Althen Gabrielle ; Chanda Tirthankar ; Chevrier Je
FOSSE AUX OURS
17,20 €
Epuisé
EAN :9782357070127
Partie "Littérature contemporaine d'Argentine" : Après Borges, une nouvelle génération d'auteurs a dû réinventer une langue et un imaginaire qui fassent la synthèse de l'héritage du grand écrivain et de l'esprit des temps nouveaux. L'Argentine sort d'une longue nuit, celle de la dictature et de la guerre des Malouines, celle aussi de la faillite de l'Etat qui a suivi. Les vingt textes de ce numéro - extraits de romans, nouvelles, poèmes, tous inédits en français - en rendent compte comme seuls savent le faire les écrivains. Certains auteurs - Juan José Saer, Alan Pauls, Cesar Aria - sont publiés en France. Partie "Hors Cadre" : Dossier sous la direction de Mireille Calle-Gruber, professeur à Paris-III. Etudes d'Anaïs Frantz (La pudeur) et de Philippe Bonnefis (Le langage). Un des plus grands écrivains français actuels nous parle de son travail, de son écriture. Il nous a confié des manuscrits : depuis le texte tapé jusqu'aux épreuves, avec les corrections de l'auteur. De la musique à l'érotisme, de l'écriture au jeu des langues. Partie "Chroniques, regards sur le siècle" : Des écrivains regardent le monde, écoutent ce qui se dit. Manies, travers, vantardises, tristesse, misère. Partie "Echecs et défaites, illusions perdues" : Le Sud-Africain Breyten Breytenbach note que la chute du mur de Berlin et la fin de l'apartheid, événements considérables, n'ont pas été des révolutions violentes. Ces transformations pacifiques terminent le siècle le plus violent de l'histoire. Annoncent-elles un avenir de paix ? Les auteurs de ce dossier en doutent. Le XXe siècle aura-t-il été celui des Illusions perdues ...
4e de couverture : Il y a dans cette centaine de poèmes en vers et en prose autour de la beauté, de son aura, de son approche, de son mystère, quelque chose qui s'apparente à un feu d'artifice. Le ciel poétique en est comme bouleversé. Y concourent des brassées d'images étonnantes, portées par des rythmes inattendus, et soutenues par une grande maîtrise de la langue et le naturel de son expression. C'est un véritable art poétique qui se déploie ici et nous rappelle que la poésie est bien la manière de rendre accessible, évident, ce qui reste inexprimable.
Née à Paris en 1939, Gabrielle Althen (pseudonyme de Colette Astier) a vécu son enfance en Algérie. Très tôt elle est attirée par la musique, dont elle a une pratique régulière, mais aussi la peinture. De retour en France en 1953, elle entreprend des études de lettres à la Sorbonne. Nommée en 1968 à l'Université de Rennes. À partir de 1970, elle poursuit sa carrière à partir de 1970 à l'Université de Nanterre. Ses travaux universitaires se répartiront essentiellement selon deux orientations : d'une part, roman et mythe ; d'autre part, poésie et poétique. Son premier livre paraît en 1976 chez Rougerie sur la recommandation d'Andrée Chédid : Le Coeur solaire, que suivront chez le même éditeur Midi tolère l'ovale de la sève (1978), Présomption de l'éclat (1981), Noria (1983), Hiérarchies (1988). Elle a également publié des nouvelles et un roman ainsi que des textes critiques. Parmi les rencontres pour elle fondatrices, celles de Schéhadé, Robbe-Grillet, Guillevic, Tal Coat ou Édouard Pignon. Elle fait en 1974 la connaissance de René Char avec qui s'établit une relation déterminante Membre des jurys des prix Mallarmé et Louise Labé, Gabrielle Althen partage son temps entre le Vaucluse et Paris.
D'une part, le mal ; de l'autre, l'amour. Entre les deux, les intrigues de " Crime et châtiment " et des " Frères Karamazov " nouent des meurtres, ainsi que les procès ou les châtiments qui y font suite, au commandement d'aimer assez pour ne pas juger autrui. L'espérance vient sans doute répondre à la question du meurtre et la question de l'adhésion au christianisme de Dostoïevski est si instante à l'intérieur de ces deux romans qu'elle en devient de façon souterraine le principe de structuration. Le romancier, trop averti qu'il était de la difficulté de faire entrer semblable message dans le langage du genre et, peut-être trop peu assuré qu'il en était, s'est autorisé du scandale, de la violence et du meurtre pour désigner la voie d'une réconciliation qui les déborderait. Ainsi se présente l'oscillation qui parcourt ces deux romans entre éthique et mystique d'une part, et connaissance du mal, de l'autre. D'où leur foisonnement. D'où leur unité. -- On the one hand, there is evil; on the other, love. Navigating between the two, the plots of 'Crime and Punishment' and 'The Brothers Karamazov' invent murders and the trials and punishments that follow in their wake, with the commandment to love enough not to judge others. Hope is the indubitable response to the question of murder, and the theme of Dostoyevsky's Christian belief is so insistent in both these novels that it becomes, in a way, their main substructure. The novelist, highly - perhaps exceedingly- aware of the difficulty involved in integrating such a message into a language of this genre, used scandal, violence and murder in order to indicate a path of reconciliation that would surpass them. This creates an oscillation that runs through the two novels, between the ethical and the mystical on one hand, and a knowledge of evil on the other. It is the source of their richness, and their unity.
Chiens, lièvres, coqs de bruyère, abeilles et hiboux... les animaux qui peuplent les livres de Mario Rigoni Stern sont ici regroupés dans un ouvrage en leur honneur. S'ils sont parfois des compagnons de l'homme, ce sont surtout des êtres doués de raison et de sensibilité, de noblesse même. Tels sont Alba et Franco, les deux inséparables chiens de chasse ou l'ânesse Giorgia qui pleure de grosses larmes sur sa jeunesse enfuie. En composant ce bestiaire, Mario Rigoni Stern se révèle avant tout un ami de la nature et des animaux.
Schizogramme : n.m., de schizein, couper, et graphein, écrire. Néologisme créé en 2022 par l'auteur, désignant un écrit sur la schizophrénie. En l'occurrence, la vingtaine de schizogrammes composant ce recueil évoquent ici une tranche de vie, là un destin, ailleurs la folie douce de l'institution psychiatrique. Vingt occasions de s'émerveiller face aux trouvailles du délire, de s'émouvoir des détresses qu'organise la psychose, de pointer l'étonnante contagiosité de la folie. Ces vignettes sont à lire comme des fictions vraies. Ces évocations d'hurluberlus sont aussi l'occasion de contrecarrer la peur du fou. A la construction médiatique du " schizophrène dangereux " s'opposent ici des figures de malades vulnérables, saugrenus, poétiques.
Je voudrais dire merci à ma mauvaise "mémoire, à ma neurasthénie, à ma cafetière, à ma fenêtre et à mon lit sans qui tout ceci n'aurait pas été possible. Merci à mon enfance, à la mort coquine et aux matins ventrus. Aux grands-mères et aux animaux de compagnie, aux clopes et aux vins, à Shakespeare, à l'automne et aux trains."
Les arbres de Mario Rigoni Stern ont la même beauté austère que les personnages de ses livres. Il n'en parle pas seulement comme un botaniste nourri de culture classique qui connaît toutes les vertus des arbres et de leurs fruits : il accroche aussi à leurs branches comme les boules d'un sapin de Noël, souvenirs d'enfance et de guerre, histoire de cet Altipiano au climat rude dont il est originaire. «... et si, à la fin, j'ai réussi à vous communiquer un peu de mon amour des arbres, j'aurai le coeur plus léger».