Le chat est un mystère venu à notre rencontre depuis le fond des âges, à pattes de velours. Devant un chaton bondissant dans un rayon de soleil, qui pourrait deviner qu'il a accompli un si long voyage avant de nous rejoindre?" (M. A). Les chats d'écrivains se promènent parmi les livres. Ce livre d'écrivain se promène parmi les chats, avec une dévotion mêlée de tendresse, d'humour et d'érudition. Un vent de poésie, d'histoire et de mythologie souffle dans ces pages où luisent des yeux sauvages. L'"espion dans la maison de l'amour" d'Anaïs Nin, le "petit chat noir" de Koestler et le "petit chat gris" de Du Bellay, le "chat blanc célibataire" de Borges et "tous les chats du vieux Paris" de Klingsor s'y sont donné rendez-vous. Le dessus du panier! Inventaire amoureux? Pas seulement: Monsieur le chat, eût dit Cocteau, est un dictionnaire dans le désordre - mais un désordre savant, comme l'itinéraire d'un matou en maraude. Ce faisant, Marc Alyn s'invite - aux côtés de Baudelaire, Loti, Colette, Genet, Neruda, Angelo Rinaldi ou Jean d'Ormesson - dans "la seule grande famille qui ne risque point de se rompre les os en tombant de son arbre généalogique: celle des amis des chats". Biographie de l'auteur Auteur du Piéton de Venise, de Paris point du jour et d'Approches de l'art moderne (Bartillat, 2005 à 2007), Marc Alyn a reçu en 1994, pour l'en-semble de son oeuvre, le Grand Prix de poésie de l'Académie française et, en 2007, le Goncourt de la poésie.
Nombre de pages
275
Date de parution
06/05/2009
Poids
395g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782909240923
Titre
Monsieur le chat
Auteur
Alyn Marc
Editeur
ECRITURE
Largeur
143
Poids
395
Date de parution
20090506
Nombre de pages
275,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ceux qui veillent tard dans la nuit au haut des demeures endormies, avec pour alter ego une humble lampe, accroissent de leur silence l'étendue du champ des étoiles sans attenter à la majesté de l'obscur. C'est l'heure où la ligne de chance recoupe la ligne de vie. J'aime écrire en ces instants où la pensée lévite tandis que la rue, livrée à la clarté incisive des réverbères, ne retentit plus, de loin en loin, que du martèlement sur l'asphalte des talons d'un passant isolé. Ce piéton sans visage, pressé, perplexe ou euphorique, me parle de qui je fus. "J'entends revenir mes pas" ; scandait Apollinaire. Qui suis-je en effet, tapi en ce recoin du temps comme, jadis, lorsque je me cachais sous de vieux cartons, dans le grenier, en compagnie des chats ?" Ces mémoires inspirés feront entrer le lecteur dans la ronde d'une bohème heureuse et l'entraîneront dans le sillage d'une aventure de l'âme et de la création éternellement recommencée en dépit des périodes de vaches maigres, des séparations et des pertes irrémédiables.
On a plus souvent célébré Saint Exupéry du fait de son engagement et de sa mort au combat que pour la force visionnaire de sa pensée et la modernité de son écriture. Déplacé au fil des années du monde des Lettres vers la sphère militaire, le pilote s'est vu dénier le statut de grand écrivain, égal de Gide, Sartre ou Camus. Dans le même temps, certaines de ses oeuvres capitales, tels les Carnets ou Citadelle, étaient livrées à l'oubli. Un héros donc, seulement un héros ? Délaissé par l'Université, négligé par les élites, hâtivement jugé moraliste et réactionnaire, ramené au seul enchantement du Petit Prince, Saint Exupéry méritait assurément une relecture. Pour lui rendre la place qu'il mérite dans la littérature moderne, Alain Uircondelet a rassemblé les contributions inédites d'historiens, d'écrivains, d'universitaires, de psychanalystes, de spécialistes d'aviation ou simplement de passionnés. Ils abordent les rapports de Saint Exupéry avec sa mère, sa conception du divin, ses incursions dans le journalisme, l'adaptation de ses oeuvres au cinéma, sa discorde avec les gaullistes, l'impact de la dépression sur son oeuvre et la portée de ses derniers écrits. Une somme multiforme, assortie d'un dossier iconographique inédit, qui montre l'homme Saint Exupéry dans toute sa complexité et sa richesse.
Il y a des choses que certains ne pourront jamais comprendre. Allez leur expliquer le goût inimitable d'un gin tonic quand le soir tombe sur la Méditerranée, le délice d'être à l'arrière d'un taxi parisien qui remonte les rues de la nuit, de voir la neige tomber un matin sur le pont Alexandre III. Somme toute, le snobisme constitue un rempart assez solide contre la barbarie. Il ne faut pas le confondre avec la mode. Il vous hisse au-dessus de vous-même. On nous dira que c'est trois fois rien. Raison de plus pour s'attacher au superflu." E.N.
De la misère noire aux honneurs de l'Académie française, en passant par le sanatorium, la prison, la Résistance et le cinéma, sa vie fut le meilleur de ses romans. Vingt ans après sa disparition, voici la biographie définitive d'un prince de l'argot, du braquage et du roman noir, enrichie de documents et de photos inédits. ALPHONSE BOUDARD, une vie à crédit Alphonse Boudard (1925-2000) n'était pas un auteur " convenable ". Né de père inconnu, confié dès sa naissance à un couple de paysans, il a connu la misère sous l'Occupation, avant de rejoindre la Résistance et de participer à la libération de Paris. Il fera tout pour échapper à l'usine, et ses mauvaises fréquentations le conduiront une première fois en prison, d'où il sortira gravement malade. Pendant près de dix ans, il alterne les séjours dans des cellules putrides et les salles communes de sanatoriums. Il y connaîtra la plus noire débine et les mauvais traitements. Mais il y croise aussi les vedettes des faits divers de l'après-guerre et y lit les meilleurs auteurs. Au fond du trou, entre deux hostos, deux condamnations, il trouvera la force de devenir écrivain en publiant La Métamorphose des cloportes (1962), futur classique du film policier. Deux romans autobiographiques, La Cerise (1963) et L'Hôpital (1970), feront de Boudard un auteur populaire, salué par la critique et distingué enfin par l'Académie franc ? aise avec Mourir d'enfance (1995). Ce maître de l'argot et du bitume parisien y tire de l'ombre toute une galerie de laissés-pour-compte, de tueurs et de demi-fous, avec un parti pris : faire sourire des plus terribles histoires. Démêlant le vrai du faux de cette existence soigneusement romancée, Dominique Chabrol retrace le parcours d'un gamin de Paris devenu l'inventeur de sa propre vie - dont quelques-uns des personnages se nommaient Céline, Paraz, Gabin, Ventura, Simenon, Brassens, Audiard ou Nucéra.