Après avoir mené des recherches d'anthropologie politique en Afrique centrale et à Madagascar dans le cadre de l'Orstom, Gérard Althabe a initié à l'EHESS un courant de recherches anthropologiques dans les lieux centraux de la société française (périphéries urbaines, administrations et entreprises). Il a ensuite étendu ses investigations en Argentine et en Roumanie. Gérard Althabe raconte son cheminement à Remi Hess, disciple de René Lourau (1933-2000), son ami d'enfance. Ce travail d'exploration de son itinéraire lui permet de fonder ce que l'on pourrait nommer une " anthropologie impliquée ". A travers sa méditation, ce sont tous les problèmes des sciences humaines qui se sont posés à sa génération qui se trouvent réfléchis et exposés à la génération suivante. Ailleurs, ici est le récit autobiographique produit de la rencontre de ces deux chercheurs. Il est complété, dans cette édition, de deux entretiens donnés dans le contexte des années 2000-2002, et d'une bibliographie de l'œuvre de Gérard Althabe, décédé en juin 2004.
Nombre de pages
214
Date de parution
01/10/2005
Poids
235g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747592147
Titre
Une biographie entre ailleurs et ici
ISBN
2747592146
Auteur
Althabe Gérard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
235
Date de parution
20051001
Nombre de pages
214,00 €
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Nantes, Stains, Amiens, Carpentras... de nouveaux terrains pour l'ethnologie. Ce livre est le résultat d'enquêtes menées en France au cours des dix dernières années. Tout en apportant une connaissance des logiques sociales en oeuvre aussi bien dans des grands ensembles, des quartiers anciens, des villages périurbains, des espaces marchands, les auteurs amorcent une réflexion méthodologique. Ils situent leur démarche en continuité avec l'ethnologie qui s'est développée dans le cadre des sociétés lointaines et font apparaître les problèmes que pose le passage à une ethnologie des sociétés industrialisées, auxquelles l'ethnologue se trouve appartenir. Ces études ont été effectuées par des chercheurs appartenant à l'ERAUI (Equipe de recherche en anthropologie urbaine et industrielle), à l'EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales).
Cet ouvrage décrit un monde rural roumain qui pendant près d'un demi-siècle a été modelé par le communisme et qui depuis treize ans est confronté à une réinsertion difficile dans le marché capitaliste. Le mouvement historique dans lequel la paysannerie a été investie, en particulier depuis la fondation de l'Etat moderne à la fin du 19 siècle, a été reconstitué, et l'entrée programmée dans l'Union Européenne est replacée dans la singularité de cette temporalité nationale.
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...