Les travailleurs sociaux face au néo-libéralisme. Entre assentiment et résistance
Alix Jean-Sébastien ; Autès Michel
L'HARMATTAN
31,01 €
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EAN :9782140322525
La situation sanitaire que le monde a connue depuis 2020 a révélé d'une manière tragique la fragilité du travail social avec des dispositifs qui pouvaient, jusque-là, compenser des manques criants concernant les effectifs professionnels mais également les difficultés financières et matérielles. L'épidémie a été révélatrice de malaises anciens et profonds dans les secteurs du sanitaire et du social. Cet ouvrage issu d'une enquête sociologique tente de comprendre les multiples tensions auxquelles sont actuellement confrontés les professionnels du lien social. Il analyse l'intensification des mutations du travail social qui ont pour caractéristiques l'imposition d'une rationalité technique et gestionnairequi se traduit par une recherche permanente de performance, d'efficacité et d'une « bonne gestion » au détriment de savoirs et expertises professionnels issus de la relation d'accompagnement. Comment les travailleurs sociaux accueillent-ils ces mutations ? Y adhèrent-ils ou entrent-ils en résistance ...Cet ouvrage développe un regard critique et informé sur les métamorphoses du travail social confronté au nouveau management public ; il donne également des armes intellectuelles à toutes celles et ceux qui croient en l'existence d'un travail social répondant aux logiques de solidarité plutôt que de performance.
Nombre de pages
300
Date de parution
30/11/2023
Poids
455g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140322525
Titre
Les travailleurs sociaux face au néo-libéralisme. Entre assentiment et résistance
Auteur
Alix Jean-Sébastien ; Autès Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
455
Date de parution
20231130
Nombre de pages
300,00 €
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Le travail social est « un sport de combat ». Devant les réformes qui modifient l'exercice de leurs métiers, les auteurs se mobilisent collectivement pour défendre leur histoire, leurs pratiques et leurs formations. Notre modèle social, nourri d'égalité et de solidarité, n'est pas qu'affaire de droits, d'allocations et de services. Pour les différents métiers du travail social, qui sont, quoi qu'en disent certains, bien adaptés aux exclusions et souffrances actuelles, la qualité de la relation doit rester centrale dans une clinique singulière du quotidien et des circonstances. La parole dédiée en est l'outil de base, elle s'impose et mérite considération. La relation clinique, tout comme la relation éducative, est et doit rester l'exact opposé de la relation client. Contre le social bussiness et pour une solidarité organisée et durable, les professionnels du travail social souhaitent légitimement faire bouger les lignes depuis qu'il est question de « réingénieriser » de façon autoritaire leurs professions, sans doctrine globale faisant projet commun, ni véritable engagement public sur le sens et la nécessité de la protection sociale aujourd'hui au XXIe siècle.
Alix Jean-Sébastien ; Autès Michel ; Marlière Eric
A l'heure où les politiques s'orientent vers un néo-libéralisme débridé, la pratique même du travail social est questionnée. Impactés par des logiques gestionnaires qui ignorent les références anciennes à la solidarité, par une politique du moindre coût et de la performance, les professionnels du social sont à la recherche d'une nouvelle reconnaissance, d'une nouvelle légitimité. Selon certains auteurs, la légitimité sociale et politique proviendrait d'un statut scientifique et académique du travail social. Cet ouvrage souhaite justement interroger la pertinence de cette stratégie, car si depuis longtemps ces questions se posent, elles ont pris une dimension nouvelle au regard des profonds changements et des tensions internes dans le champ de l'intervention sociale. Ecrit par une équipe de sociologues reconnus des politiques sociales, l'ouvrage contribue à éclaircir les enjeux autour de la revendication de reconnaissance du travail social. En présentant des réflexions innovantes et des points de vue différents, il suscite le débat et met en perspective les controverses actuelles (réforme des diplômes, rapports et tensions entre écoles de formation en travail social et universités). Destiné aux professionnels du social (travailleurs sociaux, cadres et directeurs), il s'adresse aussi aux étudiants, chercheurs, formateurs et, plus largement, au monde associatif et aux gestionnaires des politiques publiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.