Les origines du populisme. Enquête sur un schisme politique et social
Algan Yann ; Beasley Elizabeth ; Cohen Daniel ; Fo
SEUIL
14,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782021428582
Le populisme est le produit de deux secousses telluriques. Premier séisme : la montée d'un immense ressentiment contre les partis et institutions politiques. Face à l'échec de la droite et de la gauche à contenir les excès du capitalisme, la radicalité "anti-système" a brisé les compromis que l'un et l'autre camps étaient parvenus à édifier. Deuxième séisme : la fin de la société de classes, au profit d'une société d'individus pensant leur position sociale en termes subjectifs. Une nouvelle polarité en résulte, qui sépare les "confiants" des "méfiants" envers autrui. La droite populiste surgit au croisement d'une double méfiance - à l'égard des institutions et à l'égard de la société. Elle prospère sur le désenchantement démocratique, tout en renouvelant le clivage gauche-droite. Fondé sur des données inédites, cet ouvrage se révèle essentiel pour comprendre le présent et l'avenir des sociétés démocratiques.
Nombre de pages
190
Date de parution
29/08/2019
Poids
260g
Largeur
142mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782021428582
Titre
Les origines du populisme. Enquête sur un schisme politique et social
ISBN
2021428583
Auteur
Algan Yann ; Beasley Elizabeth ; Cohen Daniel ; Fo
Editeur
SEUIL
Largeur
142
Poids
260
Date de parution
20190829
Nombre de pages
190,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La France est engagée dans un cercle vicieux dont les coûts économiques et sociaux sont considérables. Depuis plus de vingt ans, des enquêtes menées dans tous les pays développés révèlent qu'ici plus qu'ailleurs, on se méfie de ses concitoyens, des pouvoirs publics et du marché. Cette défiance allant de pair avec un incivisme plus fréquent... Or la défiance et l'incivisme, loin d'être des traits culturels immuables, sont alimentés par le corporatisme et l'étatisme du modèle social français. En retour, le manque de confiance des Français entrave leurs capacités de coopération, ce qui conduit l'Etat à tout réglementer et à vider de son contenu le dialogue social. En comparant les relations entre les performances économiques et les attitudes sociales dans une trentaine de pays du début des années 1950 à nos jours, Yann Algan et Pierre Cahuc montrent comment ce déficit de confiance réduit significativement l'emploi, la croissance et, surtout, l'aptitude des Français au bonheur.
Bonheur, satisfaction dans la vie, confiance et optimisme : où en sont les Français ? II existe une spécificité française en matière de bien-être et ce livre met en lumière plusieurs paradoxes. Les Français se disent moins heureux et plus pessimistes que la plupart des citoyens des autres pays européens ; ce mal-être concerne avant tout les questions économiques ; et c'est en France que la relation entre bonheur et argent est la plus forte. Ceci vient sans doute de leur défiance vis-à-vis des institutions : ne pouvant plus compter sur elles pour organiser leur destinée collective et les protéger contre les principaux risques de la vie, les Français se replieraient sur leurs ressources personnelles. Au malheur collectif s'oppose alors un bonheur privé. Mal-être et défiance se traduisent par un processus de polarisation politique, avec la montée de l'extrême droite notamment. Lors des dernières élections présidentielles, le vote en faveur d'Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen a marqué le clivage entre optimistes et pessimistes. Quelle que soit sa postérité, le sursaut d'optimisme du mois de juin 2017 montre que, même si l'état d'esprit des Français est si ancien qu'il finit par se confondre avec une attitude culturelle, il n'est pas pour autant irréversible.
Résumé : À en croire la lecture de nombreux ouvrages publiés ces dernières années, l'action publique serait condamnée. Faute de pouvoir se réformer, de s'adapter aux nouveaux enjeux, aux attentes des citoyens et face aux contestations portant sur son coût, nous devrions assister à la fin programmée de l'action publique, qui ne serait plus aujourd'hui qu'un astre mort. À cette approche décliniste, nous voulons opposer ici une autre vision ? en " mode start-up " ?, qui propose de l'innovation sociale et managériale, et qui prône le passage de la quantité à la qualité, de l'intelligence individuelle à l'intelligence collective, de l'action à l'interaction et co-construction, de l'Etat hiérarchique à l'Etat agile. Les fondements d'un nouvel âge de l'action publique se dessinent ainsi, qui reposent sur trois piliers: une place renforcée pour les citoyens, une nouvelle approche de l'universalité du service public et une déconcentration très profonde des organisations reposant sur le principe d'une plus grande confiance et responsabilisation des acteurs qui ont en charge tous les jours de mettre en ?uvre les politiques publiques.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."