De la Myrrha mythologique, fille incestueuse du roi Chypre et mère d'Adonis par les oeuvres de son propre père qui l'a aimée sans le savoir, Alfieri ne retient, entre 1784 et 1786, ni l'amante ni la mère transformée en arbre à myrrhe. Il nous montre, le jour de ses noces, une toute jeune fille " bien plus innocente qu'elle n'est coupable ". Coupable, elle s'accuse de l'être car elle se croit le siège d'un amour interdit gouverné en elle par des " furies " dont la voix sacrilège surgit pour souiller le rite du mariage qui allait la sauver: son fiancé, alors se tue et son père la rejette. Mais elle est innocente parce que c'est Vénus qui aurait semé en elle une passion qui la dévore. Elle est héroïque parce qu'elle use ses forces à résister aux pressions de ceux qui l'aiment et qui veulent savoir le secret qui la ronge. Elle finit par laisser échapper, avant de se tuer, de terribles mots, mais ils ne sont pas le soupir exténué d'un désir incestueux et la Myrrha d'Alfieri n'est pas un ?dipe au féminin.
Nombre de pages
154
Date de parution
29/01/2004
Poids
146g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782842421618
Titre
Myrrha
Auteur
Alfieri Vittorio ; Herry Ginette
Editeur
CIRCE
Largeur
110
Poids
146
Date de parution
20040129
Nombre de pages
154,00 €
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A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) était un philosophe et sociologue très attentif à l'art de son temps. La sculpture de Rodin l'a particulièrement inspiré. Il publia dès 1902 une première étude (avant même celle de Rilke) et reprit régulièrement la question jusqu'à la mort de Rodin en 1917. Le paradoxe de cet art était selon lui d'installer le mouvement, propre à la modernité telle qu'il l'avait analysée par sa Philosophie de l'argent, dans l'oeuvre plastique, la déportant constamment hors d'elle-même. La reprise et l'approfondissement de ses arguments signale l'enjeu que représentait Rodin à ses yeux. Elle participe de son élaboration d'une pensée de Part originale. Pour Rodin, Simmel était, tout simplement, le "penseur" ... Le volume rassemble la totalité des écrits consacrés par Simmel à Rodin, leur correspondance ainsi que divers compléments permettant de retracer l'histoire captivante de cet échange.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".