L'Idée d'Espagne. La difficile construction d'une idendité collective au XIXe siècle
Alvarez Junco José ; Botrel Jean-François ; Viguié
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753514706
Si le nationalisme a fait l'objet de nombreux débats et de nombreuses études historiques lors des dernières décennies, une lacune concernant le cas espagnol restait à combler. C'est ce que fait ce remarquable ouvrage de l'historien espagnol José Alvares Junco qui étudie la formation de l'identité collective en Espagne, ses succès, ses limites. Deux manières de considérer la question de la nation s'affrontent : celle qui voit en la nation une réalité naturelle et celle qui l'envisage contrite une création artificielle, comme le résultat de l'inculcation du sentiment d'appartenance de la part de l'Etat. C'est clairement dans la deuxième ligne théorique que s'inscrit le présent livre. Et c'est pourquoi il commence par analyser les origines de l'idée de nation espagnole qu'il trouve dans l'existence d'un sentiment de patriotisme ethnique. Il envisage ensuite le processus de construction du sentiment national proprement dit au XIXe siècle qui commence avec la guerre contre les troupes napoléoniennes. Deux visions de l'idée nationale vont progressivement s'affronter alors : celle des libéraux et celle des conservateurs qui trouvera son prolongement dans le national-catholicisme. Si chaque camp va élaborer une nationalisation de la culture, ni l'un, ni l'autre ne mènera à bien pour autant un travail de diffusion de l'identité nationale auprès de la population dur pays. En outre, deux facteurs essentiels pour la consolidation du sentiment national, l'entreprise coloniale et le combat contre un ennemi (le pays reste à l'écart du premier conflit mondial), manqueront à l'Espagne. Aussi aucun projet ne mobilisera les masses à l'orée du XXe siècle et les élites restent finalement dominées par un sentiment de décadence. Quiconque s'intéresse à la question de la nation trouvera dans cet ouvrage essentiel aussi bien une analyse approfondie du cas espagnol que de nombreuses pistes de réflexion sur ce sujet.
Nombre de pages
471
Date de parution
08/12/2011
Poids
832g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753514706
Titre
L'Idée d'Espagne. La difficile construction d'une idendité collective au XIXe siècle
Auteur
Alvarez Junco José ; Botrel Jean-François ; Viguié
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
832
Date de parution
20111208
Nombre de pages
471,00 €
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Impossible de les manquer entre Briançon et Gap, se mirant dans les eaux turquoises du lac de Serre-Ponçon, elles sont fièrement dressées face au Grand Morgon ces belles et mystérieuses aiguilles de Chabrières. Ces "Belles" de pierre ne se laisseront pas facilement dompter. Même si elles vous offriront, un calcaire de qualité, notamment dans les voies modernes ouvertes ces dernières années, en grande partie par l'auteur, il faudra vous adapter à leur caractère parfois quelque peu ingrat, quand de temps-à-autre elles vous glisseront sous la main du rocher pas forcément irréprochable. Mais l'escalade n'est-elle pas une histoire d'adaptation au rocher ? S'adapter, ne pas forcer. Ne vous attendez pas non plus à de l'escalade "aseptisée", vous seriez déçus. Ici, à Chabrières "l'escalade libre" est vraiment libre.
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Il aura fallu des années pour que les adultes admettent que les bébés sont en mesure de ressentir et d'éprouver la souffrance physique. Il en aura fallu plus encore pour qu'ils reconnaissent que les nouveau-nés pensent, écoutent et regardent le monde. Or, si le devenir des bébés dépend en grande partie de ce qu'ils vivent, ce qu'ils vivent dépend pour beaucoup de la manière dont nous les regardons et dont nous les aidons. En plein essor depuis la fin du XXe siècle, la psychiatrie du bébé repose sur la prise en compte des compétences, des besoins et de la vulnérabilité spécifiques du petit d'homme qui font de lui un être de liens, en interaction vitale avec ceux qui l'entourent. Elle étudie les troubles propres aux bébés, et propose des approches thérapeutiques particulières afin de favoriser leur développement ultérieur.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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