Marcel Arland (1899-1986) apparaît d'abord comme une personnalité influente de la vie littéraire française : révélé dès 1924 par un essai retentissant sur la jeune littérature (Sur un nouveau Mal du Siècle), prix Goncourt en 1929 avec L'Ordre, académicien (1968), Arland domine surtout l'histoire de La N.R.F, dont il fut le codirecteur pendant près de vingt-cinq ans. Aussi sa correspondance, qui révèle ses liens d'amitié avec de nombreux écrivains, est-elle un précieux document sur toute une période de notre littérature. Auteur d'une dizaine d'ouvrages critiques et d'écrits sur l'art, Arland fut lui-même un romancier dans la plus pure tradition française, comme le montrent la transparence toute classique de son style, la poésie de ses paysages nostalgiques, son sens des situations tragiques, l'accent d'intimité de ses récits. Pour autant, Arland n'est pas seulement cet écrivain attachant mais un peu académique qu'on voit trop souvent en lui. Les théoriciens de la nouvelle le désignent comme l'inventeur de la " nouvelle-instant ", qui substitue à la narration un tableau où quelques touches suffisent à faire entrevoir les amertumes secrètes d'une vie. Quant à ses " derniers écrits intimes ", ils renouvellent par leur liberté d'allure et leur violence pudique cette écriture du moi qui domine désormais la littérature contemporaine.
Nombre de pages
174
Date de parution
09/09/2004
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782915552010
Titre
Marcel Arland ou la grâce d'écrire
Auteur
Alluin Bernard ; Baudelle Yves ; Renard Paul
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20040909
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L’ouvrage fournit toutes les clés pour analyser le roman d’Albert Camus.Le résumé détaillé est suivi de l’étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles :– Le système des personnages– Une structure dramatique– Un roman d’aventures ? Un roman à énigmes ...– Illusion du réel et réalisme– Les éléments d’une éthique– Satire et humour.
Le futur romancier des Thibault éprouve deux tentations qu'il estime divergentes. "Je me sens attiré, écrit-il (...) vers les oeuvres d'idées, le livre à thèse, philosophique, sociologique. Ou plus exactement, je me sens attiré à farcir mon oeuvre littéraire, roman ou théâtre, de spéculation idéologique". Mais en même temps, il craint que cet attrait pour les idées ne lui fasse négliger de répondre à un autre appel : "Il me semble m'apercevoir que ma corde propre, c'est exprimer, non pas des idées, mais des sensations, des caractères, des personnages, des êtres humains. Que j'ai pour de vrai une intelligence faite de sensibilité, et nullement une intelligence faite de raison. Que je suis un romancier et non un penseur ni un sociologue ; un manieur d'émotions et non un manieur d'idées". Les deux formules établissent une distinction très pertinente entre trois éléments de l'univers romanesque de notre auteur : les idées, les sensations et les personnages, les émotions.
Ce numéro comporte un dossier sur plusieurs femmes écrivains de la France du Nord et de Belgique. Il met en valeur des écrivaines liées au Nord de la France ou à la Belgique dont l'oeuvre est mal connue, (parfois parce qu'elles étaient des femmes dans un univers littéraire très marqué par des hommes).
Ce numéro met l'accent sur les rapports entre Dorgelès et la Picardie qu'il a parcourue comme soldat pendant la guerre et après la guerre Il met en valeur un roman mal connu de Dorgelès Le Réveil des morts, oeuvre éclipsée par la notoriété des Croix de bois et intéressante par l'évocation des paysages, d'événements liés à la reconstruction, du rôle des travailleurs chinois, etc.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.