LA PUBLICATION de ce livre a été motivée par la destruction en 2007 de la cité artisanale des Bruyères située à Sèvres. Bâtie au milieu des années 1960 par Alexis Josic lorsqu'il exerçait avec la célèbre équipe Candilis/Josic/Woods, cet édifice se trouvait pourtant répertorié dans de nombreux guides de l'histoire de l'architecture française de l'après-guerre. Ce fait questionne le statut des édifices des années 1960. Côté grand public, l'architecture de cette période est souvent perçue comme une production de masse bon marché ; les travaux historiographiques sur le sujet restant quant à eux encore trop confidentiels. Le cas de la cité artisanale des Bruyères rend dramatiquement compte du devenir fragile de ces édifices, du moins en France. La cité artisanale était un bâtiment très significatif pour Alexis Josic : il y a habité et surtout exercé. Elle est le cadre de son oeuvre personnelle. Sa disparition en mars 2011 a conduit à prendre en compte aussi la dimension biographique.
Nombre de pages
96
Date de parution
18/03/2013
Poids
260g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782913661523
Auteur
Chaljub Bénédicte
Editeur
OEIL D OR
Largeur
150
Date de parution
20130318
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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Retrouver le plaisir d'habiter dans la ville, favoriser la sociabilité en proposant un autre modèle éloigné des quartiers haussmanniens comme des grands ensembles -des terrasses, de la lumière, des volumes, etc.- tels sont quelques principes des réalisations de l'architecte Renée Gailhoustet.
Parmi les agences qui ont marqué l'architecture et l'urbanisme de l'après-guerre, celle formée par Georges Candilis (1913-1995), Alexis Josic (1921) et Shadrach Woods (1923-1973) occupe une place particulière. En une dizaine d'années d'exercice, ces trois architectes, installés en France ont, à la fois tenté de poser les bases théoriques d'une critique du fonctionnalisme et, avec d'innombrables chantiers, mis en application à grande échelle les principes d'une architecture dite "évolutive". Cet ouvrage propose, à travers l'étude de réalisations emblématiques dans l'histoire du logement et de l'équipement de masse (Bagnols-sur-Cèze, Toulouse Le Mirail, l'Université libre de Berlin), un nouveau regard sur l'oeuvre de cette agence, longtemps incarnée par la figure très médiatique de Georges Candilis. En précisant le rôle de chacun des protagonistes dans la conception des projeta, cette première monographie consacrée au trio Candilis-Josic-Woods inaugure la réévaluation d'un pan important de l'histoire de l'architecture de la seconde moitié du XXe siècle.
Une architecte qui a réinventé les logements sociaux et dont les réalisations (notamment à Ivry) sont toujours louées pour leurs qualités. Renée Gailhoustet (née en 1929) suit des études de philosophie avant de se diriger vers l'architecture. En 1952, elle intègre l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts dans l'atelier de Marcel Lods, André Hermant et Henri Trezzini. Engagée à gauche, elle s'intéresse au logement social, en proposant, avec conviction, d'autres modèles que ses contemporains tournés vers les grands ensembles produits en série. Elle entre dans l'agence de Roland Dubrulle en 1962 et se voit confier le projet de rénovation urbaine d'Ivry-sur-Seine dont elle devient architecte en chef en 1969. Entre-temps, elle fonde sa propre agence en 1964 et collabore avec plusieurs municipalités communistes en proche banlieue parisienne. Des géométries variées, des volumes complexes, des terrasses-jardins, sont quelques principes qui se retrouvent tout au long de sa production. S'appuyant sur des influences multiples, notamment l'équipe de Georges Candilis, Alexis Josic et Shadrach Woods chez qui elle a travaillé, relevant avec Jean Renaudie de nouveaux défis, elle conçoit une architecture de la rencontre, du bien-être, de l'échange.
Cest samedi et Manou est de mauvaise humeur : elle doit aller chez lopticien choisir ses premières lunettes. Mais Manou ne veut pas porter de lunettes. Et puis ses soeurs se moquent delle et lappellent Manou Hibou ! Heureusement que Chaminou, son chat tout mou, est là pour la soutenir. Et puis Masto, son meilleur copain, est vraiment chouette !
La ville change autour de nous. La journée d'un citadin le conduit à d'incessantes variations déchelle : dun bond, il franchit des espaces entraperçu avant de traverser à pied des quartiers familiers, de se connecter à lautre bout du monde où daller déjeuner avec ses collègues. Si les usagers semparent des espaces publics et des services urbains proposés, certains protestent face à laménagement de ces espaces ou à la gestion des réseaux deau, dénergie, de transports. Les plus mobiles dessinent des espaces inattendus, les plus fragiles éprouvent des inégalités inattendues, du fait des contraintes limitant leurs déplacements ou leur accès aux services. Ces pratiques nouvelles lancent des défis inédits à laction publique qui doit réviser ses cadres daction afin d'être à la hauteur des changements déchelle territoriaux émergeant. Lexpertise sur la ville évolue tant dans ses contenus que dans ses formes. Les processus de normalisation internationale changent la donne, alors mêmes que les expertises privées gagnent en puissance face aux expertises publiques et quil est question d'intégrer l'avis des usagers et des habitants. De nouveaux horizons se font ainsi jour : ils appellent de nouvelles représentations tant pour lhomme de la rue de pour les « décideurs ». Au final, les horizons urbains changent dans un fourmillement de processus que cet ouvrage essaye de démêler en croisant les approches de laménagement et de l'urbanisme, de larchitecture, des sciences de lenvironnement et du transport. Les auteurs rendent ainsi compte dune grande diversité de terrains, précisant les points de convergence de ces changements dhorizon.
Biographie de l'auteur Bertrand Hell est ethnologue et spécialiste du chamanisme et de la possession. Ses travaux se situent à l'entrecroisement de l'anthropologie religieuse et de l'anthropologie de la maladie et portent sur l'efficacité symbolique des cultes et des rituels liés aux esprits. Il est connu pour ses recherches menées dans la longue durée au Maroc (en particulier sur les confréries populaires dont celle des Gnawa) et à Mayotte (cultes des esprits patros et trumba). Soucieux de s'inscrire dans une perspective anthropologique, il a aussi entrepris des enquêtes de terrain au Brésil, en Mongolie, en Haïti et plus récemment chez les Navajo. Sang noir a été couronné du prix de l'Académie française en 1995.
Ces trois textes de Claude Parent parlent tout autant de la figure de l'architecte que de l'architecture elle-même. Ainsi, Cuit et archi-cuit, avec une joyeuse irrévérence, présente l'architecture comme un art culinaire complexe - le bon équilibre du menu, de l'entrée au dessert, nécessitant un savoir faire digne des chefs étoilés. L'Architecture est quant à lui un long poème manifeste dédié à cette pratique un temps qualifiée de mère de tous les arts. Enfin, toujours avec humour, Le Déclin interroge les rapports de l'architecte avec son temps, le pouvoir et les modes...