En avons-nous conscience ? Nos paysages, en France comme ailleurs dans l'Europe et dans le monde, sont imprégnés d'énergie. Les hautes éoliennes qui fleurissent dans les champs depuis vingt ans n'en sont que les manifestations les plus visibles. Les barrages hydroélectriques, les centrales nucléaires, les terminaux pétroliers et gaziers, le charbon, ont entièrement façonné le cadre et le mode de vie de régions entières, recréant des reliefs, des sols et des milieux, faisant surgir des usines et des villes, traçant des voies ferrées et des routes. Quant aux moulins à eau et à vent qui ont précédé les révolutions industrielles, ils ont intensément redessiné les bords de rivières, les silhouettes des collines et même les remparts des villes pendant des siècles. A ces paysages de la production s'ajoutent ceux du transport et, plus prégnants encore, ceux de la consommation : ils ont été profondément remodelés par la quantité d'énergie fossile et fissile consommée depuis soixante-dix ans : lignes et postes électriques, routes et autoroutes, boulevards et rocades, hypermarchés et zones artisanales, champs agro-industriels et sites touristiques de masse... sont l'expression tangible de notre rapport à cette énergie profuse et pas chère, qui nous permet de nous déplacer et de consommer sans compter - ou presque. L'histoire des relations entre énergies et paysages reste cependant méconnue. Cet ouvrage propose d'en esquisser une dans la longue durée : d'abord en bousculant certaines idées reçues et en révélant quelques écueils, car pour paraître évidente, une telle histoire est tout sauf un long fleuve tranquille qui nous ferait passer des forces naturelles aux énergies fossiles et à la fée électrique ; ensuite en faisant halte dans une dizaine de territoires répartis à travers la France, de façon à montrer comment cette relation entre énergie et paysage s'est nouée et a évolué au fil du temps. Ces mises en perspective révèlent à quel point la transition énergétique du XXIe siècle ouvre un nouveau chapitre de cette histoire passionnante avec un redoutable défi : réinventer un paysage énergétique désirable du quotidien pour mieux réduire nos consommations et produire sainement. Cet ouvrage vient opportunément offrir un éclairage aux débats souvent passionnés relatifs au paysage.
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Nombre de pages
353
Date de parution
30/06/2021
Poids
1 164g
Largeur
210mm
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EAN
9791037003782
Titre
Paysages et énergies. Une mise en perspective historique
Cet ouvrage examine, à partir d'initiatives concrètes, les conditions de possibilité d'un développement durable "partagé" entre les entreprises et les territoires. S'il part de constats préoccupants - comme les délocalisations qui semblent attester un divorce croissant entre les entreprises et les territoires - il montre aussi la diversité des politiques de développement durable conduites par les entreprises et des rapports qui en résultent avec les territoires où elles sont implantées. L'ouvrage est également l'occasion de présenter une conception originale de la prospective, à même d'éclairer les conditions d'un développement durable partagé: la "prospective du présent", appelée ainsi parce qu'elle s'emploie à mettre en évidence des "signaux faibles" susceptibles de servir de support à la co-construction de "futurs souhaitables". L'ensemble s'appuie sur les interventions de spécialistes de différents horizons disciplinaires et professionnels réunis en juin 2005 au Centre culturel international de Cerisy-la-salle, lors du colloque de prospective du présent "Entreprises, territoires construire ensemble un développement durable?".
Microcrédit, micro-assurance, microtransferts, micro-épargne... La microfinance désigne les instruments bancaires et financiers destinés à lutter contre la pauvreté et, au-delà, la marginalisation et l'exclusion financière. Depuis l'émergence des premières initiatives apparues dans les pays du Sud dès les années 1970, elle a suscité l'intérêt de tous : ONG, banques, États, organisations internationales, fonds d'investissement... Bien avant la crise de 2008, elle était à la croisée des chemins, entre sa finalité sociale et sa recherche d'efficacité économique. L'équilibre n'est pas facile : est-elle une alternative au capitalisme financier, une contribution au développement durable ? Les taux d'intérêt ne sont-ils pas trop élevés et pour tout dire indécents ? Sans discrédit, mais tout en pointant contradictions et dérives, l'auteur considère simplement la microfinance pour ce qu'elle est : non pas une solution clés en main mais un processus d'innovation sociale, en constante évolution. D'ailleurs, plutôt que de microfinance, c'est de microfinances qu'il convient de parler, tant sont diverses les formes qu'elle revêt selon les contextes géographiques, sociaux et politiques.
Etymologiquement, le géographe est celui qui, au moyen de cartes ou de récits, rend compte de ce qui existe à la surface du globe. C'est dire s'il peut prétendre au statut de plus vieux métier du monde ! Bien que tardivement reconnue, la figure du géographe jalonne en effet l'histoire avec ses observations sur le relief et le climat, mais aussi le rapport des hommes avec leur milieu. Au c?ur des problématiques humaines, les géographes ont entrepris un dialogue riche et constructif avec les autres sciences humaines, ce dont témoignent ici douze d'entre eux, au travers du récit de leurs parcours personnel et professionnel.
Le moins que l'on puisse dire est que le mot "confinement" connote négativement. Comment pourrait-il en être autrement ? L'expérience que nous en avons faite dans le contexte de crise sanitaire provoquée par la Covid-19, a été imposée (fut-ce pour de bons motifs) et vécue douloureusement par beaucoup de ceux qui ne disposaient pas d'un espace domestique adapté. Pourtant, c'est bien à une "libération" de cette notion que l'ouvrage entreprend à travers un recueil de contributions de géographes de différentes spécialités et générations, à qui a été proposé de témoigner de leur expérience des (dé)confinements, au regard de ses incidences sur leur pratique de la discipline (à commencer par l'étude de terrain), leurs concepts et théories (les a-t-elle confortés, enrichis ou, au contraire, remis en question ? ). Le lecteur pourra apprécier combien la géographie se révèle diverse jusque dans la manière de rendre compte de cette expérience... Combien, aussi, les géographes paraissent outiller pour poser un regard lucide, voire prospectif, sur cette crise et ses conséquences, en proposer une analyse pertinente même en l'absence apparente de recul suffisant.
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
L'avènement de l'intelligence artificielle et la promesse des ordinateurs quantiques fournissent des instruments uniques pour apprendre à maîtriser l'avenir. Scientifiquement. Bientôt, ceux qui sauront le mieux utiliser ces outils pourront façonner les modes, créer des tendances et dessiner le visage sociétal de demain. Pour autant, cette science en formation n'est pas sans danger, et elle ne peut se faire sans concevoir à la base une méthodologie efficace et éthique. En poser les jalons constitue l'objet de cet essai à visée grand public, grâce auquel les plus avertis pourront également étancher leur soif de concepts, sciences et techniques avancées qui font tant l'originalité que la solidité du propos.