
Gouverner le crime. Les politiques criminelles françaises de la Révolution au XXIe siècle Tome 1, L'
Le crime comme déviance inquiète depuis le XVIIIe siècle citoyens et gouvernants. Succédant à la résignation avec laquelle les populations accueillaient la violence depuis le Moyen Age, le "sentiment d'insécurité" devient au XIXe siècle un construit social. L'avènement du suffrage universel confère pour la première fois à la question de l'ordre public une dimension politique aux yeux des notables au pouvoir. Comme le remarquait Tocqueville, on ne tolère plus en démocratie les mêmes atteintes aux valeurs protégées que dans l'Ancienne société. La générosité affichée par les révolutionnaires (Lepeletier, "punir le coupable et le rendre meilleur") ne doit pas masquer la réalité d'un XIXe siècle qui a été certainement plus dur pour les classes populaires que ne l'était l'Ancien Régime, dont la police ne brillait pas par son efficacité. Ce livre aborde l'histoire du droit pénal et du traitement social de la violence au siècle de la Révolution industrielle. Mais il souhaite aussi analyser les "politiques criminelles" entendues plus largement, prévention, éducation, patronage, qui obsédaient la France des notables à la Belle Epoque. Le présent volume 1 invite à réfléchir sur les fondements politiques et économiques de l'histoire pénale française. Il souhaite mener le lecteur sur les voies fructueuses de la socio-histoire, riche de l'hybridation disciplinaire qu'elle propose. Il sera suivi d'un second volume consacré, dans cette même collection, au second XXe siècle (Le temps des doutes, 1920-2003)
| Nombre de pages | 302 |
|---|---|
| Date de parution | 01/11/2003 |
| Poids | 420g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782747552202 |
|---|---|
| Titre | Gouverner le crime. Les politiques criminelles françaises de la Révolution au XXIe siècle Tome 1, L' |
| ISBN | 2747552209 |
| Auteur | Allinne Jean-Pierre |
| Editeur | L'HARMATTAN |
| Largeur | 135 |
| Poids | 420 |
| Date de parution | 20031101 |
| Nombre de pages | 302,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Gouverner le crime. Les politiques criminelles françaises de la Révolution au XXIe siècle Tome 2, Le
Allinne Jean-PierreLe retour sur la scène politique de "l'insécurité" lors de la campagne présidentielle de 2002 rappelle que le champ du pénal est devenu le domaine d'une rationalisation politique, comme celui du social l'a été dans les années keynésiennes entre 1930 et 1980. Cette rationalisation ne va plus de soi. Autant des élites du XIXe siècle étaient soudées par "l'obsession créatrice" (Bernard Schnapper) de la récidive, autant celles du XXe siècle hésitent entre des politiques rétributives et des politiques réhabilitatives. Les premières privilégient la punition du coupable. Elle ressurgissent aujourd'hui régulièrement, dès que les tensions sociales s'approfondissent, alors que la violence de sang régresse régulièrement dans la longue durée. Les secondes consistent à privilégier l'individu plutôt que la société et à oeuvrer à sa réinsertion. Elles dominent le discours pénal depuis la Libération sous l'impulsion de l'école de la Défense sociale nouvelle. Le présent volume 2 retrace les configurations successives des deux types de politiques en un "temps des doutes" sur leur efficacité. Mais la fin du XXe siècle s'ouvre aussi à une troisième acception des politiques criminelles, celle de la prise en compte du trauma des victimes. Le XXIe siècle sera peut-être celui de la justice restaurative.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER27,50 € -

Le peuple en justice
Allinne Jean-Pierre ; Gauvard Claude ; Jean Jean-PLa place du peuple en justice a profondément évolué tout au long des siècles de l'histoire. La fonction de juge s'est professionnalisée, même si des citoyens-juges élus exercent dans les tribunaux de commerce, les conseils de prud'hommes ou sont tirés au sort comme jurés de cours d'assises. D'autres participent activement au procès en tant que témoins ou experts. Mais la part que doit prendre le citoyen dans le système judiciaire français, comme juge et même comme témoin, continue de faire débat, et derrière la question de l'élection des juges, toujours présente depuis la période révolutionnaire, c'est celle de leur légitimité qui est posée. Pour mieux comprendre les enjeux, il fallait revenir au long terme de l'Histoire. D'abord sous la forme de la relation fondatrice que le peuple entretient avec la justice. Depuis l'Antiquité, "l'appel au peuple" des Romains garantissait l'effectivité de la justice. Au Moyen Age comme sous l'Ancien régime, c'est encore sous le regard du peuple que se prononcent et s'exécutent les condamnations. Mais la puissance des juges, qui affirment prendre leur décision "en ayant Dieu devant les yeux", s'impose jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. La Révolution française, en réaction contre une justice royale honnie, a voulu replacer le peuple au c?ur de la procédure. La justice populaire et l'élection des juges se sont imposées comme des évidences de la légitimité démocratique. Si ensuite la justice napoléonienne a marqué le retour en force de la professionnalisation d'une magistrature nommée par le pouvoir, le jury populaire est resté le symbole de cette justice démocratique. La participation des citoyens à la fonction de juger a fait l'objet de réformes ponctuelles et reste une question récurrente. Aujourd'hui, les juges rendent leurs jugements "Au nom du peuple français". Cet ouvrage permet de comprendre non seulement comment ils doivent en rendre compte aux citoyens, mais aussi comment ces derniers pourraient mieux participer à l'?uvre de justice.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -

Justice et oubli. France-Rwanda
Allinne Jean-Pierre ; Humbert Sylvie ; Soula MathiS'interroger sur l'oubli et le droit permet de réinterroger sous un autre angle l'Etat et sa Justice dans leur rôle de gardiens de la mémoire judiciaire, de questionner les usages et mésusages, et d'examiner les fonctions politiques et sociales de la conservation mémorielle du crime et du criminel. Dans un contexte particulièrement ambigu, où le droit à l'oubli sonne comme une revendication de plus en plus entendue, où les juridictions européennes sanctionnent les pays, comme la France, pour une collecte trop minutieuse et une conservation trop longue des passés judiciaires, mais aussi dans un contexte où l'Etat, mu par une dynamique qui lui est propre, cherche davantage à tracer, à suivre, à se souvenir, pour mieux poursuivre et contrôler, il n'est pas anodin de poser un regard rétrospectif sur cette dialectique mémoire/oubli dans le champ pénal pour mieux envisager sa construction et, partant, ses effets et ses fonctions à travers le temps. Peut-être avons-nous oublié les vertus d'un oubli que les Anciens savaient à l'occasion manier pour écarter les effets mortifères d'une mémoire infinie. A la croisée des regards (juridiques, historiques, anthropologiques, psychologiques et éthiques), l'oubli se déploie dans toutes ses dimensions sociales, politiques et judiciaires pour mieux mettre en valeur, par des études de cas et des réflexions au long cours, les ressorts d'un oubli pacificateur ou objet de luttes. Une large place est ainsi accordée aux pratiques de pardon et d'oubli au Rwanda, comme pour mieux signifier la permanente ressource qu'il offre. Enrichi des investigations menées dans le cadre d'une mission au Rwanda par des membres de l'Association française pour l'histoire de la justice, où rescapés et acteurs de la mémoire ont ; été écoutés, ce dossier se veut avant tout un questionnement scientifique de ce qui semble aller de soi : les vertus politiques de l'oubli judiciaire.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 € -

Préfet et développement local
Allinne Jean-Pierre ; Carrier RenaudRésumé : Cc livre constitue un pari risqué : le premier risque résidait clans la tentation toute tocquevillienne et très française de décrire un processus linéaire d'intervention locale de l'Etat, depuis l'intendant jusqu'au préfet du XXIe siècle, en passant par la figure réputée intangible du préfet napoléonien. La secondé tentation était au contraire de valoriser à l'excès le " pouvoir périphérique " (Pierre Gémion), ces notables provinciaux qui ont tant marqué le XIXe siècle et qui régiraient à nouveau un développement plus contractuel qu'imposé. Les présentes contributions constituent de puissants remparts contre cette double tentation : historiens, politistes, juriste, économiste, sociologue, géographe, ont croisé ici leurs regards pour dessiner du préfet développeur une image plurielle, discontinue. Un acteur parmi d'autres de ce qu'on appelle aujourd'hui gouvernance.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER75,00 €
Du même éditeur
-

Question de distance dans la relation éducative
Dorme ChristineComme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.EN STOCKCOMMANDER13,50 € -

La douane à l’ère de la mondialisation et de la globalisation
Okemba Sadel Sylvestre ; Rémillard GilCet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Dostoïevski, de Descartes à Heidegger et Levinas. A la charnière entre deux mondes philosophiques
Lamblé PierreLa pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

La médiation, l’art de l’alternative. Des origines à sa pratique contemporaine
Gabay FlorenceL'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.EN STOCKCOMMANDER33,00 €
