Ce livre retrace la trajectoire du rêve au sein du mouvement surréaliste, en adoptant successivement deux perspectives. Une première partie établit, par les voies d'une enquête minutieuse et étendue, riche de nombreux documents inédits, le rôle majeur qu'a joué le rêve dans le groupe : comme expérience, comme langage, comme paradigme de la poésie. Toute l'histoire du surréalisme se trouve ainsi recentrée. Une deuxième partie, intitulée "Les présidents de la république du rêve", analyse la fonction que le rêve a remplie, et le traitement poétique singulier dont il a été l'objet, chez les auteurs qui ont compté avec l'effet de surréel. Par là, notre lecture de ces grands "rêveurs actifs" s'en trouve renouvelée. Le lecteur pourra mesurer l'ampleur et l'acharnement de l'activité déployée par les surréalistes pour capter l'inconscient, pour instituer un système de "vases communicants" entre le nocturne et le diurne et inventer ainsi un onirisme du quotidien. Le fameux mot prêté à Freud : "Hâtons-nous d'explorer l'inconscient avant qu'il ne se referme" trouve ici une illustration saisissante. Avec cet accent de défi, proprement surréaliste : et nous ferons en sorte qu'il ne se referme pas ! Sarane Alexandrian a connu du dedans l'aventure surréaliste et sa recherche passionnée. Son livre, hors de toute polémique, nous donne enfin les moyens d'apprécier ce qui tout à la fois apparente et fait diverger le surréalisme et la psychanalyse, et ceci sur le thème fondamental pour l'un et l'autre des "mouvements".
Nombre de pages
526
Date de parution
25/10/1974
Poids
558g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070291168
Titre
Le surréalisme et le rêve
Auteur
ALEXANDRIAN/PONTALIS
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
558
Date de parution
19741025
Nombre de pages
526,00 €
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La philosophie occulte unit l'ésotérisme, transmission de la tradition qui est au coeur secret des grandes religions, et l'occultisme, théorie générale des vertus secrètes des choses. Cette quête a pris des formes diverses selon les lieux et les époques: gnose, kabbale, alchimie, médecine universelle, mais elle se fonde toujours sur les mêmes bases et transmet ses secrets de génération en génération. S'appuyant sur une documentation de première main - anciens manuscrits de magie, traités métaphysiques, manuels de l'Inquisition, minutes de procès de sorcellerie -, ce livre offre, depuis les temps antiques jusqu'au monde moderne, les moyens de s'orienter dans le labyrinthe de ces doctrines mystérieuses. Biographie de l'auteur Sarane Alexandrian, né en 1927, poète et critique proche du surréalisme, est également l'auteur, aux Editions Payot, d'une Histoire de la littérature érotique.
Alexandrian Sarane ; Anzieu Didier ; Bourguignon A
Les hommes rêvaient bien avant qu'il n'existât une psychanalyse." C'est Freud qui nous engage à ne pas oublier cette évidence. Avant d'être objet d'interprétation, le rêve est expérience subjective; corps avant d'être langage. Même si nous connaissons les mécanismes de sa poétique, il reste poésie.Le titre du chapitre qui ouvre ce recueil comme de celui qui le clôt se trouvent, après coup, préciser notre intention: n'est-ce pas entre La vision de la dormeuse et le Parler à l'analyste que se déploie l'espace du rêve tel que la psychanalyse le découvre et s'y aventure...L'entrecroisement des chapitres n'est pas l'effet d'un parti pris, d'une thèse préconçue. S'il arrive qu'ils se répondent l'un à l'autre, c'est précisément comme, en analyse, un rêve qui sait répondre à un autre rêve pour le prolonger, ou pour le contredire.L'espace du rêve est à l'origine un numéro de la Nouvelle Revue de Psychanalyse publiée sous la direction de J.-B. Pontalis.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.