Il n'existait aucun ouvrage scientifique de référence dans la littérature sociolinguistique francophone à propos de la notion d'auto-odi [haine de soi], notion pourtant essentielle dans la compréhension des processus de substitution et d'abandon individuel et/ou collectif d'une langue en situation de domination, de minoration et d'idéologisation diglossique. Ce livre tente de combler cette lacune. L'auto-odi conduit donc le locuteur d'une manière souvent radicale et définitive à l'abandon de sa langue et à sa non-transmission, mais également à un combat parfois véhément à l'égard de ses origines, singulièrement linguistiques. La violence, pour certains excessive, portée par ce mot, a provoqué de nombreuses réactions dans la communauté de chercheurs. Mais ceci n'a pas été un obstacle pour que la notion soit largement utilisée en sociolinguistique, à tel point que, citée en catalan, elle n'est parfois même pas signalée par des italiques ou des guillemets et Rafael Li Ninyoles, l'auteur qui est à l'origine de son utilisation en sociolinguistique, n'est souvent même plus mentionné en référence. Près de 50 ans après l'apparition de ce terme, nous souhaitons revenir sur ce concept clé en menant d'une part une réflexion épistémologique autour de cette notion, d'autre part en évaluant son actualité et sa pertinence dans des contextes sociolinguistiques divers, et en envisageant enfin une possible intervention glottopolitique pour une sortie de l'auto-odi.
Nombre de pages
218
Date de parution
18/11/2016
Poids
326g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343105604
Titre
Auto-odi. La "haine de soi" en sociolinguistique
Auteur
Alén Garabato Carmen ; Colonna Romain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
326
Date de parution
20161118
Nombre de pages
218,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage analyse la vitalité sociolinguistique de l'occitan, dans une société où cette langue est peu présente. Les périodiques en langue d'oc se sont développés à la périphérie du grand marché de la presse d'expression française. Elaborées par des militants, ces publications survivent grâce aux efforts de leurs créateurs. Carmen ALEN GARABATO les analyse comme des actes de résistance à un processus d'homogénéisation linguistique et culturelle.
Les deux dynamiques sociolinguistiques analysées dans cet ouvrage concernent deux langues dominantes officielles, prestigieuses et de portée internationale (le français et l'espagnol) et deux langues dominées à portée communicative limitée à un territoire qui correspond (plus ou moins) à une ou plusieurs régions à l'intérieur d'un Etat : la galicien en Espagne et l'occitan en France. L'analyse en regard de ces deux cas de contact linguistique s'avère éclairante pour mieux comprendre les différentes étapes et les différentes formes d'un conflit diglossique.
Malgré les efforts uniformisateurs de la plupart des Etats, de nombreuses minorités linguistiques continuent d'exister sur le vieux continent. Les langues sont de plus en plus considérées comme des éléments du patrimoine. Des instruments de protection à visée universaliste ont été élaborés au sein du Conseil de l'Europe : la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et la Convention cadre pour la protection des minorités nationales. Mais tous les Etats n'ont pas signé et ratifié ces traités et la question des minorités continue à être source de conflit. Abordant notamment la situation glottopolitique en Ukraine, Lettonie, Estonie, Moldavie et Albanie, en Aragon, Catalogne et Andorre, au Pays Basque, en Bretagne, en Corse et en Nouvelle Calédonie, ainsi que celle des Rroms et celle des locuteurs italiens du francoprovençal, l'ouvrage s'articule en trois parties qui présentent de nombreuses transversalités thématiques : La première partie est consacrée aux particularités de diverses minorités ; La deuxième étudie plus généralement les rapports entre langue, identité, nation et Etat ; La troisième propose divers éclairages - juridiques, politiques, sociaux et culturels - sur la situation des minorités linguistiques. L'index terminal fait ressortir les liens thématiques et conceptuels existant entre les différents textes qui composent le recueil.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.