose " sa pluie de mots / qui martèlent l'âme /parce que l'espoir a courte vie / au coeur de la bataille. " Au fil de ses textes, scansions et méandres éphémérides, nous allons avec elle dans cette marche de douleur " comme on marche sur la braise ". Etait-ce la voie pour une résilience quand on sait que les assassins, à visage découvert, ont bénéficié d'une amnistie indécente et de ce fait ravivent la béance de la plaie et gardent ouvertes les cicatrices indélébiles ? Ghanima aura eu le mérite, par ses mots, par le partage qu'elle nous fait de son humanité, de nous faire revivre ce que nous n'oublierons jamais. Puissent ses textes être portés au fronton de notre mémoire commune. " Farid Mammeri Poète et artiste peintre
Nombre de pages
86
Date de parution
11/06/2018
Poids
160g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782904201868
Titre
De sang et d'espoir
Auteur
Ammour Ghanima ; Mingot-Tauran Françoise
Editeur
WALLADA
Largeur
145
Poids
160
Date de parution
20180611
Nombre de pages
86,00 €
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Il était audacieux de repartir d'une épopée qui emprunte à la fois à la littérature italienne du 16ème siècle La Jérusalem délivrée du Tasse, et au livret de Quinault Armide pour l'opéra de Lully, thème qui avait déjà inspiré Desmarets, Cocteau, Audiberti, Godard... La pièce décrit le mouvement paradoxal des affects et des corps, leur inadaptation fatale à toutes les cottes de maille mal taillées qui voudraient leur imposer silence. L'histoire de la magicienne musulmane Armide et du croisé Renaud tient de la tragédie grecque, le conflit entre le devoir d'état et l'amour, et du mythe d'Orphée. Sous la plume de l'auteur, le récit est d'abord un drame baroque joyeux où l'intempestive volonté de séduire d'Armide se heurte à l'héroïsme militaire de Renaud longtemps fier d'être le seul à résister à ses sortilèges. " Claude Tuduri RENAUD " Ce texte hors norme délicieusement parodique se lit comme un roman ; il suggère jusqu'au vertige la complexité et les pièges des relations amoureuses, auxquels nous sommes tous sensibles ! " Françoise Mingot-Tauran
Parler d'une " écriture en résistance " à propos d'Henry Bauchau revient à mettre au jour deux éléments qui constituent le ressort intime de son travail de créateur : d'une part, la résistance intérieure à l'écriture dont a toujours souffert l'écrivain, et d'autre part, l'émergence de personnages inscrits dans l'ordre d'une " poétique du non ", par quoi ils refusent toute compromission, ainsi que d'autres figurations littéraires de la force réfractaire. Les analyses menées dans cet ouvrage se focalisent sur l'œuvre narrative de l'écrivain afin de dégager des lignes de fuite théoriques et critiques quant au " devenir " des protagonistes (d'après la pensée développée par Deleuze et Guattari) et de l'écriture qui leur donne jour. Traversant un champ conceptuel qui s'élabore entre théorie littéraire, philosophie " schizo-analytique " et analyse de l'imaginaire, cet essai souligne l'aspect post-moderne de l'œuvre bauchalienne.
Ammour-Mayeur Olivier ; Mahdi Yasmina ; Sanson Her
La structure de cet ouvrage met au jour les croisements des approches analytiques proposées, non moins qu'une analytique des différentiels qui s'y jouent. C'est l'affaire d'une mise en regards des expériences plastiques et d'un dialogue de sensibilités poétiques. A ce titre, l'entretien avec l'écrivain Henry Bauchau sur l'apport des pensées asiatiques dans son oeuvre ouvre de façon singulière cette réflexion. La confrontation des textes théoriques portant sur C Cahun, M Duras, H de Montherlant et P Morand, P Quignard, V Segalen, J Sénac et G Zenou permet la mise en relation de différentes oeuvres esthétiques (arts plastiques, cinéma, photographie, littérature), à partir de quoi il appert que les lectures traversières ici présentées sont la source de tissages entre théories et pratiques (voir les articles de Ch Davenne, S Spriet et Y Mahdi ou les textes poétiques de F Coissard, H Sanson et O Ammour-Mayeur). A travers un même article il convient, en effet, d'interroger les facettes multiples et complémentaires d'un artiste, d'un art, ou encore de circonscrire une quête artistique qui se dessine, à leur enseigne, par le biais des différents supports convoqués. La composition de ces Parallèles et croisées prend corps ainsi, dans les plis et replis de textes à travers lesquels se donnent à entendre des perspectives originales de lecture d'oeuvres-seuils : espaces-limites aux marges des concepts. Ainsi, comme Mireille Calle-Gruber le met en évidence dans sa préface, les Parallèles et croisées fournissent le coeur de la dynamique intrinsèque au volume : "Energeia ou le portrait de l'art des passages".
Victoria Thérame, née à Marseille dans une famille franco-italienne, écrit depuis l'adolescence. Elle publie à vingt-deux ans chez Julliard son premier roman. Une vingtaine de titres paraissent ensuite, surtout aux Editions des Femmes. Bien accueillie à l'étranger, elle est distinguée par de nombreux prix et traductions. Son style novateur a très vite fait l'objet d'études. Elle mène parallèlement à cette oeuvre un combat social et féministe.
Là où la terre s'ouvre sur la mer, tout est possible. Mais un goût d'amertume est le prix à payer pour tant de liberté. Après la publication, en 2009, d'un roman historique de longue haleine (ZOTOS l'Athénien, ou le silence des dieux), Robert Blondel aborde ici la forme courte de la nouvelle. Depuis les rivages marins, il nous entraîne aussi bien aussi bien dans la relecture émouvante d'un grand mythe que dans l'imprévu de récits très contemporains C'est parfois une rencontre presque banale, celle de deux êtres qui ne se reverront plus, mais partagent en silence un secret (François-René). Si l'homme accueilli sur la rive par celle qui ne l'espérait pas se dérobe à son destin, lequel des deux va mourir (La dernière escale) ? La plage, c'est aussi le lieu où, comme des épaves, viennent s'échouer les souvenirs de ce qui nous a donné notre force (En face), de ce qui nous a meurtris (L'aquarelle), ainsi que les simples impressions ressurgies de l'enfance (Marée montante) et de l'adolescence, même si notre mémoire les a déformés ou enfouis (Avec le temps...). Le danger qui nous y guette n'est pas toujours celui attendu, que l'on imagine devoir affronter les hommes (Une liberté folle) ou les fortunes de mer (Passé décomposé). .