Anselme va mourir. Mais au lieu de s'annoncer comme un vertige de malheur et de solitude, son approche de la mort se révèle au contraire comme une reconquête de l'univers sensuellement éclaté de sa mémoire. Il est journaliste, il aime sa femme Anna et leurs enfants, son père et sa mère lui sont à la fois très proches et comme étrangers, un certain Ferrand est son ami, peut-être même un double de lui-même. Il a voyagé un peu partout pour les besoins de sa profession : Paris, Saint-Malo, Caen, Chantilly, la vallée du Neckar, et la vision fluide de ses itinéraires lui ont laissé un goût presque tactile pour les corps et les paysages. Par une succession de petites touches mobiles où la cruauté, la jouissance et la lucidité ne cessent d'alterner en se complétant, Anselme s'enfonce dans la douce vérité d'une agonie qui ne ressemble à aucune autre parce qu'elle est celle d'un artiste. Récit où l'on retrouve, condensée à l'extrême, une sensibilité aux êtres et aux choses que l'auteur nous révèle au vol à travers le prisme de son écriture.
Nombre de pages
154
Date de parution
01/10/1987
Poids
160g
Largeur
118mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070711192
Titre
L'Après-midi. Récit
Auteur
Amette Jacques-Pierre
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
160
Date de parution
19871001
Nombre de pages
154,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Hugues, musicien français, va rendre visite à Johann, musicien allemand, qui s'est installé dans une immense maison, sur une hauteur qui domine, sans doute, la vallée du Neckar, non loin de Heilbronn, la patrie légendaire de l'héroïne de Kleist, la petite Catherine... Quand Hugues sera reparti, à la sauvette, Johann expliquera à sa femme de chambre : "Il vient pour me flatter, m'envier. Il vient parce qu'on a le même âge. Il vient voir si je suis aussi fatigué que lui, aussi amer que lui, aussi inquiet que lui. Il vient se regarder dans une glace..." Apparemment, l'Allemand a mieux réussi que le Français. Mais est-ce bien sûr ? Johann, lui aussi, connaît la fatigue, l'amertume de l' "à quoi bon ?", l'angoisse du temps qui passe, la solitude. Même la "présence résineuse de la forêt" se fait parfois trop oppressante, la lumière se ternit. Et pourtant, c'est à la nature qu'il contemple à travers les vastes baies de sa maison que le musicien, hanté par la peur du vieillissement, retrouve, dans le silence de la nuit, le courage de vivre.
Dans Après nous il y a François, écrivain qui aime Hölderlin et la mer, Elisabeth, sa femme, qui préfère rouler seule sur des petite routes ensoleillée de la campagne bretonne, Jacques, le psychanalyste qui ne sait pas de quel côté d'un divan il doit se mettre, sans oublier Armelle qui revient d'une Allemagne qui change. Le temps d'un week-end, ces deux couples devraient trouver l'harmonie s'il n'y avait cette très jeune femme en noir, Marie, qui vient réclamer ce qui lui est dû, la petite Marie, torche noire qui vient réclamer sa "livre de chair"... Il arrive qu'un soir, l'alcool aidant, deux amis quittent le seul terrain de l'art et de la musique et avancent à tâtons vers le plus aride, l'endroit le plus pénible de leur expérience, et ne s'arrêtent plus aux limites tolérables. Malgré cette sonate Waldstein de Beethoven, qui les lie, toute fausse complicité va disparaître pour laisser place à la destruction sans fin...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.