La cauchemar de Don Quichotte. Sur l'impuissance de la jeunesse d'aujourd'hui
Amiech Matthieu ; Mattern Julien
CLIMATS
15,30 €
Épuisé
EAN :9782841582631
Comment s'opposer au capitalisme, lorsqu'on s'accommode, jusqu'à la fascination, du genre d'existence qu'il procure et de ce qu'il a fait accomplir aux hommes ? La disparition, sous les coups de boutoir de l'industrie, des formes autonomes de production et d'échange ne semble poser aucun problème aux intellectuels " critiques " et aux jeunes qui les écoutent. Ils se féliciteraient presque de la dépendance quasi-totale de chacun vis-à-vis de l'appareil de production moderne. Ils ne voient pas le danger d'une évolution qui fragilise notre vie quotidienne, en nous mettant à la merci des fluctuations de l'économie et de processus sociotechniques sur lesquels nous n'avons aucune prise. Ils ne voient pas que cette évolution nous accule à la croissance perpétuelle de la production. La gauche persiste encore à promouvoir l'extension des " bienfaits de notre mode de vie " à l'ensemble de la planète. Sans voir que l'Economie apporte à de nouvelles contrées la participation forcée au désastre social et écologique. Dans l'immédiat, la question des conditions de vie ressurgit avec insistance, terrifiante et insoluble. Il ne s'agit pas d'assimiler tous ceux qui disent ?uvrer pour une " mondialisation plus humaine " aux partisans les plus fanatiques de l'ultralibéralisme. Mais il est crucial de souligner qu'il n'y a pas grand sens à plaquer une idéologie de fraternité universelle sur ce que nous sommes en train de faire du monde. La société non capitaliste, que tant de militants appellent de leurs v?ux, pourrait bien ne pas être une société de confort et d'irresponsabilité généralisée - c'est-à-dire l'improbable extension à tous de la situation des privilégiés de notre société inique.
Nombre de pages
174
Date de parution
01/09/2004
Poids
225g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782841582631
Titre
La cauchemar de Don Quichotte. Sur l'impuissance de la jeunesse d'aujourd'hui
Auteur
Amiech Matthieu ; Mattern Julien
Editeur
CLIMATS
Largeur
140
Poids
225
Date de parution
20040901
Nombre de pages
174,00 €
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Résumé : Dans cette courte lettre ouverte à un représentant de la " start-up nation ", Matthieu Amiech analyse l'enjeu du quinquennat d'Emmanuel Macron : renforcer l'emprise du capitalisme de haute technologie sur la vie des populations, si possible avec leur collaboration enthousiaste. Précarisation du marché du travail, chantage " antifasciste " : l'économie collaborative peut se résumer ainsi : faire adhérer les gens à leur propre asservissement.
Résumé : Dans la foulée du Cauchemar de don Quichotte et de La Liberté dans le coma, Matthieu Amiech poursuit l'exploration des ravages de la numérisation sur les sociétés humaines. Internet et les réseaux sociaux sont ainsi le terreau du phénomène complotiste. Mais celui-ci a également pour carburant le nihilisme des oligarchies, qui assument de plus en plus l'appauvrissement des populations et la destruction de la vie sur terre, pour maintenir le système économique en place. Dans une ambiance de fin du monde, le complotisme ne peut que proliférer. Ce livre choisit d'affronter les questions qu'il soulève -- tantot absurdes, tantot légitimes --, en les réinscrivant dans une perspective politique.
Résumé : "Ces évolutions n'ont rien de naturel ou d'inéluctable : elles sont le fruit de décisions technocratiques auxquelles il est possible de s'opposer. Encore faut-il pour cela identifier collectivement leur importance. Or, jusqu'ici, le lien est trop rarement fait entre asservissement économique et usage intensif du numérique, entre régression démocratique et informatisation galopante. Ces questions sont maintenues à la périphérie des discussions politiques. Tel est l'enjeu de notre livre : faire entrer la technologie dans le champ de la délibération politique ; montrer que son développement permanent et programmé est un outil de choix dans l'arsenal des couches dirigeantes, pour réduire à néant les formes de solidarité et de justice sociale existantes, les liens directs entre les gens, les capacités populaires de résistance ; et qu'il est donc possible et indispensable de s'opposer à ce développement - sans être réactionnaire, au contraire."
Il s'agissait donc de s'opposer, d'abord en les critiquant, à l'envahissement de tous les aspects de la vie sociale et individuelle par les produits industriels, et à la colonisation de toutes les activités par les machines, autrement dit à la transformation de l'organisation sociale en une société industrielle où les rapports sociaux sont régis par l'expansion indéfinie de la production et ses impératifs économiques et techniques " (Extrait de l'éditorial)
L'intelligence artificielle générative est entrée dans nos vies au début des années 2020, chamboulant nos pratiques et notre imaginaire. Les débats sont houleux entre technophobes, technosolutionnistes, écologistes, héraults de la souveraineté numérique, promoteurs de la puissance, tandis que la grande majorité des personnes utilisant un smartphone ont pris l'habitude de vivre avec leur Chat, qu'il vienne de Mistral, d'OpenIA ou d'Anthropic... Au même moment, le monde bascule dans une tentation fasciste et un retour à la géopolitique de la force. Un nouveau monde est en train d'apparaître, alors même qu'une autre question déchire l'horizon de ce progrès technologique : celle du vivant, des écosystèmes, de la biodiversité, qui sont autant de domaines qui résistent à toute virtualisation. Le réel reviendrait par effraction en empruntant la voix de la catastrophe. Chacun à sa mesure essaie d'interroger ces bouleversements. Pour ma part, c'est la double question de la vérité et de la création qui m'amène à m'intéresser aux conséquences de l'intelligence artificielle générative, dans la perspective de mettre au jour la structure d'un monde social où l'on s'orientait encore grâce à l'idée de vérité, et la façon dont elle est ébranlée, pour ne pas dire détruite". Dans ce livre magistral, Mazarine M. Pingeot explore la nouvelle grande question de nos temps modernes, et ce qu'il nous revient en propre de vivre et de penser.
L’autrice et philosophe Manon Garcia revient sur sa participation au procès de l’affaire Mazan et sur l’émotion et le choc que cela lui a procuré. Elle tente, par de nombreuses références littéraires, philosophiques et même de la pop culture, de donner du sens à ce qu’elle y a vu et entendu pour dénoncer l’horreur vécue par Gisèle Pélicot tout autant qu’honorer son courage. Elle questionne avec brio et force le monde patriarcal, la culture du viol et de l’inceste ainsi que des notions essentielles qui furent malmenées au cœur de ce procès, comme le consentement. Elle rappelle enfin que tous ces hommes sont des gens ordinaires, que la monstruosité a un visage bien humain et qu’il est, de fait, terriblement difficile dans ce contexte pour les femmes de vivre sereinement avec les hommes.
Résumé : Ce livre n'est pas un réquisitoire contre la cancel culture. C'est un livre-manifeste qui appelle au sursaut d'une gauche universaliste, éprise de justice et de progrès. Qui appelle aussi à la création d'un front populaire, seul capable de lutter contre les nouveaux fascismes qui gagnent le monde. Susan Neiman combat, argument contre argument, l'autocritique accusatoire qui rend la pensée des Lumières coupable des maux que sont le colonialisme et l'esclavage, coupable aussi d'aveuglement et d'eurocentrisme. Elle montre combien les revendications identitaires se révèlent réductrices et essentialistes, en un mot dangereuses. Elle critique le renoncement à l'idée de progrès qui encourage les politiques d'intérêt personnel et condamne toute action d'intérêt général. En quatre brefs chapitres, Susan Neiman redistribue les cartes d'une conversation intellectuelle nécessaire à nos démocraties.
Quelque chose a changé dans nos démocraties concernant la liberté d'expression, mais quoi ? On entend souvent qu'on ne pourrait plus rien dire et, en même temps, que les mensonges et les fake news ne cessent de prospérer, si bien qu'on ne serait plus en démocratie. Or, en s'interrogeant sur les conditions d'émergence de ces discours, il apparaît au contraire que, sans pouvoir tout dire, on n'a jamais pu autant s'exprimer qu'aujourd'hui, et que si le relativisme est nécessaire à la démocratie et au développement de la connaissance humaine, la vérité en politique ne l'est pas moins pour qu'un Etat démocratique le reste.