Alvarez de Toledo Sandra ; Dautrey Marianne ; Joua
ARACHNEEN
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EAN :9782952930284
Nous sommes nés dans une époque de dupes. Les jours de notre enfance et de notre adolescence ont vu le plein épanouissement du Bengale: Tagore, avec son génie écrasant, au faîte de sa carrière littéraire; la vigueur renouvelée de la littérature bengalie dans les oeuvres des jeunes écrivains du groupe Kallol; l'élan national largement relayé dans les écoles, dans les collèges et dans la jeunesse bengalie; les villages du Bengale débordant de l'espoir d'une vie nouvelle, avec leurs récits, leurs chants et leurs fêtes populaires. Mais, à ce moment-là, la guerre et la famine sont arrivées. La Ligue musulmane et le parti du Congrès ont conduit le pays à sa ruine en le coupant en deux et en acceptant une indépendance dévastatrice. Les émeutes villageoises ont submergé le pays. Les eaux du Gange et de la Padma sont devenues rouges du sang des frères. Telles ont été nos expériences. Nos rêves évanouis. Nous avons chancelé, nous sommes tombés, nous accrochant désespérément à un Bengale misérable et appauvri. Quel Bengale est-ce, où la pauvreté et l'immoralité sont nos compagnes permanentes, où règnent trafiquants du marché noir et politiciens malhonnêtes, où la peur terrible et le chagrin sont l'inévitable destinée de chacun? Dans les films que j'ai réalisés ces dernières années, je n'ai pas été capable de me départir de ce thème. Il m'a semblé qu'il était urgent de montrer au peuple bengali ce visage misérable, appauvri du Bengale divisé, de lui faire prendre conscience de sa propre existence, de son passé et de son futur". Ritwik Ghatak
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Nombre de pages
410
Date de parution
30/04/2011
Poids
1 015g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782952930284
Titre
Ritwik Ghatak. Des films du Bengale
Auteur
Alvarez de Toledo Sandra ; Dautrey Marianne ; Joua
Editeur
ARACHNEEN
Largeur
172
Poids
1015
Date de parution
20110430
Nombre de pages
410,00 €
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Les Ouvres de Fernand Deligny (1913-1996) reconstituent en 1856 pages de textes, images, fac-similés, les étapes d'une trajectoire qui conduisit cet éducateur sans diplôme de la lutte contre l'institution "Sauvegarde de l'enfance" à une approche expérimentale de l'autisme. L'ouvrage rassemble l'essentiel de son oeuvre, éditée et inédite ? : de Pavillon 3, ses premières nouvelles (1944), aux textes sur l'image des années 1980 et à l'évocation de sa dernière et monumentale tentative autobiographique, L'Enfant de citadelle. L'écriture fut pour Deligny une activité constante, existentielle, le laboratoire permanent de sa pratique d'éducateur. Ses premiers livres sont des pamphlets contre l'"encastrement" institutionnel et contre l'approche psychopédagogique qui anime la politique rééducative de l'après-guerre et dans laquelle il voit très tôt s'annoncer la "société de contrôle". A partir de la fin des années 1960, il engage une réflexion anthropologique contre la "domestication symbolique" et pour une définition de l'humain a-subjectif, spécifique, dépris de lui-même. Il accueille des enfants autistes dans les Cévennes et invente un dispositif ? : un réseau d'aires de séjour, des éducateurs non professionnels, un "coutumier" ritualisé à l'extrême, inspiré de l'agir et de l'immuable autistiques. Il invente une cartographie, les fameuses "lignes d'erre", se saisit du cinéma pour remettre en cause le point de vue hégémonique de "l'homme-que-nous-sommes". Le volume - chronologique - s'accompagne d'une édition critique détaillée ? : les textes et films en images sont précédés d'introductions (Sandra Alvarez de Toledo) qui les replacent dans leur contexte historique et dans la biographie intellectuelle de Deligny ? ; chacune des cinq parties de l'ouvrage se conclut par un texte (Michel Chauvière, Annick Ohayon, Anne Querrien, Bertrand Ogilvie, Jean-François Chevrier) qui dégage les lignes de force de sa pensée au cours de ses tentatives successives. A part le milieu de l'éducation spécialisée, qui célébrait encore Graine de crapule comme le petit livre rouge de la pédagogie libertaire, et quelques philosophes à qui le Mille plateaux de Deleuze et Guattari rappelait vaguement son nom, Fernand Deligny était oublié. La parution des Ouvres, en 2007, lui a donné une seconde vie. Il est désormais lu et traduit en plusieurs langues ? ; sa pensée est étudiée sous ses multiples angles, pratiques, théoriques, artistiques ? ; sa proposition de considérer l'homme du "point de voir" de l'autiste et de créer de nouveaux modes d'être et d'existence est prise en compte par ceux que les ravages du capitalisme incitent à changer de perspective, à inventer de nouveaux espaces de lutte, de recherche et de vie. La réédition, dix ans plus tard, est à quelques points près identique à l'édition originale. On trouvera en fin de volume, comme un signe qui salue cet anniversaire, un court texte supplémentaire, inédit, "L'homme sans convictions".
En mai 1958, Chris Marker participe à un voyage organisé par le parti communiste français en République populaire de Corée, cinq ans après la fin de la guerre. Il rassemble en peu de temps un matériau documentaire impressionnant (photographies et notes), dont il tire un essai photographique en sept chapitres, Coréennes, publié aux éditions du Seuil (où il dirige la collection " Petite planète "). Marker écrit en quatrième de couverture : " Coréennes doit s'entendre ici au sens de Gnossiennes ou Provinciales, c'est-à-dire "pièces d'inspiration coréenne". On y retrouvera, outre les dames de Corée (qui à elles seules vaudraient plus d'un long métrage), des tortues qui rient, des géants qui pleurent, [...] et sur ce décor un pays anéanti hier par la guerre, qui repousse "à la vitesse d'une plante au cinéma" entre Marx et les fées ". La citation ne dénie ni l'attraction de l'auteur pour les visages féminins, pour les regards qu'elles lui rendent (cet arrêt du temps par la rencontre dans le regard est l'un des traits auxquels on reconnaît Marker), ni le réflexe, en quelque sorte naturel, du franchissement des limites entre littérature (contes et légendes inclus), musique, cinéma, photographie, BD, histoire, etc. ; elle est fidèle aux " commentaires " de Marker, dont on ne doit pas oublier à quel point ils rompent, par leur parti pris littéraire et par l'assomption du " je " de l'écrivain, avec le didactisme, et la conception illustrative de l'image des " docucus " de l'époque. Il en va ainsi des " notes " de Coréennes, qui témoignent d'une hallucinante présence d'esprit (mais aussi de corps : être là) aux moindres détails qui font le prix du matériau documentaire quand il est, comme ici, repris dans le mouvement général d'une pensée profondément politique ; pensée politique qui ne dit pas son nom lorsqu'elle restitue à un peuple massacré par les guerres et les idéologies un peu de son histoire et une image de grâce et de force fidèle à sa culture. (La " beauté " des images de Coréennes est - il ne faudrait pas le dire - à elle seule une raison de l'avoir sous les yeux).
Il s'agit de la première monographie consacrée à Anne-Marie Schneider. L'ouvrage trilingue (français, anglais, espagnol) se compose d'une séquence de plus de deux cents oeuvres organisée chronologiquement, selon une mise en page suscitée par le mouvement de l'oeuvre (le passage progressif du dessin à la peinture). Il s'accompagne d'un texte de Jean-François Chevrier et d'un DVD des 4 films de l'artiste. Il servira de catalogue à l'exposition du Museo Centro Reina Sofia (Madrid) en novembre 2016. 288 pages dont une séquence de 300 reproductions d'oeuvres (dessins, peintures, photogrammes), suivies d'un texte de Jean-François Chevrier en trois langues (français, espagnol, anglais).
Enfantillages outillés : le premier mot dirait plutôt le jeu, le second plutôt le travail, ou du moins l'activité utile. Mais il y a rime intérieure... Quels enfantillages ? Ceux de quarante enfants de la vallée de la Dordogne, leurs gestes, leurs pensées d'enfants. Quels outils ? Ceux du dessin, de la photographie, de la gravure. Pour quoi faire ? Pour dessiner et photographier des machines. Les machines attirent les enfants.