La politique du bilinguisme dans le canton de Fribourg/Freiburg (1945-2000)
Altermatt Bernhard
AP FRIBOURG
29,15 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782940715091
Au milieu du XXe siècle, Fribourg/Freiburg, bilingue depuis sa fondation en 1157, vit de manière très inégalitaire son bilinguisme historique. Depuis les bouleversements politiques de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, la communauté germanophone souffre d'une discrimination et d'une impuissance qui alimentent un réflexe minoritaire. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que les premiers représentants de la minorité alémanique et de la majorité romande prennent conscience du bilinguisme historique et de la faible prise en compte de cet élément constitutif de l'identité cantonale. S'ensuivent cinquante ans de réformes linguistiques constantes, pas toujours faciles, parfois innovatrices, généralement peu spectaculaires, mais malgré tout efficaces. Tout d'abord, les rapports entre majorité et minorité linguistique sont placés sous le signe d'une plus grande égalité. Dans certains domaines, notamment au niveau scolaire, cette évolution entraîne paradoxalement une distanciation des deux communautés. Dans le dernier quart du XXe siècle, une deuxième série de réformes linguistiques cherche à renverser cette tendance en renforçant les échanges entre les groupes linguistiques et en encourageant explicitement le bilinguisme. Dans ce livre, l'auteur décrit de manière détaillée le processus qui conduit Fribourg, jusqu'à l'aube du XXIe siècle, d'une situation linguistique marquée par la discrimination vers un respect actif du bilinguisme historique. Se basant sur une multitude de sources primaires et officielles, il explore l'évolution de la "politique du bilinguisme" mise en oeuvre par les autorités cantonales (gouvernement, parlement, administration, tribunaux). Les changements intervenus dans le domaine de l'éducation, essentiels par rapport à la culture linguistique d'une région, sont mis en évidence tout au long de l'ouvrage. Bernhard Altermatt clôt son étude en examinant de près les questions actuelles de la politique fribourgeoise des langues: la territorialité des langues et l'enseignement par immersion. Il analyse les forces et les faiblesses d'un système politico-linguistique capable de maintenir la "paix des langues" tout en n'assurant guère la protection formelle des minorités autochtones. Il démontre que des résidus d'ethnocentrisme subsistent, démythifie la "germanisation", et analyse l'attitude de plus en plus favorable au bilinguisme historique manifestée par de nombreux Fribourgeois, francophones et germanophones.
Nombre de pages
375
Date de parution
01/01/2003
Poids
503g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782940715091
Titre
La politique du bilinguisme dans le canton de Fribourg/Freiburg (1945-2000)
Auteur
Altermatt Bernhard
Editeur
AP FRIBOURG
Largeur
152
Poids
503
Date de parution
20030101
Nombre de pages
375,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La Suisse, férue de sa neutralité, inquiète des retours de bâton de la démocratie directe, est décrite ici de 1947 à 1989, période dominée par la confrontation Est-Ouest. Sa politique étrangère, marquée surtout par Petitpierre, Schaffner ou Graber, est clarifiée par l'auteur, historien et diplomate de la jeune génération, comme un lent apprentissage d'une solidarité internationale : règlement qu'on croyait final des séquelles de l'hégémonie hitlérienne, position de Berne dans la nouvelle confrontation idéologique, bons offices, extrême prudence face à la construction européenne, préférence accordée aux accords bilatéraux et aux accords économiques et commerciaux, puis, engagement dans une politique des droits de l'homme à l'enseigne d'Helsinki (CSCE) et dans la protection de l'environnement. Ce livre analyse la position de la Suisse face aux Etats-Unis vainqueurs, à l'URSS menaçante, à la Chine de Mao, au Tiers-Monde, face aux guerres de Corée et du Vietnam, à l'Afrique du Sud, au terrorisme et face à l'Europe.
Panorama inédit du catholicisme suisse du milieu du xıxe siècle à nos jours, cet ouvrage s'attache à retracer la destinée historique, politique et sociale d'un milieu resté longtemps minoritaire. Opposée à la fondation de l'État fédéral moderne en 1848, luttant contre l'industrialisation, l'urbanisation et la sécularisation qui ont caractérisé la fin du xıxe siècle et le début du xxe, la société catholique n'a cessé de défendre et de maintenir son identité. Innovant par sa méthode et sa thématique, le livre d'Urs Altermatt restitue l'histoire du catholicisme suisse contemporain dans toute sa diversité. Il a également le mérite d'évoquer nombre de manifestations aujourd'hui disparues : rites et symboles, pratiques quotidiennes, formes de piété, fêtes, sociétés, publications. S'il apporte des documents inestimables sur le passé, il propose aussi une réflexion importante sur la situation actuelle et sur les orientations futures du catholicisme. L'édition française de cet ouvrage – qui a connu un succès international en langue allemande – réserve une bonne place à la Suisse francophone, notamment avec un portrait passionnant, et souvent surprenant, de Genève. À n'en pas douter, voici une somme qui pourra servir de modèle pour une historiographie conçue aux dimensions européennes.
S'il y a une catégorie commune à tous les processus et dispositifs de justice au lendemain de violences, c'est bien la reconnaissance. Et si la reconnaissance permet de dépasser cette violence, c'est que cette violence doit elle-même être liée, d'une façon ou d'une autre, à la reconnaissance. Mais qu'en est-il de ces conflits qui non seulement ne s'enracinent pas dans un déni de reconnaissance, mais qui en outre se déploient dans une extériorité à sa normativité ? Comment se fait-il que les puissances de la reconnaissance invoquées à leur suite puissent avoir une quelconque efficace pour les surmonter ? Une lecture originale de la Philosophie de l'esprit (1805-1806) de Hegel apporte un éclairage nouveau sur cette question brûlante d'actualité.
Pour remonter aux racines de la "crise environnementale" et de nos difficultés à y faire face, sans doute importe-t-il de questionner l'anthropocentrisme qui structure notre rapport au monde. C'est-à-dire, le système de valeurs et de représentations qui place l'humain en son centre orbital. Ce livre, inscrit dans le champ de recherche de l'écophénoménologie, se propose de contribuer à cette réflexion par l'exploration de l'expérience vécue de la nature. C'est-à-dire, l'expérience sensible et immédiate d'un monde vivant, un monde plus qu'humain partagé par une multitude de formes de vie. Notre mode d'être fondamental, proposons-nous de le comprendre, est celui de la participation. Comme ont pu le révéler les analyses phénoménologiques de Merleau-Ponty, avant même que nous puissions nous saisir d'un "je" - distinct du monde comme de son corps - une part de nous-mêmes se trouve déjà et toujours en prise avec les choses. Ainsi, l'expérience de participation nous ramène à notre condition de vivant et donne chair à l'idée d'un "soi écologique" . Plus encore, elle s'invite au coeur de la quête de la vie bonne et offre un fondement sensible à l'engagement éthique et politique. En définitive, soutenons-nous, la clé de la "transition écologique" est à rechercher d'abord dans la qualité de notre présence au monde.
Pellistrandi Christine ; De Courcy mélina ; Sendre
Quel message nous livre l’artiste ? Quelle vision nous donne la Bible ? Quel cheminement nous ouvre la foi ? Ce livre propose un ensemble de six chapitres dont l’originalité est un échange entre l’histoire de l’art, les Écritures et la théologie: 1. Le corps dans la création (Le Jardin d’Eden, Rubens et Brueghel) ; 2. Une seule chair (Retable de l’Adoration de l’Agneau Mystique, Hubert et Jan van Eyck) ; 3. La déformation du corps (Jardin des délices, Bosch) ; 4. La violence du péché (La Crucifixion blanche, Chagall) ; 5. Le corps et l’esprit (La leçon d’anatomie du Docteur Nicolaes Tulp, Rembrandt, La leçon d’anatomie du Dr Joan Deyman, Rembrandt) ; 6. La résurrection du corps (Le retable d’Issenheim, Grünewald).
Le coucher de soleil est un classique des cartes postales. Mais pourquoi choisir une scène qui indique un déclin, un achèvement ? Parce que le spectacle émeut. Le soleil teinte le ciel une dernière fois, dans un mélange audacieux de couleurs. Il nous irradie avec ses rayons affaiblis, avant de céder la place à la nuit et à son immensité. Ainsi, la personne souffrant de la maladie d'Alzheimer quitte le monde de l'efficacité, de la rentabilité, de la promptitude, de la maîtrise. Mais elle se rapproche d'autres trésors : le silence, la fragilité, l'abandon confiant, la simplicité. Ce dépouillement imposé pourra enrichir son entourage, qui apprendra peut-être la patience, la persévérance, la générosité, la gratuité. La réalité qui s'impose au malade et à ses proches est celle d'une vie définitivement passée. C'est aussi celle de l'émergence d'une nouvelle vie. Pleine de sens cachés, réservée, plus obscure, cette vie rayonne également, à sa manière. Différente, déstabilisante, elle nous déconcerte et nous remet en question. Elle suscite parfois la déception et la nostalgie, dans son irréversibilité. Elle n'en demeure pas moins belle, marquante, émouvante et décisive. Comme toute vie, en somme. C'est ce que montreront des expériences et des témoignages (1re section), des études plus philosophiques et théologiques (2e section), et des réflexions plus personnelles (3e section et conclusion).