
Les champs du départ. Une France rurale sans paysans ?
Maintes fois annoncée, mais toujours en suspens, la fin des paysans revient à l'ordre du jour. Les agriculteurs représentent moins de 7 % de la population active et, dans les prochaines années, près de la moitié des chefs d'exploitation vont partir à la retraite. Malgré la repopulation des communes péri-urbaines et des bourgs, la progression du " désert français " s'en trouvera accélérée. Et, avec elle, la dégradation de l'environnement et l'étiolement de la vie villageoise. Certes des mesures sociales sont prises, mais elles sont frileuses et contribuent à maintenir, à coup de subventions, les jardiniers d'une nature sans homme. Tandis qu'à l'autre bout de la chaîne, un noyau de plus en plus restreint d'agriculteurs, les " chefs d'entreprises ", bénéficient largement de la manne financière française et européenne, poursuivant leur course à l'intensification pour alimenter des marchés déjà engorgés. Va-t-on voir, inéluctablement, s'installer une France agricole et rurale à deux vitesses ? ou bien peut-on imaginer une autre politique ? Etudiant méticuleusement toutes les données - économique et politiques, sociales et culturelles - concernant le monde rural, les auteurs retracent l'histoire de l'agriculture française. Ils dessinent également les avenirs possibles qui redonneront un salutaire développement à une activité qui, au-delà des agriculteurs et des ruraux, concerne tous les habitants de notre pays. A moins qu'il ne soit déjà trop tard...
| Nombre de pages | 264 |
|---|---|
| Date de parution | 13/01/1989 |
| Poids | 320g |
| Largeur | 136mm |
| EAN | 9782707118141 |
|---|---|
| Titre | Les champs du départ. Une France rurale sans paysans ? |
| Auteur | Alphandéry Pierre ; Dupont Yves ; Bitoun Pierre |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 136 |
| Poids | 320 |
| Date de parution | 19890113 |
| Nombre de pages | 264,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Ethnologie française N° 1, Janvier-mars 2004 : Territoires en question
Alphandéry PierreSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 € -

Communications N° 94 : Chercher, s'engager ?
Bobbé Sophie ; Alphandéry PierreJamais sans doute, la société française n'a été à ce point l'objet d'investigations mais la multiplication des formes de spécialisation ou de professionnalisation, et la difficulté des sociologues et des anthropologues à dégager des bases communes disciplinaires rendent de plus en plus problématiques la critique et l'usage des connaissances produites. Ce numéro de Communications s'attache à interroger les pratiques de recherche en se centrant sur la posture du chercheur en sciences sociales à travers trois caractéristiques majeures : sa subjectivité, les formes de son engagement et son rapport au politique. Le terme "posture' désigne ici la position que le chercheur occupe par rapport à ses objets de recherche, à ses interlocuteurs, à son terrain de recherche, et aussi à ses pairs et aux institutions qui structurent son activité. On rentre dans le monde de la recherche avec des attaches biographiques, géographiques, des appartenances sociales et culturelles qui vont peser sur le processus qui constituera le chercheur en sujet autonome inscrit dans un contexte et une histoire. Par conséquent, la posture du chercheur renvoie à un ensemble particulièrement massif d'éléments d'ordres matériels, subjectifs et structurels par lesquels il se trouve immergé et engagé dans le social. La pluralité des attaches du chercheur, les dimensions subjectives qui entrent dans le choix des objets de recherche et des méthodes ont longtemps été passées sous silence par les chercheurs eux-mêmes. Or la diversité et la fécondité de la recherche tiennent à la pluralité de ces postures et de ces cheminements dont on trouvera l'illustration dans ces contributions. Nous sommes partis du point de vue qu'on ne pouvait imaginer qu'un chercheur choisisse de traiter d'un sujet indépendamment de sa biographie, de ses préoccupations personnelles et des enjeux de l'époque. Nous avons ainsi considéré que le choix des objets de recherches relevait à la fois de la "petite' histoire propre au chercheur et de la "grande' histoire dans laquelle il est immergé. On peut alors se demander si la fécondité de la recherche ne tient pas à la pluralité des postures et des cheminements ainsi qu'à la diversité des façons d'entrelacer la petite histoire et la grande Histoire comme l'illustrent les contributions ici rassemblées. " NUMERO DIRIGE PAR PIERRE ALPHANDERY ET SOPHIE BOBBE Pierre Alphandéry, Sophie Bobbé La recherche au subjectif imparfait Alain Bertho Les mots et les pouvoirs Geneviève Decrop Temps de crise et temps ordinaire Sophie Wahnich Désir d'histoire Michel Dreyfus Un historien et ses doutes Yves Dupont Entre arrachement et attachement à la terre Sergio Dalla Bernardina Les confessions d'un traître Isabelle Arpin Une expérience grandeur nature Sophie Bobbé L'" autre " de l'ethnologue Emmanuel Terray Logique militante et logique de la recherche Alban Bensa Un ethnologue en Nouvelle-CalédonieSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,00 € -

La chrétienté et l'idée de croisade
Alphandéry Paul ; Dupront AlphonseSalué comme novateur lors de sa parution dans les années cinquante, cet ouvrage issu d'un manuscrit laissé inachevé par Paul Alphandéry (1875-1932), repris et augmenté par son disciple Alphonse Dupront (1905-1990), a considérablement renouvelé l'historiographie de la Croisade. Comme l'écrit Michel Balard, professeur d'histoire médiévale à l'université de Paris 1er, dans une postface qui enrichit cette édition en un seul volume, les deux auteurs ont su mettre "au premier plan la masse du peuple chrétien dans sa sensibilité et ses comportements quotidiens en un moment où l'histoire des mentalités en était encore à ses premiers balbutiements".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,80 € -

LA REFORME OBLIGEE. Sous le soleil de l'Euro
Alphandéry EdmondRésumé : Faisons un rêve. Voici le retour au plein emploi, l'allègement durable des charges et des impôts, la disparition de la fracture sociale, en un mot la prospérité retrouvée pour la France. Serait-ce donc seulement une utopie ? Et si la construction de l'Europe nous permettait de la réaliser... L'euro qui fut fort critiqué à droite comme à gauche serait donc le maître des réformes. Mais saurons-nous aller au bout des indispensables changements ? Qui prendra en charge la modernisation de l'Etat ? Qui voudra assumer une réforme de notre Etat-providence ? Qui décidera de s'attaquer aussi bien au droit abusif de dissolution qu'au système d'une cohabitation paralysante ? Qui sortira du dilemme entre le souverainisme, ce " mausolée ", et le culte d'un super-État européen ? En économiste avant tout, avec une série de propositions parfois dérangeantes, Edmond Alphandéry nous emmène sous le soleil de l'euro, là où le rêve peut désormais, si nous le voulons, s'incarner en réalité.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,35 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Au bonheur des morts. Récits de ceux qui restent
Despret VincianeUne fois qu'ils ne sont plus là, pourquoi devrait-on apprendre à vivre sans nos morts ? D'ailleurs, au fond, ne sont-ils vraiment plus là, une fois qu'ils sont morts ? Ce livre ne parle ni d'au-delà, ni de fantômes, mais simplement de la place symbolique que nous laissons aux morts dans notre vie, pour notre plus grand bonheur : les emmener avec nous en balade, leur poser des questions, leur rendre un petit service, ... Avec humour et fraîcheur, Vinciane Despret a écouté le récit de celles et ceux qui laissent les morts exister à leurs côtés. Ce livre en est le résultat et il fait un bien considérable.EN STOCKCOMMANDER12,50 €
